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 Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...

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Pierre de Paris
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MessageSujet: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Mar 29 Juin 2010 - 11:55

Démission de JP Escalettes pour la réunion de la FFF le 2 juillet.
Il sera auditionné avec Domenech demain à l'Assemblée Nationale.

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coucougne
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Mar 29 Juin 2010 - 12:21

puis il ira dejeuner d'une escalope pannée
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Val ovale
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Mar 29 Juin 2010 - 14:05

Pourquoi mélanger la politique avec le sport ?
Je ne comprends pas et n'adhère pas Neutral

(idem pour Montpellier avec l'histoire avec le club et Mr Frèche).
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ripsua
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Mar 29 Juin 2010 - 16:27

Pour moi il ne faut pas croire que du fait qu ESCALETTE et DOMENECH ne soient plus la que tous les probléme de l'équipe de FRANCE seront réglés.

Ils n'étaient que la partie visible de l'iceberg, le plus dure reste a faire, faire un tri et trouver des joueurs fiers de representer leur pays.

Quand à l'intervention soit disant politique je ne suis pas un partisan de la methode SARKO (rien que d'écrire sont nom sa me fille la pale ) mais la je trouves que leur intervention est nécéssaire, ce n'est pas une crise d'un club de foot de ligue 1.

On parle d'équipe nationale, donc de personnes censés représentze de la plus belle des manieres notre nation.

Lorsque l'on est dans un cas comme celui-ci ou il régne l'anarchie la plus totale, et que l'image de la FRANCE et des FRANCAIS qui est donnée est pitoyable il est archi normal et d'une grande responsabilité que l'état intervienne.

Ils ont raison de vouloir y aller faire du clair.

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tugudu
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Mar 29 Juin 2010 - 17:57

Ouais, c'est pas simple.

Il me semble clair que le monde du foot n'est pas capable de régler seul ses propres problèmes.

Il faut donc qu'une instance supérieure à la FFF tape du poing sur la table.

Le mieux placé me semble être la secrétaire d'Etat au sport (plus que la ministre de la grippe A). Et R.Yade doit exiger que de l'ordre soit fait en pointant les problèmes à régler et en en exigeant des compétences. Mais le gouvernement, ne peut pas exiger qu'untel démissionne, que l'autre dégage au risque de faire de la FFF un outil politique.

Quant au président de la République, je ne comprends pas son intervention sur le sujet. Qu'il exprime publiquement sa déception, sa colère, je le comprends car l'image de la France est concernée. Mais il n'a aucune légitimité à intervenir; ce qu'il a fait en recevant Henry en urgence.


Donc je comprends les craintes de la FIFA devant l'intervention de nos politiques car ils vont bien au delà de l'exigence de mettre de l'ordre et après avoir demandé la démission d'Escalettes, on (la FIFA) peut se demander si ils vont pas en profiter pour mettre un homme politique à la tête de la FFF et se servir du sport à des fins de propagande.



Pour l'instant, on est loin de tout ça, mais la FIFA a raison de tirer la sonnette d'alarme car on est sur un terrain glissant...
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Pat de Mérignac
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Mar 29 Juin 2010 - 18:19

tugudu a écrit:
Ouais, c'est pas simple.

Il me semble clair que le monde du foot n'est pas capable de régler seul ses propres problèmes.

Il faut donc qu'une instance supérieure à la FFF tape du poing sur la table.

Le mieux placé me semble être la secrétaire d'Etat au sport (plus que la ministre de la grippe A). Et R.Yade doit exiger que de l'ordre soit fait en pointant les problèmes à régler et en en exigeant des compétences. Mais le gouvernement, ne peut pas exiger qu'untel démissionne, que l'autre dégage au risque de faire de la FFF un outil politique.

Quant au président de la République, je ne comprends pas son intervention sur le sujet. Qu'il exprime publiquement sa déception, sa colère, je le comprends car l'image de la France est concernée. Mais il n'a aucune légitimité à intervenir; ce qu'il a fait en recevant Henry en urgence.


Donc je comprends les craintes de la FIFA devant l'intervention de nos politiques car ils vont bien au delà de l'exigence de mettre de l'ordre et après avoir demandé la démission d'Escalettes, on (la FIFA) peut se demander si ils vont pas en profiter pour mettre un homme politique à la tête de la FFF et se servir du sport à des fins de propagande.



Pour l'instant, on est loin de tout ça, mais la FIFA a raison de tirer la sonnette d'alarme car on est sur un terrain glissant...

QUOI...tu laisserais entendre que le nabot se sert du sport comme support de com à des fins politiques ??? Mr.Red
Non...pas le genre !!! Wink
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Rivière
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Mar 29 Juin 2010 - 21:46

Val ovale a écrit:
Pourquoi mélanger la politique avec le sport ?
Je ne comprends pas et n'adhère pas Neutral

(idem pour Montpellier avec l'histoire avec le club et Mr Frèche).

thumright
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Pat de Mérignac
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Mar 29 Juin 2010 - 21:50

Val ovale a écrit:
Pourquoi mélanger la politique avec le sport ?
Je ne comprends pas et n'adhère pas Neutral

(idem pour Montpellier avec l'histoire avec le club et Mr Frèche).

Le sport, c'est de la politique !
Euh...l'inverse aussi d'ailleurs ! Mr.Red
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solen
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Mar 29 Juin 2010 - 22:20

Le nain de jardin va faire le ménage, pour mettre ses copains...
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coucougne
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Mar 29 Juin 2010 - 22:37

le favori c'est Fernand (Duchaussoy), un berckois pur beurre
le Fernand ici, on le sait tout sauf amateur de nain jaune
plutôt belote ou backgammon
son épouse est une de mes collègues
je vais avoir des places gratos tribune d'honneur du SDF
à coté du mamamouchi
je lui ferais un concert de vuvuzellas
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jipé
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Mer 30 Juin 2010 - 8:37

quand on s'achète un avion pour 176 millions d'€ et un tube de ... de dentifrice, on peux se croire le Maitre du monde Laughing
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solen
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Mer 30 Juin 2010 - 8:43

jipé a écrit:
quand on s'achète un avion pour 176 millions d'€ et un tube de ... de dentifrice, on peux se croire le Maitre du monde Laughing

Le pire, c'est que c'est le contribuable qui lui va payé son jounou...
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tugudu
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Mer 30 Juin 2010 - 10:24

jipé a écrit:
quand on s'achète un avion pour 176 millions d'€ et un tube de ... de dentifrice, on peux se croire le Maitre du monde Laughing

Avec 176 Millions d'euros, on peut payer 1 smic pendant 10 000 ans ou 1 000 smics pendant 10 ans

Dans le "contexte actuel", il y a des français qui pourraient apprécier et ça ne ferait pas de mal aux stats du chomage (même si c'est une goutte d'eau)...
En plus, on pourrait demander à ces gens d'être productifs. Bref, "aller chercher la croissance avec les dents"

Et en prime, on paye un tube de dentifrice à Sarko chaque année pendant 10 ans pour ses voyages en avion.
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Val ovale
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Ven 2 Juil 2010 - 14:41

Aucune décision avant le 23 juillet

La Fédération française, qui devait élire ce vendredi le successeur de Jean-Pierre Escalettes, a décidé de reporter cette élection à plus tard, au 23 juillet.


Tout ça pour ça. Après avoir passé plus de quatre heures en réunion lors du conseil fédéral ce vendredi matin, Fernand Duchaussoy, le président de la Ligue amateur, et Frédéric Thiriez, son homologue à la LFP, ont décidé... de ne rien décider. Et d'attendre jusqu'au prochain conseil fédéral, le 23 juillet, pour «organiser une élection obligatoire d'un président intérimaire». L'élection du successeur de Jean-Pierre Escalettes aura lieu en septembre.

Lorsque Jean-Pierre Escalettes a cédé la place à ses deux hommes, le désormais ex-président de la FFF, dont la démission a été acceptée par le «gouvernement» du football français, a pourtant lancé, en riant : «Je suis remplacé par deux sommités de ce niveau-là, je pars heureux». On pensait donc que la coprésidence, portée par le monde professionnel, avait été entérinée. Il n'en a rien été. Duchaussoy s'est expliqué le premier : «Ce matin, ça a été difficile. L'idée du monde professionnel était de présenter une démission collective. Mais cela aurait créé un vide juridique. On a donc essayé de trouver des astuces pour le compenser».

L'astuce trouvée par les pontes de la fédération : jouer la montre. «Après maintes discussions, on a décidé de retourner vers le conseil d'administration de la LFP pour qu'il fasse des propositions nouvelles et de se réunir le 23 juillet. Notre objectif : maintenir un lien très fort entre le football professionnel et le football amateur. Il faut reconstruire ensemble». Ce que confirme le patron de la LFP : «Nous avons trois semaines pour discuter ensemble sur le fonctionnement de la Fédération afin que l'on trouve ensemble une solution. En conséquence, nous avons accepté de différer notre décision de démission qui devait être prise aujourd'hui».

Escalettes continue de gérer les affaires courantes

Et le président de la LFP d'arguer que l'objectif des prochaines semaines était de trouver «un accord sur un programme de réformes extrêmement ambitieux. Jamais la LFP n'a voulu prendre la main sur la fédération. Aujourd'hui, une fédération aussi importante que le FFF ne peut plus être gérée de façon associative. Je ne peux pas en dire plus aujourd'hui». D'ici là, toujours selon le président de la LFP, «c'est Jean-Pierre Escalettes qui assurera les affaires courantes».


L'Equipe
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Val ovale
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Ven 2 Juil 2010 - 14:45

Escalettes part sur la «honte d'avoir donné cette image à la France»


Le remplaçant de Jean-Pierre Escalettes sera connu le 23 juillet


Le conseil fédéral n'a pas démissionné collectivement comme l'avait réclamé la LFP. Les instances du football français se donnent trois semaines pour trouver un compromis et un successeur à Jean-Pierre Escalettes.

Le président démissionnaire sera lui chargé des affaires courantes jusqu'au 23 juillet, date à laquelle un président intérimaire sera désigné.

Une assemblée générale extraordinaire aura lieu fin septembre, début octobre pour élire un président "définitif".

Un peu plus tôt, Jean-Pierre Escalettes avait déclaré qu'il partait sur la « honte d'avoir donné cette image à la France ». Il a également indiqué qu'il avait pris la décision de démissionner lors de la grève des joueurs de l'équipe de France en Afrique du Sud.

Laurent Blanc officiellement nommé

Le conseil fédéral a également officiellement nommé Laurent Blanc sélectionneur de l'équipe de France en remplacement de Raymond Domenech, a annoncé le président démissionnaire de la FFF Jean-Pierre Escalettes.

« C'est la bonne nouvelle de la matinée, la Fédération française de football et l'équipe de France continuent, avec Laurent Blanc, qui aura un projet sportif extrêmement pugnace avec comme volonté +la gagne+ pour remettre l'équipe de France sur les rails au point de vue sportif et moral », a déclaré M. Escalettes.

« Il faudra tenir compte des erreurs du passé et faire en sorte que les dysfonctionnements n'existent plus », a ajouté le dirigeant démissionnaire.

Laurent Blanc sera notamment assisté de son adjoint à Bordeaux, Jean-Louis Gasset, a précisé M. Escalettes.

***

Le Conseil fédéral de la FFF commence aujourd'hui à solder les comptes d'un Mondial catastrophique, préparer l'après-Escalettes en nommant un président intérimaire et mettre sur les rails la reconstruction de l'équipe de France avec le nouveau sélectionneur Laurent Blanc.

Toute la question est de savoir si la crise sportive vécue par les Bleus en Afrique du Sud dégénérera ou pas en une crise de gouvernance aux conséquences fâcheuses pour la Fédération.

Jean-Pierre Escalettes a quelque peu déblayé le terrain en annonçant sa démission dès lundi mais sa succession fait l'objet d'une sourde bataille entre le monde professionnel et amateur.

Selon les statuts de la FFF, le président intérimaire ne peut être qu'issu du Bureau, composé de huit membres (les six vice-présidents, Frédéric Thiriez, Fernand Duchaussoy, Noël Le Graët, Christian Teinturier, Gervais Martel, Jacques Léger, le trésorier général Bernard Desumer, le secrétaire général Henri Monteil).

Le nouveau dirigeant sera chargé de diriger l'institution jusqu'à la tenue d'une Assemblée fédérale. La prochaine est prévue le 18 décembre à moins qu'une AG élective extraordinaire ne soit convoquée dès la rentrée.

Appel à la démission collective

Le président de la Ligue de football professionnel (LFP) Frédéric Thiriez a réitéré, juste avant le début de la réunion, son appel à la démission collective du Conseil fédéral, espérant que la « sagesse l'emportera ».

« Après cette catastrophe non seulement sportive mais morale de la Coupe du monde, la seule attitude digne pour les membres du Conseil fédéral est de démissionner collectivement car nous sommes tous co-responsables », a déclaré M. Thiriez en entrant au siège de la Fédération française de football.

Le Bureau de la LFP s'était déjà prononcé hier à l'unanimité pour une démission collective du Conseil fédéral et la constitution d'une présidence intérimaire à la tête de la FFF associant les présidents de la Ligue de football amateur et de la Ligue de football professionnel, Fernand Duchaussoy et Frédéric Thiriez.

Rapport de forces

Mais l'identité du président intérimaire dépendra de l'état du rapport de forces entre les amateurs et les professionnels au sein du Conseil fédéral (21 membres en comptant M. Escalettes). Pour le moment, la balance penche en faveur des premiers.

La démission de M. Escalettes, la volonté du ministère des Sports et du secteur pro de modifier le mode de gouvernance de la FFF (création d'un directoire et d'un conseil de surveillance, une élection plus "démocratique" et plus directe d'un président jugé sur la base d'un programme) ont soudé les amateurs, bien décidés à ne pas apparaître comme les bouc-émissaires après le parcours lamentable des Bleus.

Dans ces circonstances, les changements radicaux souhaités par les pros (une démission collective du Conseil fédéral, un duo Thiriez-Duchaussoy pour assurer l'intérim) ont plutôt du plomb dans l'aile.

La cote de Fernand Duchaussoy est ainsi repartie à la hausse alors que le président de la Ligue de football amateur, trop marqué par sa proximité avec M. Escalettes, paraissait hors du coup il y a quelques jours.

Manoeuvres

M. Duchaussoy a consulté sa base durant la semaine et a notamment reçu le soutien implicite mercredi du président du Comité national et sportif français (CNOSF) Denis Massiglia. Celui-ci a balayé l'idée d'une démission collective du Conseil fédéral (« Je ne souhaite pas une démission en bloc »), ce qui devrait ruiner les plans échafaudés par le secteur professionnel.

L'autre option passe par la désignation de Bernard Desumer, personnalité consensuelle. Noël Le Graët, en dépit de ses succès économiques avec notamment le contrat mirifique signé avec Nike (42,66 millions d'euros annuels sur la période 2011-2018), pourrait, lui, payer son soutien à Raymond Domenech après l'Euro-2008.

Nomination de Laurent Blanc

Ces manoeuvres en coulisses éclipseraient presque l'autre temps fort du Conseil fédéral qui devrait être l'officialisation de la nomination de Laurent Blanc au poste de sélectionneur de l'équipe de France pour une durée de deux ans. Le "Président" emménera dans ses bagages son fidèle adjoint Jean-Louis Gasset et sera assisté d'un manageur général, Marino Faccioli, ancien directeur général adjoint de Lyon.

Il devrait ensuite exposer ses plans pour la refonte des Bleus lors d'une conférence de presse, qui se tiendrait mardi, selon une source proche du dossier.

Sud Ouest
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ripsua
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Ven 2 Juil 2010 - 19:09

J'ai bien aimé Lilian THURAM qui n'y est pas allé avec le dos de la cuillére, il souhaite que EVRA soit exclu de l'équipe de FRANCE definitivement.
Je suis plus plus que de son avis. thumright

Quand on connait l'amitié qui lie la génération 98 je crois que EVRA à fait une bonne grosse boulette
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ripsua
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Ven 2 Juil 2010 - 19:13

Réaction intéréssante d'Imanol HARINIRDOQUY et Damien TRAILLE qui sont des exemple au niveau internationnal et des références mondiales sur le comportement des joueurs de l'équipe de FRANCE.

http://www.bo-pb.com/index.php/saison/actualites/valeurs-du-sport/7816
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Pierre de Paris
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Ven 2 Juil 2010 - 22:00

ripsua a écrit:
J'ai bien aimé Lilian THURAM qui n'y est pas allé avec le dos de la cuillére, il souhaite que EVRA soit exclu de l'équipe de FRANCE definitivement.
Je suis plus plus que de son avis. thumright

Quand on connait l'amitié qui lie la génération 98 je crois que EVRA à fait une bonne grosse boulette


plus Anelka, il n'a plus sa place chez les Bleus.
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ripsua
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Sam 3 Juil 2010 - 6:49

Compte rendu de l'audition de J'ean pierre ESCALETTE à l'assemblée nationale.Je trouves dans cette affaire qu'il c 'est comporter en grand homme.





"M. Jean-Pierre Escalettes, président de la Fédération française de football. Ceux qui me connaissent savent que j’ai vécu en Afrique du Sud les plus mauvais moments de mon parcours de président de la FFF. Je vais ici tenter d’expliquer l’inexplicable et pourquoi ont été bafouées certaines des valeurs que je me suis attaché à défendre pendant cinquante années de bénévolat militant au service de football – bénévolat que je revendique, même si le terme a aujourd’hui une connotation péjorative. Je ne renie rien de cette vie, pas plus que de mon passé d’enseignant. Mais j’ai eu honte de certains comportements dans ce qu’il faut bien appeler le bus de la honte et je me suis immédiatement rendu compte du mal fait au pays tout entier, et pas seulement au football. Notre magnifique pays a pris ce jour-là une gifle qu’il ne méritait pas. Il n’est pas facile, à 75 ans, de voir s’écrouler en un après-midi, par le comportement irresponsable d’enfants gâtés, pourris, tout ce en quoi vous avez cru et croyez encore.

Pour ce qui est des structures du football français, il faut faire preuve d’objectivité. C’est avec la même gouvernance que nous avons gagné la Coupe du monde 1998, l’Euro 2000 et participé à la finale de la Coupe du monde 2006. Comme en attestent tous mes discours devant le Conseil fédéral depuis 2005, je n’ai cessé néanmoins de répéter que des évolutions étaient nécessaires. Nous sommes contraints de toujours réagir face aux événements, du fait de la médiatisation du football, et dans ce contexte, le cadre associatif est aujourd’hui quelque peu dépassé. Je ferai mon possible pour que cette gouvernance soit modifiée car il y va de l’avenir du football, peut-être aussi d’autres sports. Mais ce n’est pas là tâche aisée. La représentation nationale sait bien la difficulté de faire changer la loi par les personnes que celle-ci a mises en place. Dans notre État de droit, nous ne pouvons faire fi des règles ni des statuts. Voilà la quadrature du cercle qu’il nous faut résoudre car c’est l’avenir du football qui est en jeu.

Je répondrai avec franchise à toutes vos questions. Je ne peux prédire comment se passera le Conseil fédéral de vendredi prochain, mais j’esquisserai des pistes, dans le droit fil de ce qui m’a guidé dans mes fonctions de premier responsable. La responsabilité est certes collégiale, chacun porte sa part. Celle du président est en tout cas pleine et entière, et il est normal qu’il cède la place, pour qu’une page puisse être tournée, en veillant à tirer les leçons du passé. Voilà ce que je souhaitais vous dire en toute amitié à cet instant."

"M. Jean-Pierre Escalettes. Monsieur Copé, je pense que le modèle associatif pur est dépassé pour une fédération de la taille de la FFF. C’est une question d’organisation et de gestion, non d’esprit. Je demeurerai toute ma vie fidèle aux valeurs associatives mais à partir d’un certain budget, d’un certain nombre de licenciés, des réformes s’imposent. Il faudra les mener à bien, mais dans le strict respect des textes : lorsqu’on lit dans la presse que Guy Roux pourrait devenir président de la FFF, je n’ai rien contre lui, mais je ne vois pas comment ce serait possible ! Il reste que, pour avoir une Fédération à la fois plus réactive et plus efficace, il faut modifier le système. J’ai toujours dit qu’il faudrait un Conseil fédéral au sein duquel seraient représentées les différentes familles du football avec un directoire beaucoup plus proche du quotidien, composé de professionnels rémunérés – je ne veux pas dire de représentants du football professionnel mais de gestionnaires qualifiés. Les textes n’interdisent pas la mise en place d’un tel directoire, mais ils imposent que les instances dirigeantes soient élues. Quel serait dès lors le rôle de ce directoire ? Nous interrogeons les juristes sans parvenir à obtenir de réponse. Ce point devra être éclairci, et s’il faut changer la loi ou les décrets afin de gagner en efficacité, le Parlement et le Gouvernement doivent nous y aider.

Sachons garder le sens de la mesure comme des réalités, de façon à garantir une répartition à la fois efficace et équilibrée, tenant compte de nos deux millions de licenciés, de nos 18 000 clubs, c’est-à-dire de tout ce qui fait les racines et le tissu de notre football, partie immergée de l’iceberg dont nous sommes tout aussi fiers que de la partie émergée que représente l’équipe nationale. Il serait catastrophique de s’orienter vers une partition à l’anglo-saxonne entre un football-spectacle avec ses propres règles et un football de masse. Michel Platini, qui sent lui aussi poindre ce danger, partage cet avis.

Il se peut que la crise actuelle nous permette d’avancer vers une nouvelle gouvernance tout en préservant ce qui fait l’originalité de notre football national, dans lequel n’importe quel club peut rêver de jouer un jour la finale de la Coupe de France ou de monter en Ligue 1, comme vient de le faire Arles-Avignon. Certains dénoncent le système actuel. Pour ma part, je le trouve bon. Sans doute faut-il le rendre plus efficace, mais de grâce, ne le cassons pas, car certains, aujourd’hui en embuscade, attendent de s’emparer du pouvoir. Ce modèle n’est dépassé que parce qu’il manque d’efficacité, pas parce qu’il serait contraire à notre éthique et à notre culture, bien au contraire. Nous devons au contraire en être fiers. Simplement, comme dans bien d’autres domaines, les choses ont évolué plus vite que les institutions.

S’agissant de l’autorité du sélectionneur, sachez que l’équipe de France est organisée de manière plus professionnelle qu’aucun club français de Ligue 1. Peut-être nos joueurs sont-ils trop protégés, maternés, « coucounés », mais c’est ainsi. On ne peut attaquer ni le staff technique ni le staff médical ni le staff en charge de la logistique, dont le professionnalisme est irréprochable. Au-delà, j’avais moi-même créé un Club France 2010, destiné à préparer notre équipe à cette Coupe du monde. Cela n’a pas été un succès, loin de là. Ce Club ne comptait que deux personnes issues du monde amateur, Bernard Desumer et moi-même, tous ses autres membres étant issus du monde professionnel. Et il se trouve que seuls Bernard Desumer et moi étions présents en Afrique du Sud, les autres n’ayant pu se libérer, qui pour des raisons de mercato, qui pour cause d’agenda surchargé… Que nous n’ayons pas été préparés à gérer une crise de l’ampleur de celle qui s’est produite, soit, mais je le dis bien humblement, j’aurais aimé être aidé. Je comprends parfaitement qu’un président de club ait du mal à se libérer à cette période de l’année, où il doit négocier les transferts et préparer la saison suivante. Mais tout de même, une certaine disponibilité pourrait être exigée.

On m’a accusé de n’avoir pas été assez présent. Mais en tant que président de la Fédération, l’équipe nationale n’est pas la seule chose dont j’ai à m’occuper. Je devais participer au congrès de la FIFA à Johannesburg ; je dois préparer l’Euro ; je dois organiser des assemblées fédérales, comme il vient de s’en tenir une à Lille. Alors, c’est vrai, je ne suis arrivé que la veille du match contre l’Uruguay, mais je ne pouvais pas faire autrement. C’est d’ailleurs pour cela que j’avais mis en place ce Club France 2010 qui avait pour chef de délégation Bernard Desumer.

Ma philosophie n’est peut-être pas la bonne, je suis prêt à en convenir car je ne suis pas homme de certitude, mais je n’ai jamais voulu être interventionniste. J’ai toujours laissé au staff technique toute autorité sur l’équipe, s’agissant bien entendu des choix techniques mais aussi de tout le reste. Je n’ai jamais voulu être le « copain » des joueurs, convaincu qu’une direction bicéphale aurait été une catastrophe, les joueurs étant alors incités à exploiter « les intervalles » comme on dirait dans le langage technique, entre l’entraîneur et moi-même. C’est donc volontairement que je me suis tenu à l’écart. Je ne voyais les joueurs que le matin au petit-déjeuner pour ceux qui venaient le prendre, car ce n’était pas obligatoire, puis au déjeuner et au dîner. Mais le staff et les joueurs mangent dans deux salles distinctes, notamment pour ne pas gêner les joueurs, et cela ne date pas d’hier. Que savais-je donc de ce qui se passe dans l’équipe ? Ce que le staff voulait bien m’en dire. Certains de mes prédécesseurs jouaient les « papas gâteau », s’informant auprès de chaque joueur de ce qui allait ou n’allait pas. Pour ma part, j’étais là par exemple pour célébrer l’anniversaire de Florent Malouda, je lui ai fait un cadeau pour son quatrième enfant, comme à Alou Diarra pour son premier – cela se fait dans tout groupe professionnel. Mais je n’étais pas au centre du cercle des joueurs.

Pour ce qui est de La Marseillaise, je comprends que vous ayez pu être choqués. Mais de quel droit, et comment, pourrais-je obliger un joueur à la chanter ? Il est de toute façon deux façons de la chanter. Pour ma part, je la vivais et la chantais si fort intérieurement avant tous les matchs que je ne ressentais pas le besoin de faire semblant de la chanter à tue-tête. Désormais, je la chante ouvertement de peur qu’on m’accuse de ne pas la chanter. Voilà où on en est arrivé, alors que tous ceux qui me connaissent savent que je la respecte infiniment et que c’est elle qui me soutient durant l’heure et demie de chaque match, car j’ai une conscience aiguë que l’équipe joue pour la France. Mais je me vois mal contraindre un joueur à la chanter.

Que s’est-il passé dans les vestiaires ? Raymond Domenech vous le dira. Pour ma part, je ne l’ai su que dans la nuit du vendredi au samedi, lorsque cela a transpiré dans L’Équipe. Pourquoi si tard seulement ? Secret des vestiaires ? En tout cas, dès que je l’ai su, et après avoir effectué un minimum de vérifications, un joueur m’ayant même dit que les propos tenus étaient pires que ceux rapportés, j’ai immédiatement sanctionné l’auteur de cette insulte. Comment devant la nation, devant l’ensemble des dirigeants bénévoles et des éducateurs, aurais-je pu faire autrement ? Il y allait aussi de l’autorité du futur sélectionneur sur l’équipe. Nul ne doit pouvoir penser qu’il peut impunément s’adresser de la sorte à son entraîneur – cela étant, je déplore que ces propos aient été publiés en « une » de L’Équipe. Je ne comprends pas ce voyeurisme malsain.

Il reste qu’à aucun moment, les propos sanctionnés n’ont été contestés ni par l’intéressé ni par le capitaine. Tout au long de la conférence de presse quelque peu surréaliste que nous avons donnée, Raymond Domenech, Patrice Evra et moi-même, après que Jean-Louis Valentin, directeur du Club France 2010, bras armé de la FFF, fut, lui, parti, écœuré par ce qui s’était passé, Patrice Evra s’en est pris au « traître ». Il n’a jamais nié ce qui s’était passé. Mais la seule chose qui l’intéressait était de savoir qui avait parlé, et c’est cela qui est grave.

Dès les faits avérés, j’ai pris la sanction que j’estimais nécessaire. Une grève s’en est suivie. Et dans cet autobus de la honte où j’ai dû monter, je me suis heurté à un mur. Pourquoi ? Je n’en sais rien. Mon expérience d’enseignant date certes d’un autre siècle mais je dois avouer que jamais, tout au long de ma carrière, où il m’est pourtant arrivé d’avoir à convaincre des élèves, jamais je n’ai été confronté à pareil comportement. Malgré mes 75 ans, mes cinquante années d’expérience de dirigeant dans le football, malgré tout ce que j’ai pu dire, rien n’y a fait. J’avais en face de moi des enfants gâtés et irresponsables. On a évoqué des « caïds » et des « meneurs ». Je suis en effet persuadé qu’en dépit de la solidarité de façade affichée alors, tous les joueurs n’étaient pas d’accord sur cette grève, et des voix divergentes commencent d’ailleurs de se faire entendre. Si quelqu’un comme Thierry Henry qui, de par son passé et son charisme, disposait d’une certaine autorité, s’était alors levé et m’avait demandé de sortir, pour parler à ma place, peut-être auraient-ils compris la portée de leur geste. En revanche, prétendre qu’un responsable de football professionnel, mieux préparé que moi à régler ce type de conflit, y serait parvenu n’est qu’une hypothèse aventureuse. J’ai depuis lors reçu de nombreux appels d’enseignants inconnus qui m’ont dit vivre souvent dans leurs classes ce que j’ai vécu dans cet autobus. C’est aussi cela qui est inquiétant.

Si je suis obligé aujourd’hui de démissionner, c’est parce que j’ai maintenu Raymond Domenech à la tête de l’équipe de France en 2008. Tout le reste n’est que mauvaise littérature. Si j’avais cédé alors à l’opinion publique et aux médias, il n’y aurait pas eu la longue campagne de déstabilisation qui a abouti à tout cela – car c’est vrai que sous l’apparence d’un groupe uni, un feu couvait. Le maintien de Raymond Domenech a été un choix, et ce choix, je l’assume car je m’étais entouré auparavant des avis de toutes les sommités du football et des joueurs. Puis sans doute ai-je une idée désuète de la loyauté : dès lors que j’avais dit à Raymond Domenech qu’il était maintenu, je n’allais pas revenir là-dessus. Nous avons tout encaissé. Les choses se sont mal passées et tout est aussi venu de là, j’en suis intimement persuadé.

L’éducation de ces enfants, sortis trop tôt de leur milieu familial, habitués trop tôt à l’argent facile sans avoir le sens des responsabilités, est un autre problème qu’il faudra aborder. Dès le lendemain, téléphonant qui à leurs compagnes, qui à leurs parents, qui à leurs clubs, ces enfants, car ce sont des enfants, ont mesuré la portée de leur geste et se sont mis à raser les murs. Ils se sont entraînés comme jamais ils ne l’avaient fait. Mais c’est dès le dimanche qu’ils auraient dû comprendre tout cela et mettre fin à cette pantalonnade, qui nous a ridiculisés dans le monde entier, et dont l’image me poursuivra jusqu’à la fin de mes jours.

Il serait catastrophique que la réforme à venir aboutisse à ce que l’équipe de France échappe à la FFF. D’une part, la FIFA et l’UEFA, qui ne connaissent que les fédérations, ne l’accepteraient jamais. Par ailleurs, les ligues et districts amateurs dont j’ai réussi à décupler les revenus depuis mon arrivée à la tête de la Fédération, n’auraient plus d’argent : 90 % des recettes fédérales, issues des subventions des sponsors et des équipementiers, ainsi que des droits de diffusion télévisée, vont au football amateur, sous une forme ou une autre.

Certains d’entre vous ont évoqué le spectre d’une OPA du football professionnel sur la FFF. Certains prétendent aujourd’hui que ce n’est pas grâce à moi que la France a obtenu l’Euro 2016 mais grâce à Jacques Lambert ou bien encore que ce n’est pas moi qui ai redressé les comptes mais Noël Le Graët. Ils ont raison, ce sont bien ces hommes qui ont travaillé là-dessus mais parce que je les avais choisis et leur avais délégué ces tâches, en toute confiance – et à juste titre. Je ne pouvais pas faire tout tout seul et il ne me gêne pas de dire que je ne serais pas parvenu à obtenir l’Euro 2016 sans Jacques Lambert ni à assainir la situation financière sans Noël Le Graët. Peut-être un jour reconnaîtra-t-on que j’ai professionnalisé la FFF, où travaillent désormais deux cents personnes dans les domaines juridique, financier, sportif… Celles-ci ne sont pas élues, mais exercent leur métier avec une grande compétence et un grand professionnalisme. Nous sommes d’ailleurs assez enviés sur le plan international.

Si je n’avais qu’une seule proposition à faire, je dirais qu’il faut modifier la gouvernance afin de la rendre plus efficace, sans casser la FFF ni mettre à bas certains principes qui ont tout de même permis que la France soit championne du monde en 1998, championne d’Europe en 2000 et vice-championne du monde en 2006. Ce palmarès n’est pas nul et beaucoup de pays n’en ont pas de tel.

S’agissant de la réception de Thierry Henry à l’Élysée, je ne ferai aucun commentaire comme je n’en ai jamais fait ni sur Mme Bachelot, ni sur Mme Yade. Il ne faut pas mêler les genres et chacun doit rester à sa place. Citoyen français, je reconnais les autorités de ce pays. J’ai partagé plusieurs moments avec Mme Bachelot, notamment deux dîners avec le staff au cours desquels elle a pu voir à qui elle avait affaire. Nous avons évoqué ces questions de gouvernance. Je la respecte et j’ai avec elle de bonnes relations. Elle a assisté à mes côtés aux deux derniers matchs. Je puis dire combien tous deux étions malheureux.

Avant de laisser la parole à Raymond Domenech, je voudrais dire quelques mots de sa fragilisation, que certains d’entre vous ont évoquée. Son contrat prenait fin en 2010, comme nous en étions convenus. La qualification de notre équipe pour la Coupe du monde avait été peu glorieuse – il faudra d’ailleurs se demander si nous avons une grande équipe de football avec de grands joueurs. Ce n’est pas moi qui me le demande, mais Michel Platini. N’a-t-on pas surfé trop longtemps sur la vague de 1998 pour croire au Père Noël ? Beaucoup de nos joueurs se relevaient tout juste de blessure, d’autres n’étaient pas titulaires dans leur club étranger. Un peu de modestie serait sans doute nécessaire.

Après cette qualification par la petite porte en novembre dernier, il me fallait prévoir l’avenir, ce que j’ai fait. Trois options m’avaient été suggérées. La première était d’attendre la fin de la Coupe du monde pour choisir le nouveau sélectionneur. Imaginez que nous en soyons aujourd’hui à ce stade : le psychodrame actuel en serait renforcé et qui trouverions-nous pour prendre le relais ? Une autre option, m’avait-on dit alors, aurait été de faire le choix sans le révéler. Peut-on croire sérieusement que cela aurait été possible ? Dans le monde où nous vivons, je ne peux pas dire un mot dans mon bureau sans que tout se retrouve dans la presse dès le lendemain. Si on avait vu les Girondins de Bordeaux, puisqu’il s’agissait de Laurent Blanc, prendre contact avec Jean Tigana en avril ou mai, chacun aurait su de quoi il retournait.

La troisième option, celle que j’ai retenue, était qu’il fallait choisir le nouveau sélectionneur avant la Coupe du monde. J’aurais aimé que cela se passe mieux et ne suscite pas tout ce tohu-bohu. Mais je puis vous assurer qu’à aucun moment, les joueurs, et je le sais pour les avoir côtoyés, n’ont été déstabilisés de ce fait. Aucun d’entre eux ne sait qui l’entraînera l’an prochain dans son club, ni même s’il restera dans ce club. Ils sont habitués à ce genre d’incertitude : ce n’est pas cela qui peut les désarçonner. Et ce n’est certainement pas ce qui peut expliquer qu’ils ne fassent pas tout pour le maillot bleu, l’équipe de France et celui qui les a sélectionnés. Ceux qui ont été retenus devraient être reconnaissants au sélectionneur. Raymond Domenech vous dira peut-être ce qu’il est allé dire à Nicolas Anelka à Londres et à Thierry Henry à Barcelone. Il avait pris ses précautions et s’il se sent aujourd’hui quelque peu trahi, il n’a pas tout à fait tort."

"M. Jean-Pierre Escalettes. Pourquoi aucune sanction n’a-t-elle été prise à l’encontre des joueurs, monsieur Rogemont ? Le futur sélectionneur va analyser la situation et si sanction il doit y avoir, vous savez quelle elle sera. Anelka a de lui-même décidé qu’il ne porterait plus jamais le maillot bleu…

M. Alain Néri. Ce n’est pas à lui de décider !

M. Jean-Pierre Escalettes. Bien entendu. En tout cas, ni moi-même ni mon successeur, ni le futur sélectionneur n’oublieront ce qui s’est passé et tout le monde veillera à ce qu’il ne puisse plus jouer en équipe de France.

Nous n’en sommes pas à l’heure des sanctions. Je n’ai pas encore, pour ma part, d’analyse précise des responsabilités de chacun. Ce temps viendra, et déjà des lignes bougent. Raymond Domenech sait mieux que moi ce qui s’est passé dans le vestiaire. Moi, je sais seulement ce qui s’est passé dans l’autobus.

M. Marc Bernier. Vous n’avez pas répondu sur la Marseillaise !"


"Mme Monique Boulestin. Monsieur le président Escalettes, le 31 mars dernier, vous nous aviez déjà indiqué que la maison football reposait sur deux piliers, le football amateur et le football professionnel et que le travail de fond était effectué par les quelque 18 000 clubs et 2 200 000 licenciés. Vous avez exposé que le football amateur dépendait des résultats de l’équipe de France. Vous nous avez assuré que le maintien de M. Domenech était une décision mûrement réfléchie, procédant de principes parmi lesquels figurait le respect des contrats signés. Aujourd’hui, monsieur le président, toujours fidèle à vos principes, vous démissionnez pour – je vous cite – faciliter l’évolution de l’institution.

Ne pensez-vous pas, au regard des évolutions du football, que l’élection de votre successeur au suffrage direct par les clubs, sur la base d’une péréquation en fonction de leur nombre de licenciés et leur classement pourrait remédier aux inconvénients du système actuel ? La mise en place d’un conseil fédéral, sorte d’organe de contrôle de la politique fédérale, déjà possible en théorie, ne serait-elle pas une issue judicieuse ?

M. Jean-Pierre Escalettes. J’ai créé la ligue du football amateur pour qu’elle soit le contrepoids de la ligue professionnelle. Je l’ai présidée plusieurs années. En ma qualité de président de cette ligue, j’avais proposé à la ministre de l’époque, Mme Buffet, d’aller, à titre expérimental, dans le sens que vous indiquez. Cependant, les événements actuels prouvent que suivre cette voie comporte un risque terrible, celui d’une OPA sur le football de la part de personnes qui n’ont rien à y faire mais qui, grâce à leur aura, leur charisme, leur notoriété – l’appui de la presse aussi – pourront s’emparer d’une Fédération qui doit rester celle des licenciés. Mes successeurs ne seront fermés à aucune idée. Cependant, certaines possibilités d’évolution dépendent de la loi. La FFF n’est pas la seule fédération sportive de France !"


"Mme Martine Martinel. Monsieur le président Escalettes, monsieur Domenech, vous avez parlé de comportements d’enfants gâtés et pourris, d’éducation. Quelles seraient vos suggestions pour que le mode d’éducation et de formation des joueurs en fasse des adultes responsables ?

M. Jean-Pierre Escalettes. L’éducation et la formation sont des points essentiels. Si nous n’avions pas prévu les événements, nous sentions fortement un besoin dans ce domaine. Gérard Houiller, le directeur technique national, a commencé avec ses adjoints à modifier le mode d’encadrement des sélections. Entrant en sélection entre 15 et 17 ans, les jeunes doivent prendre des habitudes, apprendre la fierté de porter le maillot de l’équipe de France. Voilà bien longtemps que les dérives ont commencé. Il faut que d’anciens joueurs, comme Lilian Thuram, qui effectue le tour des sélections, leur expliquent leur amour du maillot. Le travail de formation à accomplir pour modifier l’attitude des nouvelles générations est considérable. Aujourd’hui, ces « enfants » quittent notre pays pour l’étranger entre 17 et 20 ans, munis de confortables chèques. Si, auparavant, le sens de l’amour du maillot ne leur a pas été inculqué, ce n’est pas dans leur exil doré qu’ils l’apprendront.

Cela dit, l’approche du sélectionneur, c’est de choisir non seulement le meilleur techniquement mais celui qui réussira le mieux dans le groupe. Parfois, il se trompe. Qui ne fait pas d’erreur ? "


"M. Philippe Meunier. La situation dépasse largement la Coupe du monde. Nous payons des années de mauvais fonctionnement. Dans nos circonscriptions, le dimanche, sur nos terrains de football, nous voyons des parents insulter le sélectionneur du club amateur parce que leur enfant n’est pas sélectionné en équipe première : leur rêve, c’est que grâce au football, il puisse gagner beaucoup d’argent ! Telle est aujourd’hui la réalité du football ; j’en suis écœuré.

Je suis aussi inquiet. Je vous ai questionné, il y a plusieurs mois, sur le respect des symboles républicains. Les mots que nous avons pu lire traduisent de la violence. Même s’il n’est pas sûr qu’ils soient précisément ceux qui ont été prononcés, il y a eu insulte. Des présidents viennent aussi me faire part de leur inquiétude devant le développement d’un communautarisme effréné dans leurs clubs.

Enfin, la modestie est de mise. Si la Fédération internationale de football association (FIFA) a raison de refuser l’ingérence des politiques dans l’organisation du football, elle ne doit pas oublier l’origine des milliards d'euros qu’elle brasse. Le football, ce sont aussi des investissements publics massifs et l’effort des contribuables de chaque collectivité territoriale de France pour créer et entretenir des terrains.

Enfin, est-il exact que des agents « tournent » autour de l’équipe de France ? Si oui, quel est leur rôle exact ? Ont-ils un impact sur la sélection des joueurs ?

M. Jean-Pierre Escalettes. Il n’existe pas d’agents qui « tourneraient » autour de l’équipe de France. Il nous est au contraire beaucoup reproché d’avoir isolé et enfermé ses joueurs. Nous avons voulu les préserver.

En revanche, qu’autour de nos petits stades de banlieue ou de campagne, des recruteurs fassent miroiter à des parents parfois en difficulté financière des projets d’avenir radieux pour leurs enfants dans le football est exact. Vous devriez sur ce point entendre M. Fernand Duchaussoy, président de la Ligue fédérale du football amateur. Je pense que ses propos recouperaient largement les miens."

"
M. Hervé Féron. Messieurs, peut-être à contre-courant, je vous félicite de votre courage et de votre dignité. Les difficultés évoquées aujourd’hui sont anciennes et structurelles. Je parlerai, pour rejoindre vos expressions, du syndrome de l’enfant gâté. Bien avant l’arrivée de Raymond Domenech, un blocage avait été créé par une affaire de marque sur les chaussures.

Par ailleurs, il ne faut pas sous-estimer la fragilisation du sélectionneur. Il est aujourd’hui possible d’écrire dans la presse française à peu près tout sur lui. L’indignité de certains articles ne l’a pas aidé à exercer l’autorité nécessaire !

Monsieur le président, je vous ai rencontré, en compagnie du maire de Nancy, pour la préparation de la candidature de la France à l’Euro 2016. Puisque vous quittez vos fonctions sur un événement négatif, permettez-moi de vous féliciter de votre travail et de vos résultats : j’ai trouvé en vous un bénévole particulièrement professionnel.

Comment mettre fin au comportement d’enfants gâtés des joueurs ? D’abord, il faut bien constater que la moyenne d’âge des équipes qui parviennent aux quarts de finales est beaucoup moins élevée que celle de l’équipe de France ; peut-être que, plus le footballeur professionnel prend de l’âge et affirme sa réussite, plus ses exigences sont élevées et son fonctionnement proche de celui d’un enfant gâté. Ensuite, pour apporter rigueur et exigence, ne faudrait-il pas proposer aux joueurs qui postulent à l’équipe de France des quasi-contrats ? La participation à l’équipe de France ne devrait-elle pas être moins rémunérée ?

Enfin, les élus locaux doivent souvent affronter, de la part des districts ou de la Fédération, des exigences incroyables pour faire jouer leurs petits clubs. Les aides de la Fédération ne sont pas au niveau de ses exigences. Or, nous en avons besoin pour investir, faire fonctionner les clubs et former les cadres.

M. Jean-Pierre Escalettes. Selon Arsène Wenger, l’entraîneur d’Arsenal, la majorité des trente-deux équipes présentes au Mondial étaient au bord de l’explosion. Si l’équipe de France a explosé, elle n’était donc pas la seule menacée.

Il existe une charte destinée aux joueurs. Je peux vous la communiquer. Avant le match contre l’Argentine, nous la leur avons fait signer. Nous avons commis l’erreur de ne pas procéder ainsi avant la Coupe du monde.

Monsieur Féron, vous avez raison sur la capacité de la presse à blesser de façon indigne l’encadrement de l’équipe. Un journal a fait de moi « un lutin au visage de ramoneur halluciné ». Les limites sont franchies."



M. Philippe Vuilque. Nous devons rendre dommage à Jean-Pierre Escalettes pour son action au profit du football français. Quel dommage de terminer sur une note aussi déplorable ! Pour autant, la réaction médiatique et politique est absolument disproportionnée. La société française a d’autres soucis. Mais, c’est vrai, c’est l’un de ses traits que de faire prendre une telle dimension à un événement qui n’aurait jamais dû dépasser le monde du football. En Italie, l’élimination de l’équipe nationale n’a pas pris la même dimension.

L’équipe de France me semble souffrir non seulement de difficultés dans l’exercice de l’autorité – excusez-moi, monsieur Domenech – mais aussi en matière d’éducation : manifestement, les joueurs ne se sont pas montrés capables de comprendre ce qui leur était dit.

Les sanctions n’auraient-elles pas dû être plus fortes ? Dès lors que – soyons clairs – la France n’avait plus aucune chance de qualification face à l’Afrique du Sud, ne fallait-il pas aligner une équipe bis, composée de jeunes ? Sepp Blatter l’a dit, contrairement aux autres équipes, aucun joueur de l’équipe de France n’a moins de 23 ans. La situation n’offrait-elle pas l’occasion de faire entrer sur le terrain les jeunes qui n’avaient pas joué, et de faire savoir ainsi aux joueurs rebelles que l’autorité, c’était celle du sélectionneur et de la FFF ?

M. Jean-Pierre Escalettes. La non-sélection pour le match contre l’Afrique du Sud de certains joueurs, qui pourtant n’étaient pas blessés, ne doit absolument rien au hasard.


M. Jean-Pierre Escalettes. Merci de nous avoir écoutés. J’espère que le football comptera toujours, comme aujourd’hui, de fidèles soutiens. Je vous remercie de vos paroles envers mon action à la présidence du Conseil fédéral. Il reste que tout cela est mort pour moi un dimanche après-midi, sur un terrain de football.

Les dirigeants du football français, notamment Gérard Houiller, vont devoir réformer la formation non pas des joueurs de sélection mais de leurs éducateurs. Un éducateur ne doit plus se contenter d’apprendre à tirer les corners, à gérer les amortis. Au-delà des gestes techniques du football, il doit être aussi un enseignant d’éléments de base. Je suis conscient de ce qui se passe dans les villages et les petits clubs.

Cet après-midi-là, je me suis rendu compte que j’étais devant un mur. Toute mon action de professeur, de dirigeant, s’effondrait, et avec elle toutes les valeurs que j’avais défendues, et que j’espère défendre jusqu’au bout. Face à 22 personnes, j’ai tenté de développer tous les arguments du cœur et de l’intelligence, manié un peu la menace, averti ces professionnels qu’ils étaient la risée du monde et que des cameramen les filmaient : une retransmission télévisée, je l’ai appris plus tard, a été interrompue au profit de la diffusion de quelques images de l’équipe de France. Que le message n’ait pas pu passer est terrible. En suis-je la cause ? Je ne suis pas sûr que d’autres auraient pu mieux gérer la situation.

Il faudra savoir pourquoi ce triple message, du cœur, de l’intelligence et du bon sens, ne passe pas auprès de ces jeunes-là. Ne les mettez pas tous dans le même sac : ce groupe de vingt-trois n’est pas composé que d’ivraie ; il comporte aussi beaucoup de bon grain, les grands champions de demain. J’ai bien connu François Grenet, non pas aux Girondins de Bordeaux mais en équipe de France des moins de 15 ans. C’était un bon joueur, un garçon intelligent, avec du cœur. Il a dû interrompre sa carrière sur blessure. Certains joueurs de l’équipe de France me font eux aussi regarder vers l’avenir avec espoir. Les instances du football français vont maintenant devoir trouver des dirigeants capables de leur parler (Applaudissements).









Dernière édition par ripsua le Sam 3 Juil 2010 - 7:07, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Sam 3 Juil 2010 - 6:52

Voici le compte rendu de l'audition de DOMENECH toujours à l'assemblée nationale, avous de juger ................. j'aurais tendance à dire qu'il n'y à pas que des conneries dans ce qu'il dit Mr.Red




"M. Raymond Domenech, sélectionneur de l’équipe de France de football. Je ne sais par quoi commencer. Il n’est pas évident d’expliquer pourquoi quelque chose marche ou ne marche pas quand il s’agit d’humain, a fortiori d’individus à la personnalité aussi complexe que peuvent l’être des sportifs de haut niveau. En tant que sélectionneur et autorité sportive de cette équipe, j’assume en tout cas ma part de responsabilité. Je n’ai pas su faire le lien entre des individus qui avaient chacun leurs qualités et leurs défauts, en un mot « faire prendre la sauce », je l’assume totalement.

Quant au fait que j’ai lu la déclaration des joueurs, je m’en suis déjà expliqué en conférence de presse. Cela faisait 45 minutes que le président Escalettes, René Charrier, le représentant des joueurs, et moi-même parlementions avec les joueurs, tentant de leur faire comprendre la portée de leur geste. Nous avons utilisé tous les arguments possibles – sauf un, la force. Peut-être aurions-nous dû y recourir. Nous ne l’avons pas fait car nous sommes en démocratie. J’ai jugé à un moment qu’il était temps d’en finir avec cette mascarade. Après leur avoir redit qu’ils ne se rendaient pas compte de ce qu’ils étaient en train de faire, je leur ai pris le communiqué des mains et l’ai lu à leur place.

À cet instant, j’ai eu le sentiment que si on en était arrivé là, c’est que j’avais failli quelque part dans ma gestion. La situation n’était pas facile : en fin de mandat, alors que votre successeur est déjà connu, les joueurs n’ont sans doute pas la même attitude. Cette fragilisation s’inscrivait dans la logique d’une politique que je n’ai pas à commenter. J’ai lu la déclaration pour mettre un terme à cette imbécillité. Ma seule erreur est de n’avoir pas précisé que je ne cautionnais pas ce qui venait de se passer.

Pour le reste, durant mes six années comme sélectionneur de l’équipe de France, jamais je n’ai mis un joueur en difficulté, contrairement à ce qui m’a parfois été reproché. J’ai protégé, surprotégé les joueurs, et je continuerai de le faire. Je n’ai pas l’intention aujourd’hui de dénoncer les faits ou les dires de tel ou tel. Tout cela, c’est la vie du vestiaire, et cela aurait dû rester la vie du vestiaire. Si les joueurs n’avaient pas commis cet acte irréparable le dimanche, on ferait aujourd’hui le procès de la presse. Sans les insultes rapportées en « une » de L’Équipe le samedi, fausses, soit dit au passage, il ne se serait pas passé tout ce qui s’est passé. C’est cette « une » qui a mis le feu aux poudres. Révélé dans la presse, ce qui aurait dû rester un problème interne à l’équipe a acquis une dimension nationale, appelant une sanction de la part de la Fédération. Un quotidien sportif a outrepassé sa mission d’information, se livrant même à de la désinformation. Là-dessus, j’étais solidaire des joueurs. Ils en voulaient d’abord à celui qui avait ébruité l’information à l’extérieur et dont ils savaient qu’il ne serait pas, lui, puni. C’est en lui plus qu’en l’auteur des insultes qu’ils voyaient le coupable. Pour eux, les injures font partie de leur quotidien – c’est là un problème d’éducation. Ils n’ont pas compris que leur auteur devait être sanctionné, mais c’est là un autre sujet. Le plus coupable était pour eux le délateur : tel est leur mode de fonctionnement. Je ne peux que confirmer ici que le détonateur a été la presse."

"M. Raymond Domenech. Si j’ai bien compris le pourquoi de cette audition, c’est que l’image et l’honneur de la France, auxquels nous sommes tous très attachés, ont été bafoués. Je partage totalement cet avis : la mascarade à laquelle nous avons dû assister n’est pas acceptable.

Monsieur Copé, nous nous sommes qualifiés en novembre, de façon certes peu glorieuse avec cette main de Thierry Henry. À cette occasion, M. Parreira a été le premier à agresser la France dans la presse, n’hésitant pas à qualifier de « honteuse » sa qualification, et à traiter Thierry Henry, qui détient le record du nombre de buts marqués en équipe de France, de « tricheur ». Imaginez ce qui se serait passé si j’avais tenu des propos semblables sur un autre pays !

Or, toute la France bien-pensante, si prompte à faire la morale, n’a rien trouvé à redire aux accusations de M. Parreira. J’aurais sans doute dû être hypocrite, comme tous ceux qui s’insultent tout en continuant à s’asseoir à la même table pour dîner. Mais ce ne sont pas là mes valeurs.

Il est important pour moi de défendre l’image de l’équipe de France. Je n’ai sans doute pas mesuré l’impact médiatique négatif de mon geste. Mais M. Parreira, tout champion du monde qu’il a été avec l’équipe du Brésil, n’avait pas le droit d’insulter l’équipe de France ni ses joueurs. J’aurais sans doute dû le lui dire directement et plus discrètement.

Mais dans notre « bulle » à dix mille kilomètres de la France, avec l’énorme pression que nous avions sur les épaules, j’avoue n’avoir pas eu la présence d’esprit de penser que l’hypocrisie était préférable.

Mieux aurait peut-être valu serrer la main de Parreira puis lui tourner le dos. Mais, je ne pouvais pas. Telle n’est pas ma nature. Je ne pouvais pas oublier ce qu’il avait dit pour nous déstabiliser – car c’était bien l’objectif, son équipe se trouvant dans notre poule de qualification.

Et hélas, comme nous nous en sommes vite aperçus, tous les arbitres, toutes les instances avaient bien entendu ces propos. Jamais, pour ma part, je n’ai critiqué un seul entraîneur adverse, notamment parce que je sais la difficulté de ce métier. Chaque fois qu’on m’interroge sur une équipe adverse, je renvoie vers son entraîneur, estimant que je n’ai pas de jugement à porter.

J’estime aussi, faisant cela, défendre la corporation des entraîneurs et des sélectionneurs, qui font vraiment un métier de fou car c’est un métier de fou que d’accepter de prendre des coups à longueur de journée, d’assumer tout à la place des autres sans jamais broncher, d’essayer de bâtir une équipe sans ouvrir de brèches par lesquelles pourraient s’engouffrer des courants d’air préjudiciables à tous.

Ma réaction n’était peut-être pas glorieuse, mais j’ai défendu des valeurs, les miennes et celles de l’équipe de France. On n’a pas le droit d’insulter l’équipe de France, surtout quand on est soi-même entraîneur. On m’a conseillé, si c’était à refaire de jouer l’hypocrite. Honnêtement, je ne sais pas… C’est plus fort que moi. Je me dis qu’il faudrait faire preuve de plus intelligence et réussir à passer par-dessus tout cela. Mais je ne dois pas être très intelligent car il est des moments où je n’y arrive pas. C’est ainsi.

Que s’est-il passé dans le vestiaire ? m’a demandé M. Muselier. Quelqu’un a ébruité à l’extérieur des propos qui n’auraient pas dû franchir la porte de ce vestiaire et tout est, hélas, parti de là. À la mi-temps, j’ai fait une remarque technique à un joueur, lui expliquant que j’attendais autre chose de lui sur le terrain, comme il me paraît logique que le fasse un entraîneur. Pourquoi s’est-il senti visé personnellement à ce point ? La pression n’y est sans doute pas étrangère. Il n’avait pas marqué depuis quatre matches qu’il occupait le poste d’avant-centre, poste particulièrement difficile et exposé. Il a réagi à ma remarque par des mots malheureux.

La première sanction, sportive, c’est moi qui l’ai prise en le faisant sortir, alors que je n’avais pas prévu initialement de procéder à un changement aussi tôt. Mais on ne peut pas accepter qu’un joueur se comporte de la sorte dans un vestiaire, à l’égard de qui que ce soit. Cela aurait toutefois dû rester entre nous et se régler le lendemain entre lui et moi. Si cela n’avait pas été ébruité, on aurait évité l’hystérie collective qui s’en est suivie.

Mais dès lors que les faits avaient été racontés à l’extérieur, j’ai été totalement solidaire de la Fédération. Celle-ci ne pouvait accepter, notamment vis-à-vis des milliers de jeunes qui pratiquent le football et de leurs entraîneurs, que l’on puisse ainsi insulter l’autorité. Il ne s’était pas passé grand-chose : une réaction épidermique d’un joueur, qui jette ses chaussures et use de son vocabulaire à lui, ma décision de le faire sortir, rien de plus. Or, cela a pris des proportions incroyables, uniquement parce qu’il y a eu une « taupe » qui, elle, demeurerait impunie. Voilà ce que les joueurs ont trouvé le plus insupportable. C’est ainsi pour cette génération-là et il nous faut admettre que nous ne sommes pas de la même génération. Pour eux, la loyauté au groupe est une valeur fondamentale.

Vous m’avez demandé s’il y avait des problèmes de religion ou de race dans cette équipe. Jamais je n’entrerai dans ces considérations. Jamais je n’ai sélectionné un joueur en fonction de sa couleur de peau ou de sa religion. Une fois le maillot bleu enfilé, il l’emporte sur tout le reste. L’équipe de France, c’est un creuset."

M. Jean Grenet. J’ai présidé quinze ans l’Aviron Bayonnais Football Club, club amateur dont sont issus, entre autres, les joueurs Didier Deschamps et Christian Sarramagna. Mon fils a effectué une carrière professionnelle pendant quinze ans.

La qualité des générations de footballeurs varie. L’actuelle n’est pas exceptionnelle. Je me sens néanmoins interpellé par les critères de sélection. On a l’impression que si les critères techniques et physiques sont là, on oublie, à tort, l’intelligence – tous les grands champions sont intelligents – l’éducation, la moralité, la motivation, l’amour du maillot. Pour éviter la reproduction des événements que nous venons de connaître, ces éléments doivent de nouveau faire partie des motifs de choix du sélectionneur.

En 1998, avec Deschamps, Zidane, Thuram, Petit, Lizarazu, Blanc, Viera, Pires, Henry, l’équipe sélectionnée par Aimé Jacquet était presque capable de se gérer seule. Aujourd’hui, Ribéry, Anelka, Gallas, Abidal, Evra sont des individualités très particulières. Le reproche qui pourrait être fait au sélectionneur serait finalement d’avoir sélectionné une équipe ingérable ! Que l’équipe de France soit battue, soit, mais qu’elle soit composée de joueurs fidèles aux vertus du sport plutôt que d’individualités qui les méprisent et, finalement, ridiculisent la France ! Aujourd’hui, c’est le comportement des joueurs qui nous fait toucher le fond.

Monsieur le président Escalettes, vous qui avez consacré votre vie au football, vous ne méritiez pas de le quitter ainsi. C’est très largement grâce à votre action que l’Euro 2016 se déroulera en France.

Monsieur Raymond Domenech, je ne participerai pas au lynchage. Tout homme est fragile, et encore plus lorsqu’il occupe un poste exposé. Sachons raison garder.

Enfin, le président Escalettes a raison, il faut maintenir les fédérations. J’ai participé plusieurs années au comité directeur de la Fédération française de rugby, et je sais que les fédérations offrent une garantie contre les dérives.

Cela dit, nous devons tirer les leçons du comportement inadmissible de ces jeunes.

Mme la présidente Michèle Tabarot. Je suis au regret de signaler que l’horaire m’empêche d’accepter la dizaine de demandes d’interventions supplémentaires dont je suis saisie.

M. Raymond Domenech. Je m’élève en faux contre l’idée que je n’aurais pas assumé l’autorité qui me revenait. Je l’ai assumée jusqu’au bout. Ce qui s’est passé ce jour-là est inexplicable. Pour autant, ce type d’attitude n’est pas absolument étranger au fonctionnement des générations qui arrivent maintenant dans le football de haut niveau. C’est une question d’éducation.

Voici dix ans que, à la Fédération ou ailleurs, je tire la sonnette d’alarme sur nos méthodes de sélection. Qu’un joueur de cet âge et de ce niveau professionnel en arrive à insulter montre les défaillances d’éducation en amont. Dans les structures du football, un travail doit être conduit sur le recrutement et l’éducation.

Lors de chaque match, j’explique aux joueurs que chanter la Marseillaise fait partie des exigences auxquelles ils doivent répondre, et que leur image en dépend. Mais comment contraindre ceux qui s’y refusent ? Leur appliquer un pistolet sur la tempe ? Leur envoyer la police ? Les mettre en prison ?

Mme Claude Greff. Les virer !

M. Michel Herbillon. C’est là toute la question de l’autorité.

M. Alain Néri. Vous êtes payé pour diriger !

M. Raymond Domenech. Au passage, je n’accepte pas d’être traîné dans la boue du fait de mes revenus. Mon salaire correspond au SMIC des sélectionneurs dans le monde ! Une liste a été établie. Personne n’a le droit de m’agresser sur ce point.

Lors de la finale de la Coupe du monde de 2006, certains joueurs ne voulaient pas chanter la Marseillaise, au motif qu’ils ne la connaissaient pas. Le matin de la finale, au petit-déjeuner, Lilian Thuram en a distribué des photocopies. Pourtant, les jeunes sont en sélection à partir de 16 ans. J’ai moi-même appris la Marseillaise à l’école. Les élèves l’y apprennent-ils aujourd’hui ?

Mme la présidente Michèle Tabarot. Oui, de nouveau, progressivement.

M. Raymond Domenech. Si l’on veut que la Marseillaise soit chantée, il faut que les jeunes la connaissent et en aient l’habitude. Comment pourrais-je justifier de refuser de sélectionner un joueur parce qu’il ne chante pas la Marseillaise ? Pendant six ans, mes sélections ont déjà suffisamment été contestées. Pour moi, les critères de sélection ce sont d’abord la qualité des joueurs et leur potentiel. L’exigence du sélectionneur, c’est d’abord le résultat ! L’éducation se situe quand même en amont de la sélection ! Ce n’est pas à l’âge de trente ans que l’on comble la lacune que je constate moi aussi, comme vous, mais à 16 ou 17 ans. Nous avons du travail en ce sens. Toutes les structures d’éducation et de sport doivent intervenir pour que la question ne se pose plus. Un joueur qui porte le maillot de l’équipe de France devrait chanter de lui-même la Marseillaise. Signer avant une compétition un papier d’adhésion aux valeurs de l’équipe de France ne devrait pas être nécessaire.

Si j’avais exclu de l’équipe les joueurs qui ne chantaient pas la Marseillaise, elle n’aurait plus compté que quatre joueurs ! D’ailleurs, Michel Platini ne la chantait pas. Cela ne l’a pas empêché de gagner. Ce qui fera gagner une équipe qui perd, ce n’est pas de chanter la Marseillaise ! Si l’image donnée par une équipe qui ne chante pas l’hymne national est dévalorisante, y remédier relève de l’éducation. Mon travail à moi, c’est d’obtenir les meilleurs résultats possibles. Je sais, lorsque je sélectionne certains joueurs, qu’ils ne chantent pas la Marseillaise.

M. Henri Nayrou. Ne regrettez-vous pas de ne pas les avoir exclus ?

M. Raymond Domenech. Si je regrette certains de mes choix je ne suis pas sûr que d’autres ne m’auraient pas conduit vers les mêmes difficultés. Quels que soient les joueurs retenus, c’est une expérience qui est engagée. Elle est vécue ensemble. Bonne ou mauvaise, c’est à son issue qu’on en tire le bilan. Qui peut savoir si d’autres choix de joueurs auraient pu modifier les résultats ?
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Pierre de Paris
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Sam 3 Juil 2010 - 7:57

J'ai lu ces 2 articles.Merci beaucoup de les avoir publiés. Ce huis clos demandé par Domenech, donc Escalette a suivi m'a semblé ridicule.

Domenech semble sincère, mais cela ne réparera pas les énormes gaffes, maladresses, choix effectués depuis 2006.

Avoir mis de côté des types comme Nasri, Benzema, Viera etc.. au profit d'Anelka, Gallas, Gignac...
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Pat de Mérignac
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Sam 3 Juil 2010 - 8:51

Sans dec...ces parlementaires étaient aussi confinés dans le bus pour tenir de tels propos ??? Neutral
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Sam 3 Juil 2010 - 9:33

Pat de Mérignac a écrit:
Sans dec...ces parlementaires étaient aussi confinés dans le bus pour tenir de tels propos ??? Neutral






Déjà, de toute façon, ils ne s'en prennent déjà plus directement au contenu des mots d'Anelka, au vu de ce que le Président lui même fourni comme prestation devant tout le monde en matière de correction...Maintenant, c'est de La Marseillaise que nos parlementaires semblent frustrés... Si des nationalistes n'en n'avaient pas fait un crédo avant tout le monde, si la politique intèrieure, depuis des lustes, n'avait pas ravie la vedette à ces joueurs, cet hymne aurait pu avoir des chances de vivre.
Pour Domenech, ça confirme qu'il n'a jamais rien maitrisé, mais qu'il pouvait quand même gérer la situation...Quand à l'éducation, les "classes" en foot sont tellement surchargées, que c'est déjà heureux que les jeunes soient plus sur un terrain de foot que dans la rue ?
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ripsua
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   Sam 3 Juil 2010 - 20:00

[quote="Pierre de Paris"]J'ai lu ces 2 articles.Merci beaucoup de les avoir publiés. Ce huis clos demandé par Domenech, donc Escalette a suivi m'a semblé ridicule.

quote]

De rien c 'est pas des articles mais des extrait de PV de compte rendu que j'ai choppé sur le site de l'assemblée nationale. Wink
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MessageSujet: Re: Escalettes démisionne...suite de la saga des Bleus...   

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