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 L'humeur de Jean-Pierre Elissalde

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gir3347
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MessageSujet: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Mer 1 Sep - 9:07

rugbyconnection - Posté le 01.09.2010 dans L'humeur de Jean-Pierre Elissalde par Ludovic Ninet

L'humeur de Jean-Pierre Elissale : petits faits divers ...de fin d'été !



Quatre faits ont retenu mon attention ce week-end, trois en match, le quatrième en coulisses.


Histoire de vrais dix : Petitjean-Courrent, la force de l’émotion

En plus d’être deux vrais ouvreurs, d’avoir tous les deux marqués 23 points et donc amplement contribué à faire gagner leurs équipes ce week-end (Aurillac et Agen), Maxime Petitjean et Valentin Courrent ont en commun d’avoir (a)battu leur ancien club : Dax pour le premier, Biarritz pour le second. Etait-ce par esprit de vengeance ? Je parlerais plutôt de revanche, sur l’adversaire sans doute, mais aussi sur soi-même. Dans ma carrière de joueur et d’entraîneur, j’ai souvent remarqué que lorsqu’un joueur recevait une forte décharge émotionnelle de ce genre, lors d’une naissance ou du décès d’un proche aussi parfois, cette émotion le sublimait et la performance était souvent au rendez-vous. Moi-même, j’ai marqué un essai avec les Barbarians contre les All Blacks pour « célébrer » la naissance de mon deuxième enfant. Jean-Baptiste a inscrit une quarantaine de points contre Périgueux avec le Stade Rochelais pour la naissance de son frère…





Jean-Pierre Elissalde. (Photo DR)



Histoire de faux dix

Deux (grands) clubs ont fait le choix, le week-end dernier, de placer deux (grands) joueurs en dix alors que ce n’en sont pas : Jauzion à Toulouse et Balshaw à Biarritz ne sont ni ouvreurs, ni botteurs, ni buteurs. Or s’il existe bien un poste qui est exposé sur un terrain – après l’arbitre, c’est celui d’ouvreur. Comme les autres, le dix a la responsabilité de ses duels en un contre un, mais en plus la gestion et l’exploration des solutions collectives. Ce poste requiert de grandes aptitudes et de l’expérience. Il existait pourtant dans chacun des deux clubs des dix en réserve, Doussain et Bézy à Toulouse, Bosch et Peyrelongue à Biarritz. Alors pourquoi ces choix ? Ajoutons à Toulouse, le replacement de l’ailier Delasau au centre et l’on se dit que l’expérimentation n’est pas forcément source de progrès. Le réajustement à la mi-temps avec l’entrée de Bézy en dix, buteur de profession, et le rééquilibrage du jeu avec le repositionnement de Jauzion au centre ont permis au Stade Toulousain de concrétiser leur domination par le pied suite aux fautes parisiennes et à la main (turnovers). Moralité : expérimentation ne veut pas dire avancée.


Montpellier

Les deux performances successives contre le Racing et à Perpignan, c’est (en partie) l’effet Galthié-Béchu. Mais en approfondissant un peu et sans nier cet effet, on se rend compte que Montpellier a fini la saison dernière sur trois succès. Cette saison passée qui fut manquée a certainement engendré beaucoup de frustration et d’amertume, mais elle s’est finie tôt (le 24 avril). Les joueurs ont donc eu le temps de bien se préparer et leurs succès d’aujourd’hui sont aussi le fruit de ce travail venu se superposer à leur frustration. Idem à Bayonne. Donc frustration + travail = de belles victoires !


Lille… en beauté !

Petit rappel des faits. Lille a été rétrogradé de Fédérale 1 en Fédérale 2 pour un déficit de 40 000 euros. Le club a fait appel devant le tribunal administratif qui a contesté la validité de cette rétrogradation. La FFR a donc dû réintégrer le club de Lille en Fédérale 1… et l’a fait dans la poule Sud-Ouest ! Celle de Saint-Jean de Luz, Oloron, Tyrosse, Figeac, etc. Figeac sera l’adversaire le moins éloigné, les Lillois feront quand même 1600 kilomètres dans le week-end. Quand ils iront à Oloron, le plus loin, ce sera 2238 bornes ! Autant dire qu’ils devront se déplacer en avion. Avec la réserve. Soit un budget estimé à 240 000 euros, 180 000 une fois la part FFR déduite. Leur réintégration porte à 13 le nombre d’équipes dans leur poule et entrainera a priori trois matches placés le mercredi. Pour des amateurs… Il faut des règles, les mêmes pour tout le monde. Concernant la justice, on sait qu’elle peut être différente selon qu’on est riche ou misérable. Par exemple ce grand club de Midi-Pyrénées sauvé de la relégation dans les années 60 par une loi fédérale abandonnée ensuite (un club champion de France ne peut pas descendre) et qui, dans les années 80, bénéficia des détournements de fonds de son trésorier pour se renflouer… Le bon dieu du rugby, ou l’un de ses saints, a sauvé beaucoup de clubs basques cet été (Bayonne, Saint-Jean-de-Luz, Mauléon, Nafarroa), il aurait pu avoir un peu de miséricorde pour nos amis lillois. A quoi servent, sinon, tous ces beaux discours sur l’ouverture du rugby d’élite à de nouveaux territoires, au Nord de la France en particulier ?

Jean-Pierre Elissalde


PS : N’a-t-on pas entendu que contre Toulouse le Stade Français a tardé à effectuer son coaching (autour de l’heure de jeu) ? Qu’il aurait dû s’inspirer de l’exemple montpelliérain et faire entrer ses cadres autour de la 50e ? Je rappelle qu’à la 50e, le Stade Toulousain était déjà repassé devant et menait 24-16 (contre 11-16 à la pause). Les mouches avaient déjà changé d’ânes. Donc pas de conclusions hâtives
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Agen47
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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Jeu 2 Sep - 5:12

qui est ce grand club de midi pyrennée????

qq un peut il nous donner des details sur cette affaire?
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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Ven 17 Sep - 11:23

L'humeur de Jean-Pierre Elissalde : Bayonne, Montpellier, Brive, les nouveaux prétendants


Posté le 17.09.2010 dans L'humeur de Jean-Pierre Elissalde par JPE / Lu 342 fois

J’avais titré une chronique de mars dernier sur l’Aviron : « Bayonne, l’incongru du ProD2 Express », j’aurais pu titrer celle-ci : « Bayonne, l’incongru du haut de classement » ! Mais je voudrais aussi parler de Brive et Montpellier car je trouve de nombreux points communs à ces trois mousquetaires de début de saison.
1. Ils sortent tous d’une saison ratée. A Bayonne, il est évident que la relégation sportive de l’an passé a été une énorme désillusion qui a marqué les esprits, des joueurs au président en passant par le staff. A Montpellier qui était dans la charrette avec Bourgoin et Bayonne à trois journées de la fin. Pour Brive, je parlerais plus de fiasco compte tenu des ambitions déçues (0 sur 6 en H Cup !) rapportés à l’ampleur des investissements (recrutement de Flutey par exemple).


Jean-Pierre Elissalde. (Photo DR)

2. Ces trois clubs commencent la présente saison avec un staff différent de celui qui débuta la saison 2009-2010 et un staff qui a pu maîtriser son recrutement. A Montpellier, c’est donc la grande nouveauté avec l’arrivée du tandem Béchu-Galthié. A Brive, Laussucq et Mola se retrouvent pour la première fois seuls aux commandes et, à Bayonne, Gajan entame une vraie saison en tenant les rênes depuis le début. Le discours est forcément différent. L’attitude des dirigeants aussi. Le deuxième mariage n’est pas forcément plus aisé, mais on apprend quand même beaucoup du premier échec… Plus de soutien, plus de patience seront certainement accordés à ces nouveaux techniciens ou ces techniciens en nouvelle posture.
3. Les trois groupes ont eu le temps de travailler physiquement et l’ont fait en profitant du très long intersaison qui s’offrait à eux (fin de saison dernière, le 24 avril). Mai, juin, juillet, trois mois de récup’ et de préparation qui leur ont permis d’attaquer ce championnat très en forme. Et au-delà de leurs projets de jeu, du potentiel de leurs joueurs, des compétences de leurs staffs, ils tirent les fruits de ce travail. Qui permet par exemple à Brive et Montpellier de produire du jeu et de conserver le ballon, à Bayonne de serrer les rangs en défense et d’être présent pendant 80 minutes.
4. Tous les trois profitent d’une certaine réussite sans laquelle la performance n’existe pas. Quelques exemples : la transformation que rate le Toulousain Bezy à la dernière seconde à Montpellier, les barres rentrantes des Bayonnais (contre Brive et Clermont), les essais brivistes sur perte de balle des Parisiens dont la dernière à la 78e.
En face de ces points communs, deux points différents tout de même :
1. Le style de jeu. Montpellier et Brive ont fait le choix de la « production » et de la continuité, du mouvement et de la multiplication des temps de jeu. Je note chez ces deux équipes une réelle volonté d’animer et de conserver la balle. Bayonne insiste plus sur la conquête, la gestion et l’occupation par le jeu au pied (dans laquelle Boyet tient une place prépondérante), ce qui nécessite derrière une grosse défense et un engagement physique à la hauteur.
2. Le calendrier. Bayonne est premier à 21 points, Montpellier quatrième à 17 et Brive septième à 15 points. Mais seul l’Aviron a rencontré des clubs en souffrance (Agen et Bourgoin) quand les deux autres ont eu une première partie de Championnat plus relevée. Néanmoins, être premier après six journées n’est pas rien. On n’est plus dans l’instantané d’une victoire surprise mais bien dans une certaine continuité, à presque déjà un quart du championnat écoulé.
Quel futur pour ces trois-là ?
Ils bénéficient actuellement d’un autre paramètre incontournable : à part le Racing, les leaders habituels du classement et les grosses armadas ne sont pas à la hauteur, Clermont et Toulouse pas encore à plein régime et qui gèrent, Castres très moyen à l’image de sa défaite d’entrée à La Rochelle, Toulon et l’USAP dans le dur, le Stade Français et Biarritz sur la non-lancée (!) de leurs deux dernières années, en deçà de leur potentiel. Mais j’ai quand même du mal à voir les trois « nouveaux » qualifiés pour la Coupe d’Europe à la fin de la saison. En revanche, un des trois peut perdurer comme Castres l’a fait l’an passé. Mon ordre préférentiel serait le suivant : 1. Brive pour sa conquête plus sereine que la moyenne, 2. Bayonne qui perdra peu de joueurs au moment des périodes internationales, 3. Montpellier, qui, lui, perdra des joueurs clés (Trinh-Duc, Ouedraogo) et certainement l’un de ses entraineurs (Galthié) qui vaquera à d’autres occupations. Même s’il y aura peu de doublons (deux une journée sans les internationaux pendant le Tournoi), ces absences et ces rendez-vous entrainent une déperdition d’engagement et une réadaptation inévitables qui pourraient coûter cher à Montpellier.

Jean-Pierre Elissalde
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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Ven 17 Sep - 11:46

Qu'est-ce qu'il en sait Elissalde que Galthié va quitter Montpellier avant la fin de la saison ??
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Pat de Mérignac
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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Ven 17 Sep - 17:53

agenais du 84 a écrit:
Qu'est-ce qu'il en sait Elissalde que Galthié va quitter Montpellier avant la fin de la saison ??

Je pense qu'il évoque la nomination probable de Galthié à la tête de l'EDF après la WCup !
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Rivière
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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Ven 17 Sep - 20:37

Pat de Mérignac a écrit:
agenais du 84 a écrit:
Qu'est-ce qu'il en sait Elissalde que Galthié va quitter Montpellier avant la fin de la saison ??

Je pense qu'il évoque la nomination probable de Galthié à la tête de l'EDF après la WCup !

Cette éventualité m'interpèle depuis pas mal de temps déjà !, et M. Elissalde doit connaître ce qui se trame dans les hautes sphères.


Dernière édition par Rivière le Ven 3 Déc - 20:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Sam 18 Sep - 1:34

Non , mais ça on le sait que Galthié va prendre la succession de Marc Lièvremont aprés la Coupe du Monde chez les Blacks .

Mais la Coupe du Monde c'est en septembre/octobre 2011 ! Pas de raison que Galthié quitte Montpellier avant la fin de cette saison ??
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Rivière
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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Sam 18 Sep - 12:42

agenais du 84 a écrit:
Non , mais ça on le sait que Galthié va prendre la succession de Marc Lièvremont aprés la Coupe du Monde chez les Blacks .

Mais la Coupe du Monde c'est en septembre/octobre 2011 ! Pas de raison que Galthié quitte Montpellier avant la fin de cette saison ??

Et si le remplacement était plus précoce que prévu ?
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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Jeu 21 Oct - 10:30



L’humeur de Jean-Pierre Elissalde : Du château (irlandais) à la rue (béarnaise), trois coups de chapeau et deux coups de gueule



Posté le 21.10.2010 dans L'humeur de Jean-Pierre Elissalde par JPE / - rugbyconnections

Les 100% du Munster en conquête, la gestion de Clermont, la réussite de la famille Broncan en Pro D2, les déboires financiers de Tours, le manque d’arbitre en Reichel B à Nafarroa. Je brosse large ! Et de haut en bas.


Le Munster, ai-je lu, a gagné tous ses ballons en touche, en mêlée et dans les rucks qu’il avait initiés : 100%, c’est exceptionnel ! Je me souviens de l’époque où nous nous entrainions à 16 contre 1 (nous n’étions que 16 sur la feuille de match). En ce temps-là, la séance du vendredi soir était une dictée. On répétait inlassablement, nous appliquant sur les liaisons, les passes, et sur les ponctuations, les rendez-vous. Mais même lors de ces répétitions à vide (sans opposition), nous ne parvenions pas à faire du 100% – je pense que les clubs dans ce cas sont encore nombreux, surtout chez les amateurs. Et là, ces Irlandais, en match, ne perdent aucune munition. C’est dire la super performance des Munster(super)men. Chapeau les artistes !
Autre belle performance, celle de Clermont et son art de la gestion. Gérer un effectif, gérer un match et in fine un score, on a toujours su ou voulu faire. Clermont a donc réussi avec une équipe remaniée à accrocher le point de bonus défensif à Colombes. Mais à en croire les (sous-)entendus, Clermont a même géré la victoire du Racing en ne lui laissant pas prendre le bonus offensif pour le maintenir dans la compétition et assurer sa motivation à battre les Saracens. Quel haut niveau de management. Chapeau l’artiste ! PS : dommage que le Leinster se soit imposé chez les Saracens, les calculs (tout le monde gagne chez lui et les points de bonus font la différence) tombent à l’eau.





Jean-Pierre Elissalde. (Photo DR)

En Pro D2, les grandes villes qui ont des ambitions, Bordeaux, Grenoble et Lyon, ont besoin de spectacle pour attirer les spectateurs et de spectateurs pour faire des supporters. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre… A l’opposé, nous avons nos deux Broncan, le père et le fils, premier et deuxième du Championnat avec Albi et Aurillac – une première certainement dans le rugby. A Albi, le vieux (c’est affectueux) applique ses recettes de toujours et la mayonnaise a pris très vite. A Aurillac, le jeune avance avec son rugby pragmatique – comme son père, rugby rude et de conquête comme il en fut toujours à Aurillac, comme il peut exister aussi au plus haut niveau (cf. Munster). Dans ce Cantal, pays de pierres et de grands espaces, les quelques Cantalous et les nombreux Sud-Africains perpétuent la rudesse ancestrale tandis que quelques Fidjiens et un Australien assurent la gestion des grands espaces. Chapeau la famille, chapeau les artisans ! (ne voyez rien de péjoratif dans le mot artisan, bien au contraire)

La Fédérale 1 nous livre un nouveau candidat au dépôt de bilan : Tours est au bord de la cessation de paiement avec 160 000 euros de déficit, 290 000 euros d’arriérés de cotisations URSSAF* et des sommes importantes (près de 30 000 euros à chaque fois) à verser à deux anciens joueurs suite à des jugements au conseil des prud’hommes. L’été dernier, Lille a été sanctionné pour 40 000 euros. Je ne comprends pas. Ou je comprends trop. Par quel tour de passe-passe(-droit ?) a-t-on maintenu Tours en Fédérale 1 ? Et pour quoi ? Comment peut-on devoir près de 30 000 euros à un joueur évoluant dans un championnat amateur ? Tours est avant-dernier de sa poule avec 4 points en 5 matches. Est-ce le dernier tour ou va-t-on continuer à découvrir, semestre après semestre, des déficits astronomiques et des dépôts de bilan comme le rugby supposé amateur en a déjà trop connu ces dernières années ? Je n’ai évidemment rien contre les Tourangeaux qui se débattent comme ils le peuvent, ce coup de gueule est adressé à nos hauts dirigeants qui permettent à ce système d’exister. Une troisième division open ou semi-professionnelle serait vraiment la bienvenue.

Je finis par un dernier coup de gueule. Vous le savez, j’ai la chance et le bonheur de m’occuper des Reichel B de Nafarroa. En quatre matches de championnat de ces Reichel B et quatre des Balandrade depuis le début de saison, six n’ont pas été arbitrés par des arbitres officiels, mais par des LCA, des éducateurs aptes à diriger une rencontre… sous certaines conditions. Les mêlées sont simulées (or en Reichel B, normalement, on les pousse). Et que dire de la probité quant aux décisions de ces pseudo arbitres ? Pourquoi la fédération s’obstine-t-elle à organiser des championnats si elle n’en a pas les moyens ? Dans les clubs, on paye les licences chères, les joueurs doivent passer des visites médicales pour la mêlée notamment, on effectue des déplacements à l’autre bout du comité pour finalement jouer des matches sans être certain de la neutralité de celui qui la dirige, avec des règles édulcorées. En tant qu’éducateur, ça ne me dérangerait pas de ne jouer que des matches amicaux. On se concentrerait sur le travail et sur le jeu, sur la compétitivité et non plus sur la compétition. Mais que la fédération le dise ! Je connais sa réponse, elle va expliquer qu’elle ne dispose pas de suffisamment d’arbitres. On avait remarqué. Et ça fait 40 ans que j’entends ce discours ! Que fait-elle pour changer la situation ? Tout le monde s’en fout, visiblement. Les clubs ne présentent pas suffisamment d’arbitres ? Qu’elle les sanctionne de plus en plus sévèrement. Que les amendes doublent, triplent, quadruplent au fil des années. Comme pour les communes qui ne construisent pas assez de logements à loyers modérés, tant que l’amende reste inférieure au désagrément, rien ne changera. Nous serons donc bientôt à la rue. Peut-être même dans la rue.

Jean-Pierre Elissalde
* Ces chiffres sont repris du Midi Olympique
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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Mer 3 Nov - 15:17

L’humeur de Jean-Pierre Elissalde : s’interroger sur les hommes d’accord, et sur le jeu alors ?

Posté le 03.11.2010 dans L'humeur de Jean-Pierre Elissalde par JPE / rugbyconnections

Avant d’analyser le groupe retenu par Marc Lièvremont pour les tests de novembre, je rappelle l’importance du Tournoi. Les Six Nations ont toujours été un grand révélateur avec l’enchaînement des cinq matches en quelques semaines. On y verra beaucoup donc plus clair après le mois de mars. N’oublions pas non plus que trois mois de préparation précéderont la Coupe du monde, avec la belle marge de progression que cela induit.

Là, on est encore dans l’euphorie du début de saison. Dans certains clubs, on avait prévu d’être en forme en octobre or visiblement la supervision des joueurs a plutôt été effectuée en août et en septembre. Et puis les tests de novembre n’ont jamais été une référence. A part lorsque l’on joue la Nouvelle-Zélande, c’est une période qui nous réussit plutôt bien, contrairement à celle de juin à laquelle on a plus de mal à s’étalonner. Patience, donc. Le proverbe « va doucement Jean, je suis pressé » a plus que jamais raison d’être.
Dans les trente joueurs retenus, il y a des évidences, nombreuses, sur lesquelles je ne m’attarderai pas. Des absences dont nous parlons plus bas. Analysons-le reste.


Jean-Pierre Elissalde. (Photo DR)



Piliers : la vraie surprise est là, c’est Schuster. Sa capacité à se déplacer (par rapport au jeu de mouvement prôné par Marc Lièvremont) a certainement fait la différence avec deux autres candidats à leur première cape, Iguiniz et Forestier, qui, eux, sont plus souvent titulaires dans leur club et offrent plus de certitudes en mêlée fermée. Si le niveau international requiert autant de vertus que notre Championnat dans ce secteur, le vice y est moins de mise, on peut donc comprendre le choix des sélectionneurs. Par ailleurs, ménager les « vieux », Poux et Marconnet, qui seront exposés dans des clubs jouant le haut de tableau en Championnat et en Coupe d’Europe, est loin d’être un mauvais choix. Mieux vaut ne pas leur faire courir trois lièvres à la fois. Pour le reste, Ducalcon réalise un très beau début de saison.

Talonneurs : tous ceux qui devaient être là le sont. Espérons qu’ils le restent.

Deuxième ligne : à devoir prendre un Toulousain, peut-être aurais-je choisi Maestri plus que Millo-Chlusky ? S’il est toujours aussi présent dans le combat, « Millo » a, je trouve, du mal à se mettre au jeu. C’est d’autant plus notable qu’il évolue dans une des équipes les plus joueuses de notre Top 14.

Troisième ligne aile : Nyanga, dans le même registre que Ouedraogo, a retrouvé ses qualités d’avant avant-blessure. On le retrouve tel qu’il était lorsqu’il est arrivé à Toulouse. (je reste fan de Bouilhou, le train est malheureusement passé…)

Numéro huit : le replacement de Chabal coule de source. Voilà deux saisons qu’il enchaîne, en France, les matches à ce poste. Il a étoffé son registre. Physiquement, il a amélioré sa capacité de résistance à l’effort. Il sera un des « papas » de l’équipe de France, pas bien loin du capitanat.

Demis de mêlée : difficile de faire autrement même si Dupuy a des qualités. Il devra attendre son tour maintenant… Tillous-Borde est plus loin, malgré les préjugés favorables dont il bénéficie au sein du staff. Et lui, contrairement aux trois autres, n’est pas buteur.

Demis d’ouverture : j’ai toujours placé Traille dans mes pronostics au côté de Trinh-Duc. Samedi à Bayonne, ce dernier m’a donné l’impression de se ménager et c’est toujours dans ces cas-là qu’on se blesse. Il est en tout cas le premier signe de fatigue côté montpelliérain bien qu’il n’ait pas joué en compétition européenne. Quand on commence très tôt, on est souvent à la limite durant toute la saison… Mais il n’avait jamais tant mérité sa place en équipe de France. Wisniewski le remplace au moment où il vit une période de moins bien avec son club (contre Bayonne surtout, moyen également contre Perpignan). Les portes s’ouvrent, attention qu’il ne se pince pas les doigts. Skrela aurait pu être appelé. Ce garçon est tellement sobre qu’il pourrait faire une publicité pour la prévention routière. Comme Poux d’ailleurs, le staff sait qu’il peut l’appeler deux heures avant de prendre l’avion pour la Nouvelle-Zélande, il sera toujours bon. Contrairement à des nouveaux qui ont besoin de réglages.
En aparté, quid de Michalak ? A Toulouse, Kelleher et Skrela en imposent, Vergallo a trouvé ses marques. Il se retrouvera(it) deuxième choix en dix ? Toujours ces fameux allers-retours…

Centres : au vu de son début de saison et de ses prestations au centre, personne n’aurait trouvé à redire si Poitrenaud avait été sélectionné à ce poste… A la place, on verra Estebanez et Marty sur qui il y a bien peu de choses à dire. Notons la sélection de Rougerie, replacé à ce poste à sa demande en club. Et imaginons un axe 10-12-13 Traille-Jauzion-Rougerie qui en imposerait physiquement et en termes d’expérience et de maturité (199 sélections à eux trois et 315 kilos ou pas loin !). Un tel trio aura(it) une influence certaine sur le milieu de terrain où, de toute évidence, l’équipe de France sera(it) performante au point de libérer des espaces pour les…

Ailiers/arrière : par rapport à son début de saison, l’arrivée d’Huget est normale. Même dans un petit match de son équipe comme celui de samedi contre Montpellier, en touchant deux ballons, il sait se montrer dangereux. Il a un gabarit hors norme, en impose physiquement (cf. classement des casseurs de plaquage). Osons donc ! Je pense qu’on verra Médard, qui marche sur l’eau actuellement, à l’autre aile pour donner des pattes à cette équipe et profiter des espaces libérés sur les extérieurs par le puissant milieu de terrain évoqué plus haut. Porical, son aisance derrière et son timing pour entrer dans la ligne complèteront le trio d’attaque. Ces joueurs-là me semblent avoir une longueur d’avance sur Palisson, Arias ou Andreu, joueurs de un contre un dans leur petit couloir.


Quel message Marc Lièvremont a-t-il délivré aux absents et quelle(s) réponse(s) ces joueurs mis de côté (et leurs staffs) peuvent-ils apporter ?
Il faut travailler plus pour ambitionner plus. Que ce message ait été adressé à certains joueurs en particulier n’est pas tout à fait injuste. Il faut être dur avec les talentueux (et être patients avec ceux qui le sont moins). Le potentiel de garçons comme Picamoles, Poitrenaud, Clerc, Fritz ou Bastareaud est tel qu’il faut les pousser au bout du bout afin qu’ils ne se (com)plaisent pas dans un fonctionnement. Dans ce groupe, distinguons ceux ont un problème de tour de taille (Picamoles, Bastareaud et Fritz) et ceux qui doivent améliorer leur panoplie pour (encore plus) faire jouer après eux (Poitrenaud, Clerc et Malzieu) en améliorant la qualité et le timing de leurs passes.

Au-delà de la défense de leurs ouailles – on défend toujours ses enfants surtout quand l’attaque vient de l’extérieur –, les entraineurs de ces joueurs doivent les amener, dans leurs clubs, à travailler plus et mieux pour être prêts à jouer la Coupe du monde.
Il reste tout de même une interrogation de taille derrière l’analyse du groupe et des hommes qui le composent (avec tout de même de nombreuses certitudes) : quel sera le jeu de l’équipe de France à la Coupe du monde et, donc, dans la dernière ligne droite qui l’y mène ? Parce que depuis trois ans, il est difficile de dire qu’on a beaucoup avancé. Entre le rugby du Nord gestionnaire et stratégique (avec les joueurs pour : Servat, Chabal, Harinordoquy, Yachvili, Traille, Rougerie, etc.) et celui sudiste plus expansionniste tourné vers l’animation offensive et la multiplication des temps de jeu, lequel sera choisi ? Reverra-t-on comme en 2010, une grosse mêlée et une grosse défense comme base du jeu du XV de France ? Je m’interroge. Je ne dois pas être le seul.

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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Jeu 2 Déc - 15:58

L’humeur de Jean-Pierre Elissalde : oublions l’utopie, 2011 c’est déjà demain


Posté le 02.12.2010 dans L'humeur de Jean-Pierre Elissalde par JPE / Lu 671 fois

Je rêve de beau jeu, comme tout le monde. Mais il y a urgence. Alors, sans revenir sur ce que nous avons déjà dit dans ces colonnes sur l’animation inoffensive (propos actés par la prestation contre l’Australie), sans m’attarder sur le management déjà évoqué, le mouvement général des joueurs, ni sur les problèmes structurels de notre rugby exposés ici depuis lundi, je préfère rester sur le terrain pour soumettre quelques idées dans la perspective de la Coupe du monde, dans dix mois. J’étais encore entraineur ou manager il n’y pas si longtemps, avec quelques compétences quand même, et dans une telle situation quelles auraient été mes solutions ? Ou mes pistes de travail ?

Avant de les exposer, faisons une analyse, primordiale pour la suite, des matches de l’équipe de France sur les treize derniers mois. J’élude les rencontres contre Samoa et Fidji et je passe la mascarade de juin dernier. Il reste neuf matches (Afrique du Sud et Nouvelle-Zélande en novembre 2009, le Tournoi 2010, Argentine et Australie en novembre 2010). Je constate sur ces rendez-vous un tronc commun de réussite sur lequel fonder quelques espoirs et, dans le même temps, des raisons communes expliquant les échecs, terreau d’un possible désespoir. Mais il y a des solutions. Lorsqu’entraîneur en club, je me trouvais dans une situation difficile, je me penchais sur les périodes où ça marchait bien pour tenter de comprendre ce qui avait fonctionné afin de l’appliquer de nouveau et retrouver ainsi un peu d’allant.
En novembre 2009, lorsque l’équipe de France a battu les Springboks, elle l’a fait sur la force de sa mêlée, c’est d’ailleurs la naissance de la mêlée française qu’on connaît aujourd’hui, sur un jeu au pied de pression assez efficace et sur des valeurs qui lui ont permis de bousculer les Sud-Afs dans le combat et l’agressivité. Je retiens deux symboles de ce match : Barcella s’affirmant (presque trop !) comme un très bon pilier, Millo-Chlusky livrant son match référence en équipe de France. Traille jouait arrière, Dupuy à la mêlée, Mermoz et la puissance de David au centre. Les Bleus n’avaient pas produit un grand match (victoire 20-13), sans trop s’éloigner en termes de jeu, mais il y avait eu un bel essai et les Boks avaient été pris à la gorge.



Jean-Pierre Elissalde. (Photo DR)



Contre les All Blacks à Marseille, les Français s’appuyant sur les mêmes valeurs avaient souffert d’un jeu au pied bâtard à mi-chemin entre l’occupation et la pression/récupération (j’ai retrouvé la même faiblesse contre l’Australie, samedi) encaissant trois essais sur quatre à partir de relances néo-zélandaises du fond du terrain, soit sur des ballons donnés.

Les Français ont ensuite joué le Tournoi 2010 sur leurs points forts, le paquet d’avants et la mêlée, la défense. Ils ont tout de même réussi contre l’Irlande quelques lancements de jeu intéressants avec une animation autour du dix. Juin fut un cauchemar. Puis on a battu l’Argentine, il y a deux semaines, sur les valeurs de combat et de pression, avec cette animation offensive si pauvre. L’Australie, enfin. Malgré tous nos manques et notre jeu au pied si aléatoire, notre exploration dans le jeu (comment parler d’exploitation du ballon ?), malgré toutes nos faiblesses présentes dès le début de partie, à la 50e minute, on tenait encore le score.

Je rappelle que la France sera quoi qu’il arrive en quart de finale de la Coupe du monde et qu’elle devra affronter à ce stade de la compétition l’Angleterre ou l’Argentine, deux concurrents certes sérieux mais pas du calibre des Tri-Nations.
Pour réussir son Mondial et atteindre les demi-finales, l’équipe de France doit, selon moi, insister là où ça fait du bien : la puissance en conquête, l’alignement en touche, en espérant pour ces deux points que Servat ne se blesse pas. Elle doit améliorer son jeu au pied de pression/récupération. A François Trinh-Duc de bosser ! A l’axe 9-10-12 d’équilibrer aussi les initiatives dans ce secteur-là où Parra fut bien trop seul contre l’Australie, match dans lequel le premier centre n’a jamais tapé. Il faut travailler l’organisation sous ce jeu au pied, c’est-à-dire un rideau défensif de récupération. Puis, offensivement, il faut se rappeler ce qu’on a fait contre l’Irlande en 2010 pour oser des lancements de jeu à partir de notre très bonne conquête. Il n’y a rien à inventer en la matière, juste à prendre ce qui existe déjà et nous convient le mieux.

Ce dispositif demande un engagement, une adhésion forte de chacun pour la communauté qui se crée dans la vie de groupe, au jour le jour. Dans la tornade australienne, nous avions tout perdu, il n’y avait plus d’hommes, plus de combattants. Le XV de France d’aujourd’hui ne mérite pas la confiance et la liberté que lui accorde son encadrement. Même les mercredis off doivent être organisés pour sortir du rugby sans sortir du cadre. Il faut imposer plus de contraintes sur et en dehors du terrain. Ça ne vole peut-être pas haut mais ça évite de descendre trop bas (et ne pas descendre, ça me connaît !).

Certains diront que ce pragmatisme est simple, voire simpliste. Pierre Villepreux par exemple, que je respecte énormément et qui présente d’autres compétences et références que les miennes, s’il partage mon constat ne partage pas la vision exposée ici qui, je l’admets bien volontiers, prend des accents « berbiziesque » ou « fourouxien ». Mais que voulez-vous, le laborieux que je suis ne se refait pas ! Il me semble, si près de l’échéance mondiale et si l’on ne veut pas y mourir en quart de finale comme en 1991, que le temps de l’utopie est révolu. Il faut revenir à la réalité et nous appuyer sur nos points forts. Ce n’est pas avec ce jeu-là qu’on gagnera la Coupe du monde, c’est une évidence, mais 2011, c’est demain. Quant au beau jeu, celui qui permet de remporter le titre mondial ou au moins de briller au niveau international, il y a des réformes à faire pour parvenir à le produire. Beaucoup (trop ?) de réformes.

Jean-Pierre Elissalde
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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Ven 3 Déc - 10:44

J'aime bien le personnage
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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Ven 3 Déc - 18:06

Rivière a écrit:
agenais du 84 a écrit:
Non , mais ça on le sait que Galthié va prendre la succession de Marc Lièvremont aprés la Coupe du Monde chez les Blacks .

Mais la Coupe du Monde c'est en septembre/octobre 2011 ! Pas de raison que Galthié quitte Montpellier avant la fin de cette saison ??

Et si le remplacement était plus précoce que prévu ?

C'est ce que je pense aussi...
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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Jeu 9 Déc - 15:29

L’humeur de Jean-Pierre Elissalde : bienvenue, Brivistes, au bal des maudits !


Posté le 09.12.2010 dans L'humeur de Jean-Pierre Elissalde par JPE / Lu 1 004 fois

Comme les trois mousquetaires qui en fait étaient quatre, Brive, la (mauvaise) surprise de la première moitié de Championnat, rejoint le triangle des maudits, La Rochelle, Agen et Bourgoin, pour faire un carré en bas de classement. Les Brivistes étaient encore sixièmes à l’issue de la sixième journée, avec un jeu plein d’allant et de talent. Je vais revenir sur cette dégringolade mais avant j’aimerais parler des petits et du traitement qui leur est réservé dans notre Top 14. Je réitère le constat que j’effectuais déjà en septembre (cf. Se maintenir, c’est souffrir) : il ne fait pas bon être petit dans notre monde, le rugby pro n’échappe pas à la règle.

J’étais à Jean-Dauger pour Bayonne – La Rochelle, j’ai regardé Biarritz – Bourgoin dimanche. Dans l’ensemble, je parle peu des arbitres et de leur arbitrage. Mais les Rochelais ont été pénalisés en mêlée samedi dernier, je n’ai toujours pas compris pourquoi. Ce n’est pas parce qu’il est difficile d’arbitrer que cela doit être fait de manière simpliste. Vous savez l’engagement que j’ai eu et le respect que j’ai toujours pour l’Aviron comme pour le Stade Rochelais, j’étais impartial samedi, mais on a bien sanctionné le douzième qui se déplaçait. Il m’a vraiment semblé que le match n’avait pas été jugé sur la réalité (je sais combien c’est difficile) mais sur les états de service des deux équipes, l’une de la Côte basque qui recevait, l’autre en bas de classement qui se déplaçait… Je ne parle même pas du carton jaune sorti nulle part contre Leopolu.


Jean-Pierre Elissalde. (Photo DR)

C’est ce même sentiment qui m’a fait arrêter de regarder Biarritz – Bourgoin et m’a décidé à aller me promener dans mes montagnes après l’essai de pénalité tout sauf évident accordé aux Biarrots alors qu’ils étaient menés (11-13). La mêlée est une phase terriblement difficile à arbitrer, je suis le premier à la dire, et même quand on l’a comprise, cinq décisions sont possibles : la refaire, sanctionner par un coup-franc, un carton voire deux (un de chaque côté), une pénalité ou un essai de pénalité. Mais pénaliser Bourgoin qui se déplace à Biarritz, c’est tellement facile, c’est tellement dans le sens de la marée. Pour tenter d’expliquer ces deux situations, je parlerais d’arbitres fragiles en prenant, pour une fois, en considération leur caractère plus que leurs compétences. Il est tellement plus simple de respecter l’ordre établi (classement) et de faire ainsi perdurer le bon vieil arbitrage à domicile de ma jeunesse. Dans un tel contexte, je vous le redis, qu’il est difficile d’être petit (surtout chez les grands). Ceci étant, La Rochelle avait le point de bonus au bout des pieds avec deux buts possibles mais manqués…

Revenons à Brive, nouveau venu au bal des maudits, donc, qui, après n’avoir glané qu’un point lors ses deux premières danses à Bourgoin et La Rochelle, découvrait son premier rendez-vous à la maison face à l’un de ses trois adversaires de ce trio si peu magique. Et plouf ! Pauvres Brivistes. Mais que font-ils là ? Je veux dire pourquoi sont-ils là parmi les quatre derniers mais surtout qu’ont-ils fait et que font-ils encore pour en être arrivé là ? Si j’en crois ce qu’on peut en lire et entendre, du psychodrame se terminant par l’éviction de l’entraîneur adjoint – on le saurait si tout d’un coup l’entraîneur adjoint était responsable à lui seul d’une mauvaise passe – à cette réunion pour demander leur avis aux joueurs sur le maintien de l’entraîneur principal (il semblerait qu’on n’en ait même pas tenu compte), on verse dans le ridicule. On n’assiste nulle part ailleurs, et même pas dans le football, à de tel déménagement (en opposition totale au management). N’est-ce pas le président qui doit décider de tout ? Mais si bien sûr. Brive est un club pro, avec des problèmes financiers latents certes, mais on n’y est ni dans un club amateur ni à l’amicale bouliste de Port Neuf, quartier de ma naissance à La Rochelle. Tout y est fait (en ce moment) à contre sens. Heureusement que le potentiel joueurs est là. Même s’ils s’enfoncent actuellement, ils ont les ressources pour s’en sortir sportivement grâce à la qualité de leur effectif. Attention toutefois, et là je parle en connaisseur, le jeu pour se tenir en haut de classement – celui, ambitieux, mis en place depuis le début de saison – et le jeu pour se sortir du bas ne sont pas forcément les mêmes…

Jean-Pierre Elissalde
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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Jeu 9 Déc - 15:43

Ellissalde conclu:

"Attention toutefois, et là je parle en connaisseur, le jeu pour se tenir en haut de classement – celui, ambitieux, mis en place depuis le début de saison – et le jeu pour se sortir du bas ne sont pas forcément les mêmes…"

Le débat est ouvert...mais Lanta et Deylaud ont déjà leur petite idée...
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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Jeu 9 Déc - 18:08

Bon , si j'ai bien compris , si on a gagné , nous le 3eme "petit" c'est par ce que l'arbitre a été bon !

Par contre si Brive se maintient , comme il le prédit , qui est-ce qui descend ?? Il devrait aller au bout de son raisonnement le pro-rochelais !
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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Jeu 9 Déc - 19:50

Oui pour les trois mousquetaires, D'Artagnan ne l'était pas !

A Condom, sur la place les 4 statues révèlent bien cette différence, trois habillées en mousquetaires !.
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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Jeu 9 Déc - 19:54

Sur ce qu'il dit de l'arbitrage, il vaut mieux que ce soit lui que nous (nous on n'y connait rien)

A vrai dire, j'ai aussi vu un essai très généreusement accordé aux rochelais à Bayonne (mais pas le reste du match).
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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Jeu 16 Déc - 12:35

L’humeur de Jean-Pierre Elissalde : Tout va bien, madame la Marquise !



Tout le monde se gargarise à juste titre du bilan des clubs français en Coupe d’Europe lors de la troisième journée : 6½ sur 7 (0,5 pour les deux bonus de Biarritz) et certainement un certain nombre (trois, quatre ?) de qualifiés en perspectives, quelle grande performance des équipes françaises ! Un petit bémol quand même : 47 joueurs* sur 105 alignés par les équipes françaises au départ de ces matches étaient étrangers (45% !). En équipe de France où le bilan face aux grandes nations de rugby avec 151 points encaissés pour 46 inscrits lors des quatre derniers matches (Af’Sud, Argentine deux fois et Australie) est loin d’être aussi glorieux, il y avait 100% de Français sur la pelouse… Mais à part ça, tout va très bien madame la Marquise.

Notre élite ne s’est jamais aussi bien portée, ces résultats européens le prouvent, les stades sont pleins, en hausse même, nous dit la LNR, par rapport à l’année dernière sur la même période. Le Top 14 est un championnat difficile, disputé. On annonce déjà un nouvel afflux de stars étrangères après la prochaine Coupe du monde (Carter, Ashley-Cooper, Elsom, Giteau, etc.). Notre championnat sera donc encore plus riche. Bayonne, Paris, le Racing s’apprêtent à évoluer dans de grands et beaux stades. Et pendant ce temps-là, en bas, Brive coince financièrement et demande une baisse de salaire à ses joueurs, Bourgoin, en fâcheux déséquilibre au-dessus d’un gouffre financier qui semble sans fond (comment peut-on en arriver là d’ailleurs ? on aura l’occasion d’y revenir), change encore de président. Je souhaite bonne chance aux promus qui monteront de Pro D2 la saison prochaine, sauf Lyon peut-être… J’ajoute en passant que si les stades sont pleins en Top 14, on constate une baisse des entrées en Pro D2. Mais tout va très bien, madame la Marquise.


L’argent coule à flots, n’est-ce pas ? On annonce des droits TV en hausse (dans quel but ? améliorer la formation ou augmenter encore et toujours les salaires ?). Les stades poussent à Paris, celui du Stade Français, celui du Racing et maintenant voilà que la fédé s’y met et veut le sien. Avec le Parc des Princes et le Stade de France, on aura bientôt cinq grands stades dans la capitale (quid de la province ?). Mais d’où vient l’argent ? Il se dit que, pour tenir la cadence, Montpellier s’appuiera sur des investisseurs russes et sud-africains l’an prochain. L’argent, ça va, ça vient puis ça ne vient plus. Regardez chez nos cousins footeux, Grenoble a été repris par des Japonais, qui, soudainement, en ont marre de cracher au bassinet comme disait mon grand-père. Le club est au bord de la cessation de paiement. L’argent, qui afflue certes mais pour combien de temps, a de moins en moins de couleur et d’odeur. Mais tout va bien madame la Marquise.

Et quand on regarde la cartographie du rugby professionnel français, que constate-t-on ? A part deux grands clubs à Paris (c’est certainement la seule nouveauté de l’ère pro), il n’y a rien au-dessus d’une ligne La Rochelle-Aurillac-Oyonnax. Comme il y a vingt ans. Comme toujours finalement. Surtout ne changeons rien, tout va bien madame la Marquise !

Un mot aussi sur les arbitres. Lors de cette troisième journée européenne, les arbitres britanniques n’ont rien changé dans leur comportement à notre égard (cf. Paul Sackey… saqué avant d’aplatir sans aucune réaction du directeur de jeu). De notre côté de la Manche, on persiste à croire en la valeur de nos arbitres mais il n’y a qu’un Français dans le panel retenu pour arbitrer le Tournoi des Six Nations 2011 : Romain Poite. Ça fait un sommet de pyramide très pointu ! Quand on sait que la base n’est pas large et que les arbitres font cruellement défaut à certains niveaux de compétition amateur (j’en ai déjà parlé ici, 3 matches sur 5 sans arbitre officiel), il y a de quoi se poser des questions. Mais tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des championnats au monde.

Est-ce si sûr ? Notre élite ne se développe-t-elle pas au détriment des plus faibles ? J’ai ma réponse. La précarité financière des clubs amateurs et préformateurs s’accentue. Qu’il est difficile de trouver des éducateurs aujourd’hui, les arbitres j’en ai parlé, de former des joueurs sans se les faire piller par ceux, rares finalement mais très puissants, qui détiennent les cordons de la bourse. C’est valable à chaque niveau de compétition et entre les différents niveaux. Au fait, le labeur et la formation d’un côté, la bourse de l’autre, ça ne vous rappelle rien ?

Oyez, oyez, braves gens, dormez tranquille, nous veillons sur vous. Les discours lénifiants de nos dirigeants visent à nous « abalourdir » toujours un peu plus. Surtout que nous ne réfléchissions pas. Nul besoin, nous avons du pain et des jeux. Quoique du jeu… dans notre championnat…

Jean-Pierre Elissalde



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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Jeu 16 Déc - 20:10

Suis pas toujours d'accord avec lui; mais là, très bon papier.
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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Jeu 24 Fév - 14:00

L’humeur de Jean-Pierre Elissalde : Le beau, le bon, le bon, le beau, question de point de vue

Posté le 24.02.2011 - rugby connections.fr


Marc Lièvremont limite de plus en plus les expériences pour s’appuyer sur… l’expérience des uns et des autres à leurs postes, c’est ce que je retiens de la composition de l’équipe de France qui jouera samedi contre l’Angleterre. La seule nouveauté qui perdure est le positionnement de Rougerie en deuxième centre. Pour le reste, on est revenu à du classique. Mais avant de parler d’Angleterre-France, je voudrais revenir sur le week-end de Top 14 et sur deux matches à la physionomie opposée qui, pourtant, ont l’un et l’autre procuré beaucoup de plaisir. Ils révèlent une chose : tout ce qui est beau n’est pas forcément bon et tout ce qui est bon n’est pas forcément beau. Je m’explique.

L’affiche Castres-Montpellier a donné à un match assez fou, match pour les attaquants avec 9 essais dont 5 essais d’ailier et plus encore marqués en position très excentrée (cf. Ouedraogo) preuve que le jeu fut tourné vers les extérieurs, plus de 400 m gagnés par les Montpelliérains balle en main, 102 passes côté castrais. Les joueurs, les staffs, le public en tribune et devant sa télé ont forcément ressenti beaucoup de plaisir et ce score assez inhabituel dans notre Championnat (43-29) a au moins eu le mérite de faire parler de Castres – on peut aussi bien jouer au rugby ailleurs que dans certaines académies. Tout le monde a dit que c’était un bon match. En était-ce vraiment un ? Qui dit but de pénalité ou essai dit faute de défense (on le voit trop avec l’équipe de France). Ceci étant, notre rugby est aussi un sport spectacle. Pourquoi n’offririons-nous donc pas aux mécènes, sponsors, diffuseurs (surtout en période de négociation !) et aux différents publics, initiés ou non, quelques friandises ?




Jean-Pierre Elissalde. (Photo DR)


J’ai pourtant retenu un match certes moins beau mais au moins tout aussi bon : la performance d’Agen vainqueur de Toulon dans un match couperet qui s’est joué aux couteaux. A l’image de leur troisième ligne, le lion Monribot et le capitaine Badenhorst, et de leurs récents transferts déjà irréprochables dans leur engagement, Senekal en provenance de Toulon justement et Tian de Bourgoin, les Agenais se sont envoyés sans compter. Les stats ne sont pas les mêmes que celles du match cité plus haut. Je retiendrais deux chiffres symboliques : les 4 passes de l’ouvreur Barnard et ses 16 coups de pied dans le jeu (source Opta). Les essais sont des essais de milieux défensifs, le 6 et le 7 agenais (le 9 à Toulon), inscrits dans les rares zones, au près, où il y avait un peu d’espace. Une telle performance reflète une vraie maîtrise stratégique des coaches, une implication et une application des joueurs à la hauteur, le tout tendu vers un seul objectif : maintenir l’équipe en élite. Les Agenais ont poussé à leur paroxysme l’engagement et la capacité à jouer là où ils se savaient meilleurs, dans l’affrontement et dans les airs notamment. On est peut-être loin des arabesques de Castres-Montpellier mais la volonté et la maîtrise agenaises ont forcé mon admiration de laborieux. Et quelle communion entre les joueurs, le staff et le public, même au pays des grands manieurs de ballon qu’étaient Sella, Mothe, Viviès ou Delage !

Il y a donc eu ce week-end une rencontre qui a symbolisé la liberté et l’esprit d’entreprise et une autre qui a incarné la stratégie et la programmation. Les deux ont généré un beau spectacle, différent mais équivalent dans le sens où le public a vibré dans les deux cas – il faut d’ailleurs continuer à initier le public peut-être moins connaisseur afin qu’il perçoive aussi le beau qu’on peut trouver dans la bonne perf agenaise. Au passage, je souligne qu’Agen, comme Brive dans une moindre mesure, qui luttent pour ne pas descendre ont en termes de jeu changé leur fusil d’épaule en cours de saison pour revenir à un rugby moins expansif et moins ambitieux. Seul La Rochelle poursuit dans la voie du jeu. On verra quelle option s’avérera payante mais il est évident qu’on ne joue pas de la même manière pour être Champion ou pour éviter la relégation – et je sais de quoi parle. Il faut savoir s’adapter à la situation.

Cette dernière remarque me ramène tout naturellement à l’équipe de France. Comme Agen face à Toulon, l’équipe de France, à mon sens, devra pour battre nos « amis » anglais s’appuyer sur une stratégie peut-être limitée mais intensive. Je doute que nos Bleus aient la capacité de déplacement pour faire face, en attaque comme en défense, aux longues séquences qu’imposeront les Anglais – espérons à ce sujet qu’on aura plus d’un Monribot dans le moteur. Répondre au rythme anglais par du rythme sera(it) suicidaire. Dès que nos poumons brûleront, et cela risque de brûler vite chez nos avants à la VMA (très) moyenne, il faudra recourir à un jeu au pied précis de récupération/pression ou de pression/récupération pour pousser les Anglais à la faute. Et tout le monde célébrera la victoire – si victoire il devait y avoir. Belle ou bonne. Bonne ou belle.

Jean-Pierre Elissalde

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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Jeu 24 Fév - 15:28

Houla, va falloir retenir cette chronique où pour une fois Jean-Pierre Elissalde parle d'Agen et encore plus rare : il parle de nous en bien !! shakng2 Mr.Red

Il l'a aussi fait dans les Spécialistes, ce mardi, donc il s'améliore... Mr.Red
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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Jeu 24 Fév - 16:51

Moi je crois qu'il veut nous endormir !!

Benjamin Ferrou lors d'un entretien sur un magazine sportif des Charentes Maritimes dit que La Rochelle mériterait d'être devant Agen et Brive vu leur jeu produit !!

Manque pas d'air le garçon ??Il est gonflé ce mec-là ... comme disais Coluche !!

Il avait qu'a battre Imanol et ses troupes !! Il était sur le terrain ce jour là! Enfin il parle du 1er au classement venus à La Rochelle met oublie de mentionner qu'il manquait la moitié de l'équipe qui avait joué la finale de la Coupe d'Europe !!
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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Jeu 24 Fév - 16:57

scaliger a écrit:
Moi je crois qu'il veut nous endormir !!

Benjamin Ferrou lors d'un entretien sur un magazine sportif des Charentes Maritimes dit que La Rochelle mériterait d'être devant Agen et Brive vu leur jeu produit !!

Manque pas d'air le garçon ??Il est gonflé ce mec-là ... comme disais Coluche !!

Il avait qu'a battre Imanol et ses troupes !! Il était sur le terrain ce jour là! Enfin il parle du 1er au classement venus à La Rochelle met oublie de mentionner qu'il manquait la moitié de l'équipe qui avait joué la finale de la Coupe d'Europe !!

Toute façon ça doit être une spécialité rochelaise de ne pas manqué d'air ou d'être gonflé, on a bien vu quand ils sont venus à Agen, ils avaient gagner avec le bonus avant de jouer le match...

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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Jeu 24 Fév - 17:07

Moi, ça ne m'étonne pas qu'il préfère un match comme Agen-Toulon à Castres-Montpellier.
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MessageSujet: Re: L'humeur de Jean-Pierre Elissalde   Aujourd'hui à 11:36

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