Forum LE SUA VAINCRA


 
Le sua-vaincraAccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexionLe sua-vaincra

Partagez | 
 

 Christian LANTA, le doyen du TOP14 : Midol du 06/02

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
SUALG_BILBAO
Joue en pro d2
Joue en pro d2


Masculin
Nombre de messages : 383
Age : 38
localisation : BILBAO - Espagne
Date d'inscription : 23/08/2009

MessageSujet: Christian LANTA, le doyen du TOP14 : Midol du 06/02   Lun 6 Fév - 11:40

Christian LANTA -Manager d'Agen. A bientôt 60 ans, il s'apprête à vivre sa dernière aventure d'entraîneur. Après 12 ans en Lot-et-Garonne, le doyen des coachs du TOP14 quittera le SUALG pour finir sa carrière à Bayonne. Un crèe-coeur mais aussi une libération.


CHEF DE CHANTIERS


Le président Camou avait invité tout le monde . Samedi, l'ensemble des staffs du TOP14 était convié à assister au match des Bleus contre l'Italie au Stade de France. Christian LANTA n'y est pas allé. " Je trouve cette démarche très bien mais elle ne m'intéresse pas. J'ai envie de vivre le rugby en tant qu'acteur, sur le terrain, avec les joueurs.Ce qui me plait c'est l'entrainement, le management, faire progresser un groupe. Par mon expérience, je suis beaucoup moins intéressé par ce qui se passe autour." Il faut dire que le manager agenais est occupé ces derniers jours. La semaine dernière, alors que le TOP14 faisait relâche, son équipe était l'une des seules à ne pas avoir pris de vacances. Et il y a du boulot en ce moment. Agen a remporté un seul de ses cinq derniers matchs et la réception de Castres, capitale, se profile le 11 février. Il fallait que les joueurs restent concentrés. Et puis " ce n'était pas le moment de se disperser. Les vacances c'est profitable quand tout va bien". Chrsitain Lanta évoque bien sûr cette "crise" qui a secoué le SUALG en décembre, quand il n'a pu s'entendre avec le président Tingaud sur une prolongation de contrat et que la rumeur de son départ a agité tout le Lot-etGaronne, avant d'être confirmée par l'Aviron bayonnais.
Entretemps, le SUALG a vécu un mois de tourments qui ont fragilisé une équipe alors cinquième du TOP14 et qui, depuis, peine à se retrouver. Cette période trouble laisse encore des traces. "On est en convalescence", livre Lanta. Qui ça , on ? Les joueurs ? Lui ? Sûrement un peu les deux. Il assure pourtant que la page est tournée. " Je suis tout à fait en accord avec moi-même. Alain Tingaud a très bien dit ce qui est important, c'est le projet et non pas les hommes. A partir du moment où un président et un entraineur n'ont pas du tout la même conception des choses, ce n'est pas possible. Est arrivé le moment où on ne pouvait plus travailler ensemble. Agen, qui a de très petits moyens, ne peut se payer le luxe de dissensions ".
Alors l'aventure est finie. Après douze années passées au SUALG (1998-2006, 2008-2012), Christian Lanta s'en ira en juin. Et si sa décission est aujourd'hui irrévocable, il avoue avoir peu dormi, parfois. " Mon choix n'a pas été difficile. Ce qui l'a été, c'est de couper le cordon compte tenu de la fabuleuse histoire sportive vécue avec ce groupe. Ca a été d'autant plus pénible que le groupe n'a pas accepté notre décision au début. J'avais beaucoup réfléchi, j'étais sur de mon choix et quand vos joueurs vous réitèrent leur attachement, vous disent :"J'arrête, je ne joue plus", vous êtes perturbé."
Mais impossible de revenir en arrière. Trop de désaccords, trop de rancoeurs. Aujourd'hui, Christian Lanta parle de délivrance. " Autant c'est un crève-coeur sur le plan sportif, par rapport à tout le travail que nous avons effectué, autant c'est une libération parce qu'il y a une inadéquation totale entre le message qu'on essaie de faire passer sur le terrain et le discours du club. Il est très malaisé de vivre en décalage avec ces propres idées. Vous êtes pris dans un dilemme permanant. C'est pour cela que j'avais failli ne pas resigner l'année de la montée (en 2010, N.D.R.L.)." La rivalité Tingaud-Lanta coute cher au club. Une guerre d'égo ? "Ceux qui ont toujours pensé ça n'ont rien compris. Justement le fait que j'aime profondément ce club, que j'y sois viscéralement verrouillé (sic) est peut-être ce qui m'a piégé. J'y ai mis une part d'affectif et je m'impliquais à fond. Je crois que, ce que veut le président, c'est que chacun reste dans son domaine. Ce sera le cas avec les nouveaux coachs qui n'ont jamais entrainé ou joué à Agen. Ce qui arrive en ce moment au SUALG, c'est très bien, même si c'est dur pour moi. Je le dis et je le pense parce que je suis profondément agenais."
Christian Lanta tourne maintenant son regard vers la Côte Basque et Bayonne. Le doyen des entraineurs du TOP14 - il aura 60 ans en juin - s'y est engagé pour trois ans et il finira sa carrière là-bas. Avec Christophe Deylaud. Evidemment. A eux deux, ils forment un duo doué, indissociable, qui aurait déjà signé à l'Aviron Bayonnais en 2008 si Francis Salagoïty, le président d'alors, n'avait pas changé d'avis.. Là-bas, Lanta devra redémarrer à zéro.Batisseur dans l'ame. " Cette image ne me déplait pas. C'est le constat de ma carrière. Je suis un entraineur plus à l'aise dans la stabilité. Je ne suis pas de ceux qui, sur un an ou deux, recrutent les meilleurs et deviennent champions. " Que va-t-il donc faire à l'Aviron Bayonnais, avec ses stars et sa boulimie d'entraineurs ? "Peut-être, justement, les dirigeants se disent-ils qu'ils vont pouvoir construire sur la durée en nous recrutant. J'espère qu'on pourra bâtir là-bas aussi."
Eternel chef de chantier, Christian Lanta est impatient de rejoindre les bords de la Nive. " Même s'il y a des secousses, c'est un club qui attire. Il possède une forte histoire, une forte identité.Il nous tarde d'y être. De très bien finir avec Agen d'abord, puis de se lancer dans ce projet, parce qu'on y croit beaucoup. Et même si Bayonne repart en PROD2, alors nous aurons une certaine connaissance de ce championnat.Nous essaierons de le faire remonter parce que, inutile de le cacher, nous allons là-bas pour tutoyer le haut niveau. "
Ironie du sort, alors qu'il partait dans un club qui avait les moyens de ses ambitions, le technicien pourrait se retrouver à partir d'en bas, encore une fois. Et ça ne l'effraie pas. Parce que ce qui le motive par dessus tout, c'est lerugby. Dans le plus pur sens du terme.Sa passion, sa vie, son quotidien, ses jours et ses nuits, c'est le jeu. Depuis le début de sa carrière d'entraineur, en 1984, il n'a eu de cesse de suivre son évolution et de s'enfiévrer à le décortiquer et à le transmettre. Qu'il atteigne les sommets, avec le titre de champion de France du Racing en 1990, ou qu'il connaisse l'échec, comme ce fut le cas lors de son aventure écourtée à Lyon en 2006-2007, l'apprentissage et le gout de la formation demeurent la base de son engagement. Séquelles, peut-être, de son passé de prof surdoué, qui avait terminé quatrième au CAPES et s'était payé le luxe d'enseigner à Henry IV pour ces premiers pas dans l'Education nationale. " On a souvent dit que Lanta était plus un éducateur qu'un entraineur, c'est une chose que j'ai toujours appréciée ", sourit-il. " Le jeu, c'est ce qui les fait vivre avec Christophe, dessine Monribot. CHristian se fait très bien comprendre, c'est un vrai pédagogue. Tout est clair avec lui. Il est extrêmement compétent, compte plus de 60% de victoire avec Agen. Maintenant il faut avancer, mais c'est vrai qu'on a du mal à imaginer son départ. Lui et Christophe nous ont fait évoluer comme joueurs mais aussi grandir en tant qu'hommes. Quand ils sont revenus à Agen, on était un peu orphelins. "
Maintenant, il est l'heure de couper le cordon. Et c'est bien connu, " c'est toujours plus dur pour les parents", sourit Christian Lanta qui ne s'en cache pas une seconde.

SOUS LE FEU LA GLACE...


Ne vous fiez pas aux apparences : Christian Lanta est, de son propre aveu, un "faux calme". " Et encore, je me suis assagi. Mais parlez-en à l'équipe de 2002 (qui a disputé la finale du championnat contre Biarritz, N.D.R.L.). Ils ont vu quelques tableaux voler !" Christian Lanta, c'est le feu. Comme Christophe Deylaud. " Les gens ont l'impression que lui, c'est l'eau, mais ils ont tort, lache son acolyte. Il a un très, très fort caractère. Moi aussi d'ailleurs. Mais ça fonctionne entrenous, parce qu'on arrive à se réguler." L'ancien toulousain connait son collègue, son ami, par coeur. Il sait ses qualités et ses défauts. " Il peut paraitre raide, très dur avec ses joueurs, mais c'est parce qu'il connait le prix à payer pour faire évoluer un groupe. Il est très exigeant envers lui-même et donc envers les autres. Et il protègera toujours son équipe des critiques et des médias. Il prend ses responsabilités, ce qui ne l'empêche pas de dire aux joueurs ce qu'il pense d'eux." "Je crois profondément que ce qui fait avancer un groupe, c'est avant tout d'être confronté à la réalité, assure Lanta. L'honnêteté est indispensable pour créer une relation de confiance." Une conception des rapports humains simple mais efficace. Jean Monribot témoigne : " Christian, c'est un Monsieur. La première fois qu'il m'a intégré au groupe pro en 2005, j'avais 17 ans et il m'impressionnait. Quand il est revenu à Agen, il nous impressionnait encore d'ailleurs. Mais il est droit. Si on s'y "file" comme il faut, il a confiance. C'est juste qu'il déteste perdre. Lui et Christophe, ce sont des barjots de la victoire."

Propos receuillis par Emilie DUDON, envoyée spéciale.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
armandie
Joue en pro d2
Joue en pro d2


Masculin
Nombre de messages : 432
Age : 63
Date d'inscription : 22/11/2011

MessageSujet: Re: Christian LANTA, le doyen du TOP14 : Midol du 06/02   Lun 6 Fév - 16:46

sualg92 a écrit:
Christian LANTA -Manager d'Agen. A bientôt 60 ans, il s'apprête à vivre sa dernière aventure d'entraîneur. Après 12 ans en Lot-et-Garonne, le doyen des coachs du TOP14 quittera le SUALG pour finir sa carrière à Bayonne. Un crèe-coeur mais aussi une libération.


CHEF DE CHANTIERS


Le président Camou avait invité tout le monde . Samedi, l'ensemble des staffs du TOP14 était convié à assister au match des Bleus contre l'Italie au Stade de France. Christian LANTA n'y est pas allé. " Je trouve cette démarche très bien mais elle ne m'intéresse pas. J'ai envie de vivre le rugby en tant qu'acteur, sur le terrain, avec les joueurs.Ce qui me plait c'est l'entrainement, le management, faire progresser un groupe. Par mon expérience, je suis beaucoup moins intéressé par ce qui se passe autour." Il faut dire que le manager agenais est occupé ces derniers jours. La semaine dernière, alors que le TOP14 faisait relâche, son équipe était l'une des seules à ne pas avoir pris de vacances. Et il y a du boulot en ce moment. Agen a remporté un seul de ses cinq derniers matchs et la réception de Castres, capitale, se profile le 11 février. Il fallait que les joueurs restent concentrés. Et puis " ce n'était pas le moment de se disperser. Les vacances c'est profitable quand tout va bien". Chrsitain Lanta évoque bien sûr cette "crise" qui a secoué le SUALG en décembre, quand il n'a pu s'entendre avec le président Tingaud sur une prolongation de contrat et que la rumeur de son départ a agité tout le Lot-etGaronne, avant d'être confirmée par l'Aviron bayonnais.
Entretemps, le SUALG a vécu un mois de tourments qui ont fragilisé une équipe alors cinquième du TOP14 et qui, depuis, peine à se retrouver. Cette période trouble laisse encore des traces. "On est en convalescence", livre Lanta. Qui ça , on ? Les joueurs ? Lui ? Sûrement un peu les deux. Il assure pourtant que la page est tournée. " Je suis tout à fait en accord avec moi-même. Alain Tingaud a très bien dit ce qui est important, c'est le projet et non pas les hommes. A partir du moment où un président et un entraineur n'ont pas du tout la même conception des choses, ce n'est pas possible. Est arrivé le moment où on ne pouvait plus travailler ensemble. Agen, qui a de très petits moyens, ne peut se payer le luxe de dissensions ".
Alors l'aventure est finie. Après douze années passées au SUALG (1998-2006, 2008-2012), Christian Lanta s'en ira en juin. Et si sa décission est aujourd'hui irrévocable, il avoue avoir peu dormi, parfois. " Mon choix n'a pas été difficile. Ce qui l'a été, c'est de couper le cordon compte tenu de la fabuleuse histoire sportive vécue avec ce groupe. Ca a été d'autant plus pénible que le groupe n'a pas accepté notre décision au début. J'avais beaucoup réfléchi, j'étais sur de mon choix et quand vos joueurs vous réitèrent leur attachement, vous disent :"J'arrête, je ne joue plus", vous êtes perturbé."
Mais impossible de revenir en arrière. Trop de désaccords, trop de rancoeurs. Aujourd'hui, Christian Lanta parle de délivrance. " Autant c'est un crève-coeur sur le plan sportif, par rapport à tout le travail que nous avons effectué, autant c'est une libération parce qu'il y a une inadéquation totale entre le message qu'on essaie de faire passer sur le terrain et le discours du club. Il est très malaisé de vivre en décalage avec ces propres idées. Vous êtes pris dans un dilemme permanant. C'est pour cela que j'avais failli ne pas resigner l'année de la montée (en 2010, N.D.R.L.)." La rivalité Tingaud-Lanta coute cher au club. Une guerre d'égo ? "Ceux qui ont toujours pensé ça n'ont rien compris. Justement le fait que j'aime profondément ce club, que j'y sois viscéralement verrouillé (sic) est peut-être ce qui m'a piégé. J'y ai mis une part d'affectif et je m'impliquais à fond. Je crois que, ce que veut le président, c'est que chacun reste dans son domaine. Ce sera le cas avec les nouveaux coachs qui n'ont jamais entrainé ou joué à Agen. Ce qui arrive en ce moment au SUALG, c'est très bien, même si c'est dur pour moi. Je le dis et je le pense parce que je suis profondément agenais."
Christian Lanta tourne maintenant son regard vers la Côte Basque et Bayonne. Le doyen des entraineurs du TOP14 - il aura 60 ans en juin - s'y est engagé pour trois ans et il finira sa carrière là-bas. Avec Christophe Deylaud. Evidemment. A eux deux, ils forment un duo doué, indissociable, qui aurait déjà signé à l'Aviron Bayonnais en 2008 si Francis Salagoïty, le président d'alors, n'avait pas changé d'avis.. Là-bas, Lanta devra redémarrer à zéro.Batisseur dans l'ame. " Cette image ne me déplait pas. C'est le constat de ma carrière. Je suis un entraineur plus à l'aise dans la stabilité. Je ne suis pas de ceux qui, sur un an ou deux, recrutent les meilleurs et deviennent champions. " Que va-t-il donc faire à l'Aviron Bayonnais, avec ses stars et sa boulimie d'entraineurs ? "Peut-être, justement, les dirigeants se disent-ils qu'ils vont pouvoir construire sur la durée en nous recrutant. J'espère qu'on pourra bâtir là-bas aussi."
Eternel chef de chantier, Christian Lanta est impatient de rejoindre les bords de la Nive. " Même s'il y a des secousses, c'est un club qui attire. Il possède une forte histoire, une forte identité.Il nous tarde d'y être. De très bien finir avec Agen d'abord, puis de se lancer dans ce projet, parce qu'on y croit beaucoup. Et même si Bayonne repart en PROD2, alors nous aurons une certaine connaissance de ce championnat.Nous essaierons de le faire remonter parce que, inutile de le cacher, nous allons là-bas pour tutoyer le haut niveau. "
Ironie du sort, alors qu'il partait dans un club qui avait les moyens de ses ambitions, le technicien pourrait se retrouver à partir d'en bas, encore une fois. Et ça ne l'effraie pas. Parce que ce qui le motive par dessus tout, c'est lerugby. Dans le plus pur sens du terme.Sa passion, sa vie, son quotidien, ses jours et ses nuits, c'est le jeu. Depuis le début de sa carrière d'entraineur, en 1984, il n'a eu de cesse de suivre son évolution et de s'enfiévrer à le décortiquer et à le transmettre. Qu'il atteigne les sommets, avec le titre de champion de France du Racing en 1990, ou qu'il connaisse l'échec, comme ce fut le cas lors de son aventure écourtée à Lyon en 2006-2007, l'apprentissage et le gout de la formation demeurent la base de son engagement. Séquelles, peut-être, de son passé de prof surdoué, qui avait terminé quatrième au CAPES et s'était payé le luxe d'enseigner à Henry IV pour ces premiers pas dans l'Education nationale. " On a souvent dit que Lanta était plus un éducateur qu'un entraineur, c'est une chose que j'ai toujours appréciée ", sourit-il. " Le jeu, c'est ce qui les fait vivre avec Christophe, dessine Monribot. CHristian se fait très bien comprendre, c'est un vrai pédagogue. Tout est clair avec lui. Il est extrêmement compétent, compte plus de 60% de victoire avec Agen. Maintenant il faut avancer, mais c'est vrai qu'on a du mal à imaginer son départ. Lui et Christophe nous ont fait évoluer comme joueurs mais aussi grandir en tant qu'hommes. Quand ils sont revenus à Agen, on était un peu orphelins. "
Maintenant, il est l'heure de couper le cordon. Et c'est bien connu, " c'est toujours plus dur pour les parents", sourit Christian Lanta qui ne s'en cache pas une seconde.

SOUS LE FEU LA GLACE...


Ne vous fiez pas aux apparences : Christian Lanta est, de son propre aveu, un "faux calme". " Et encore, je me suis assagi. Mais parlez-en à l'équipe de 2002 (qui a disputé la finale du championnat contre Biarritz, N.D.R.L.). Ils ont vu quelques tableaux voler !" Christian Lanta, c'est le feu. Comme Christophe Deylaud. " Les gens ont l'impression que lui, c'est l'eau, mais ils ont tort, lache son acolyte. Il a un très, très fort caractère. Moi aussi d'ailleurs. Mais ça fonctionne entrenous, parce qu'on arrive à se réguler." L'ancien toulousain connait son collègue, son ami, par coeur. Il sait ses qualités et ses défauts. " Il peut paraitre raide, très dur avec ses joueurs, mais c'est parce qu'il connait le prix à payer pour faire évoluer un groupe. Il est très exigeant envers lui-même et donc envers les autres. Et il protègera toujours son équipe des critiques et des médias. Il prend ses responsabilités, ce qui ne l'empêche pas de dire aux joueurs ce qu'il pense d'eux." "Je crois profondément que ce qui fait avancer un groupe, c'est avant tout d'être confronté à la réalité, assure Lanta. L'honnêteté est indispensable pour créer une relation de confiance." Une conception des rapports humains simple mais efficace. Jean Monribot témoigne : " Christian, c'est un Monsieur. La première fois qu'il m'a intégré au groupe pro en 2005, j'avais 17 ans et il m'impressionnait. Quand il est revenu à Agen, il nous impressionnait encore d'ailleurs. Mais il est droit. Si on s'y "file" comme il faut, il a confiance. C'est juste qu'il déteste perdre. Lui et Christophe, ce sont des barjots de la victoire."

Propos receuillis par Emilie DUDON, envoyée spéciale.
Il va nous faire pleurer le mec...
Qu'il termine la saison ca sera déja pas mal .... Les joueurs sont de grands garçons bien rémunérés, il ne vont pas pleurer, qui n'a pas eu de déceptions professionnelles ?.........
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Christian LANTA, le doyen du TOP14 : Midol du 06/02
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Christian LANTA, le doyen du TOP14 : Midol du 06/02
» Interview Christian Lanta (Sud Ouest)
» Interview Christian Lanta (La Dépêche)
» Interview Christian Lanta SO
» Entretien Christian Lanta (Quidam)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum LE SUA VAINCRA :: **Forum de rugby du Sua** :: -Messages aux joueurs/interviews/articles-
Sauter vers: