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 ITW hors SUA

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passetaballe
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MessageSujet: ITW hors SUA   Dim 7 Sep 2014 - 11:53



Je trouve tres interessante l itw d Alain Penaud, tant sur sa relation avec Brive que sur son analyse du rugby
un gars qu on ferait bien un jour de solliciter

http://www.rugbyrama.fr/rugby/top-14/2014-2015/top-14-alain-penaud-le-temps-d-avance-qu-avait-toulouse-dans-les-annees-90-et-2000-est-perdu_sto4388293/story.shtml


Avant le match Brive-Toulouse de samedi, nous avons rencontré l'ancien numéro dix ce ces deux équipes: Alain Penaud. Dans cette première partie, il revient sur sa carrière, l'après-rugby et les Bleus. A un an du Mondial, l'ancien ouvreur international, Alain Penaud (45 ans, 32 sélections), se montre inquiet du retard pris sur plusieurs nations. Il garde néanmoins espoir.

Tout passionné de rugby se souvient forcément de ce joueur à la belle gueule, réputé pour son jeu à la main, sa vision du jeu et son crochet intérieur dévastateur. Alain Penaud, demi d'ouverture de légende du CA Brive Corrèze Limousin (263 apparitions en championnat sous le maillot blanc et noir, le record du club) passé par les Saracens (Angleterre), le Stade toulousain, le Stade français avant de finir sa carrière de joueur au Lyon Olympique Universitaire et y débuter celle d'entraîneur a laissé une trace indélébile dans le paysage du rugby hexagonal.

Par sa forte personnalité, on le disait mauvais caractère, renfermé. Comme beaucoup de grands joueurs, Alain avait sa part d'ombre et de mystère. Mais au fond, un être généreux et parfois fragile. Qu'on l'aimait ou le détestait, il ne laissait personne indifférent. Même si quelques tâches noires viennent obscurcir le tableau de sa carrière, le palmarès de l'homme plaide en sa faveur: 32 sélections en équipe de France (10 essais inscrits) dont un Grand Chelem 1997, vainqueur du Challenge Yves-du-Manoir avec Brive et vice-champion de France la même année (1996), champion d'Europe (1997) toujours avec Brive et proche d'un doublé historique l'année suivante (1998) s'inclinant en finale contre Bath 18-19. Il a connu l'apothéose de sa longue et riche carrière à 33 ans en soulevant le fameux Bouclier de Brennus et remportant ainsi le titre de champion de France avec le Stade toulousain en 2001. Il a mis fin à sa carrière au Lou en 2007 avant de se reconvertir comme consultant pour la chaîne L'Equipe TV puis directeur commercial chez Andros. Il s'est longuement confié à nous.

Retiré du monde du rugby professionnel, quelles sont vos activités à présent ?

Alain PENAUD: Je m'occupe de la direction commerciale de la filiale "confiserie" du groupe Andros notamment les fameuses sucettes "Pierrot Gourmand".

Si vous deviez changer une chose dans votre carrière de jouer...

A.P.: Je ne sais pas. Honnêtement, je ne me suis jamais penché sur la question car je n'ai véritablement jamais eu de regrets. Je pense que toutes les décisions que j'ai pu prendre en leur temps ont été réfléchies, mûries et influencées par les situations de l'époque. Donc je ne vois pas pourquoi je reviendrais dessus aujourd'hui. Toutes n'ont pas débouché sur les attentes que je pouvais imaginer mais cela, on ne le sait pas avant de prendre la décision.

Alain, en toute sincérité, pensez-vous que l'image collée à votre personnage a pu ternir votre carrière auprès des sélectionneurs et entraîneurs ?

A.P.: Je ne sais pas. Mais je crois que l'image caricaturée que l'on a faite de moi n'était et n'est pas celle que j'ai de moi-même et je pense sincèrement qu'il y a un décalage entre cette image et la réalité. Après, les sélectionneurs et entraîneurs étaient, me semble-t-il, de bonne foi pour ne pas tenir compte de cette image-là même si parfois, certains ont pu être dévoyés par ce qu'ils pouvaient lire ou entendre. J'ose espérer que j'ai eu la carrière que je méritais.

" Je me suis parfois emmerdé sur le pré alors je n'imagine même pas mes centres, mes ailiers et mes arrières de l'époque"

Qu'est ce qui a coincé en équipe de France pour que vous y fassiez autant d'allers et retours ?

A.P.: Je crois tout simplement que la période n'était pas propice aux qualités que je pouvais posséder pour l'époque. Les sélectionneurs étaient dans une recherche de joueurs différents avec d'autres ambitions de jeu. Il n'y a aucune à dévalorisation à cela. Chaque joueur avait un profil différent et le mien était plus dans l'attirance du jeu de mouvement que le but. Et comme je l'ai souvent dit, je me suis parfois emmerdé sur le pré alors je n'imagine même pas mes centres, mes ailiers et mes arrières de l'époque. Les allers et retours étaient forcément liés au fait que je n'apportais pas ce que les entraîneurs en place à l'époque attendaient de moi, tout simplement.

Ne pas avoir disputé une Coupe du monde, est-ce que cela reste comme le plus gros regret ?

A.P.: En ce qui me concerne, oui. Ne pas avoir participé à une Coupe du monde reste comme une petite frustration au fond de moi. De plus, je pense avoir été un joueur qui a toujours privilégié le club sur les saisons et sur les périodes de tournée, j'ai toujours donné le meilleur de moi-même. Cette compétition phare du rugby m'aurait plu et vivre une aventure comme celle-là aurait été fabuleux. Il y a eu quelques éditions dans ma carrière et être toujours passé à côté, c'est toujours un peu frustrant. Il y a un petit goût de frustration en moi.
Alain Penaud lors d'un match amical avec les anciens internationaux - 2010
Alain Penaud lors d'un match amical avec les anciens internationaux - 2010 - Icon Sport

Vous avez porté le maillot du XV de France à 32 reprises, que vous inspire cette équipe à un an du Mondial ?

A.P.: Je crois que j'ai toujours le même sentiment depuis quelques années. Hélas, ce n'est pas lié qu'à l'équipe de France. On a la sensation que le rugby français progresse bien moins vite que celui de l'hémisphère sud et l'anglo-saxon dans son ensemble. Ces nations britanniques, notamment les Anglais, Gallois et Irlandais, n'avaient pas une culture rugby favorable à ce que peut être de nos jours le rugby moderne. Malgré tout, ils ont su faire les efforts nécessaires et s'adapter. Les Français, nous avons pris du retard mais avec une culture qui est certainement plus favorable sur les exigences du jeu aujourd'hui. C'est ce qui me laisse sur ma faim et avec un peu d'espoir aussi dans la mesure où le jour où les choses seront faites pour, on rattrapera ce retard beaucoup plus fort. Et je ne pense pas que l'écart va s'élargir.

" Quand tu as eu une image qui a été largement caricaturée pendant des années, à un moment donné, il est clair que tu finis par en payer les conséquences"

Notre esprit conservateur pèse-t-il notamment sur les prises de décisions ?

A.P.: Je crois que si on en est là au niveau fédéral, c'est parce que l'on a du mal à prendre les bonnes décisions, celles qui vont dans le sens de la modernité et du jeu de cette équipe de France. Cela va prendre du temps mais le jour où les choses viendront, on sera rapidement compétitif. Il faut prendre des décisions pour améliorer cette situation mais pour prendre des décisions, il faut être conscient de la situation. Et je ne crois pas que l'on en soit véritablement conscient.

Je ne prends pas un gros risque en disant que votre club de coeur reste le CA Brive Corrèze Limousin. Vous n'avez jamais eu envie de vous y investir ?

A.P.: Plusieurs fois bien évidemment mais la question ne se pose pas dans ce sens-là (rires). Est ce qu'un jour on a vraiment voulu que je m'y investisse ? La dernière en date a été un refus des instances en place de me voir prendre en mains les Cadets ou les Juniors. C'est un projet qui date d'un an et demi à la demande de Pierre "Peyo" Capdevielle (ancien pilier du CABCL) qui souhaitait que l'on entraine ensemble Cela a été formalisé auprès de Jean-Marie Soubira (ancien centre) et refusé par Jean-Jacques Bertrand (président actuel du club) et Simon Gillham (vice-président). Véto mis alors que les choses étaient en passe de se faire. D'autant plus que nous n'avions pas d'exigences particulières avec "Peyo".

Pourquoi ne pas avoir persévéré dans une carrière d'entraîneur ?

A.P.: (Soupir) Comme pour tout le monde, à part forcer les portes d'un club, je ne vois pas comment on peux faire ! Et comme dit précédemment, quand tu as eu une image qui a été largement caricaturée pendant des années, à un moment donné, il est clair que tu finis par en payer les conséquences. Pour moi, il était difficile, d'autant plus après mon épisode lyonnais (2005 puis 2006-07), de retrouver un autre club. A une ou deux reprises, des choses se sont présentées et de façon plutôt intéressante mais elles ont capotées. J'ai eu l'occasion d'entraîner un petit club dans ma région (Malemort en Fédérale 3) dont j'ai arrêté en juin dernier. Je ne dis pas que je ne remettrais pas le pied à l'étrier. Cela dépendra des conditions, de pas mal de choses et la passion est toujours présente. Il est difficile de s'en débarrasser même si ce sera très compliqué pour y revenir.

Et à nouveau consultant télé ou radio ?

A.P.: Cela dépend des occasions, des opportunités mais je suis pas mal pris par mon activité professionnelle. J'ai disparu de l'Equipe TV (actuel Equipe 21) car les programmes ont changés, des choses ont évoluées. La porte reste ouverte.




Deuxième partie de l'entretien: pour Alain Penaud, ancien ouvreur international, le Stade toulousain a été rattrapé par de nombreux clubs alors qu'il a dominé le rugby durant des années.

Quelle est votre vision du rugby d'aujourd'hui par rapport à celui que vous avez connu ?

Alain PENAUD : Je pense qu'il y a juste à regarder les chiffres au niveau du temps de jeu effectif. Je ne pense pas mentir en disant qu'au début des années 90, le temps de jeu devait tourner autour des vingt minutes alors qu'aujourd'hui, on a dépassé la barre des trente-trente cinq minutes voire plus. Le rugby, par le développement athlétique des joueurs, est devenu un sport encore plus physique, plus violent dans les impacts, dans l'engagement. Pour moi, c'est davantage devenu un sport d'explosivité alors que durant ma carrière, on était plus sur un sport de combat même s'il reste présent évidemment car c'est l'essence même de ce sport. Mais l'évolution du jeu est devenue plus intéressante par ses tactiques, ses stratégies et surtout plus structurée. Je l'ai dit et répété, ces dernières années le rugby est véritablement devenu un sport collectif, ce qu'il n'était pas par le passé.

On est pourtant parfois nostalgique du rugby flamboyant d'autrefois fait d'envolées en lieu et place d'un jeu beaucoup plus stéréotypé de nos jours...

A.P.: Ce n'est pas tout à fait vrai me concernant. Avant, on avait à faire à un jeu individuel avec des joueurs qui n'avaient ni la dimension physique ni l'approche collective que les joueurs modernes peuvent avoir. Les physiques se sont développés mais dans le même temps et parallèlement, tu as aussi une dimension collective qui s'est développée et qui n'existait pas. Avant, on te "filait" un ballon à l'entraînement et on te disait "dé**°_°**-toi". Mis à part trois concepts ou tactiques établies, c'était la seule chose qui pouvait collectivement être véhiculée. Tu avais une paire de cannes et un minimum de technique - et je dis bien un minimum de technique - tu étais un joueur d'exception. Je me souviens d'une époque où très peu de demis d'ouverture et de centres - même des mecs avec plus de quatre vingt sélections - étaient capables de faire une passe sautée de vingt mètres des deux côtés et ça, c'est de la technique purement individuelle. Et je ne parle même pas des défenses car il n'y en avait qu'une. Et personne ne pouvait véritablement te la décrire ou te l'expliquer. Tu défendais comme tu pouvais et tu te démerdais. Aujourd'hui, tu as une alternance des défenses, une adaptation à l'adversaire, à des situations de jeu. Tu as une couverture du terrain de tous les joueurs. J'aimerais prendre les tests physiques et VMA (Vitesse Maximale Aérobie) des avants de l'époque et comparer avec ceux d'aujourd'hui qui répondent davantage aux exigences du haut niveau. On s'apercevra que l'on est complètement en décalage. Et quand on voit la vitesse que sont capables de mettre des piliers, des deuxième lignes et troisième lignes, ce n'est plus du tout le même rugby. Que l'on ne m'explique pas comme des vieux cons que c'était mieux à notre époque car c'était complètement différent. L'impact de l'individu primait davantage et ce qui a fait que Toulouse - avec une très belle génération et le peu de mouvement de joueurs - a dominé le rugby français pendant dix ans. Le rugby moderne est véritablement devenu un sport d'explosivité et de dimension technique, individuelle et collective.

" Il y a tellement de joueurs exceptionnels... Tous les acteurs de ce jeu me semblent tellement au-dessus de ma génération et de ce que l'on était capable de proposer"

Que pensez vous de cette course au physique dans ce rugby moderne au détriment des qualités intrinsèques d'autres joueurs moins robustes mais aussi bons voir meilleurs ?

A.P.: Le physique est, aux yeux de beaucoup de techniciens, le premier critère de sélection mais je crois qu'il n'y a qu'une vérité, c'est la combinaison explosivité-vitesse. Bien évidemment, la dimension technique reste importante au même titre que de posséder une bonne base physique et il y a plusieurs critères comme le poids, la taille... mais la véritable clé pour jouer au rugby, ça reste l'explosivité quelque soit le gabarit de l'adversaire. C'est selon moi, la première exigence du rugby moderne.

Aviez-vous un parangon dans le rugby ? Un joueur qui vous impressionne ?

A.P.: Non. je n'ai jamais focalisé sur un joueur mais plus sur une équipe. Et cela n'a pas changé. Et il y a tellement de joueurs exceptionnels... Tous les acteurs de ce jeu me semblent tellement au-dessus de ma génération et de ce que l'on était capable de proposer. Je suis admiratif des efforts faits par ces mecs pour en arriver à ce niveau-là.
Penaud et Pichot en pleine discussion - Brive Stade français - 17 mars 2006
Penaud et Pichot en pleine discussion - Brive Stade français - 17 mars 2006 - Icon Sport

Vous avez jouez dans quatre clubs français (Brive, Toulouse, Paris et Lyon). J'imagine que vous leur portez une attention toute particulière ?

A.P.: Oui, même si mon club de cœur reste et restera Brive. Après, j'ai une tendresse particulière pour le Stade français et un regard un peu plus dubitatif par l'évolution de Toulouse. Le Stade toulousain a été une formidable expérience et un club extraordinaire. Certainement le club le plus structuré dans lequel je suis passé mais sur les dix dernières années, j'ai l'impression que ce club n'a pas évolué comme il aurait dû évoluer. Quant à Lyon, je pense que Tim Lane est un bon entraineur avec une bonne vision du jeu d'aujourd'hui. Mais c'est toujours compliqué quand tu es promu car il y a toujours cette part de stress dont il faut se débarrasser avec des matchs couperet chaque week end et cette course au maintien qui est primordiale pour laisser le temps au club de bien se structurer dans tous les domaines. Comptablement, ils n'ont pas trop mal commencé leur parcours et sont lancés sur une bonne voie même si le challenge reste compliqué car rien n'est fait.

" Pourquoi aller former des Fidjiens, que ce soit au centre de formation de Brive ou à l'académie aux Fidji alors que tu n'es même pas capable de former tes propres joueurs ?"

Quel est votre regard au sujet des centres de formation ?

A.P.: Le rugby français vit avec beaucoup de mécènes (Clermont, Castres, le Stade français, le Racing...) et la vraie tâche aujourd'hui, c'est justement d'arriver à se projeter dans l'après, dans le futur et se dire qu'il faut batir dans le présent pour pouvoir faire en sorte que le club fasse au mieux en cas de départ du mécène. Il faut d'abord penser à la formation qui est capitale dans un club, or, cette dernière est abandonnée. On nous dit qu'elle coûte cher et qu'il vaut mieux aller chercher les Fidjiens, si on prend l'exemple de Brive. Ok mais où est ta culture de club ? Ton identité locale, régionale ? Pourquoi aller former des Fidjiens, que ce soit au centre de formation de Brive ou à l'académie aux Fidji alors que tu n'es même pas capable de former tes propres joueurs ? Alors ouvrons aussi une académie en Géorgie pour former des piliers... ça parait un peu ridicule ! Travaillons sur les qualités et les spécificités du rugby français et essayons d'adapter cette formation-là. Je pense aussi que les instances dirigeantes devraient un peu mieux rétribuer et récompenser les clubs en fonction justement des niveaux de formation et des engagements de formation mis en place par chacun. Et pourquoi pas imaginer une rétribution en fonction du nombre de joueurs formé par chaque club ? Et l'équipe de France ? Les joueurs étrangers viennent même en France car ils savent qu'ils peuvent devenir internationaux.

Vous avez connu le "grand Stade toulousain": son système s'essouffle-t-il ?

A.P.: Je crois que le temps d'avance que le club avait dans les années 90 et début 2000 est à présent perdu. Le recrutement était fantastique au fil des années, toujours par petites touches mais de très grande qualité et ils ont pu garder cette avance au fil des années. Cependant, le club a oublié d'y mettre certains ingrédients qui sont essentiels de nos jours et que d'autres équipes ont pu mettre en se structurant efficacement. Je pense notamment à la production du jeu. Je peux citer le Stade français de cette époque dans la lignée du Stade toulousain et maintenant des écuries comme Clermont, Montpellier. Ces structures ont plus une dimension collective qui colle plus à la réalité de ce sport aujourd'hui mais cette analyse n'engage que moi. J'ai malgré tout tendance à penser que c'est un passage obligé et que le Stade toulousain reste malgré tout un club relativement solide et que rapidement, à l'image de l'équipe de France, il redeviendra rapidement au sommet car dans l'état, ce club mérite encore mieux.

Pensez-vous voir le club de Brive à nouveau tutoyer les sommets du rugby français ?

A.P.: Sincèrement... si je suis honnête... je vous dis non ! Beaucoup de choses n'ont pas été mises en place. Notamment l'utilisation du budget à une certaine période qui a mal été gérée, d'où la difficulté actuelle. Puis, quand on est dans une petite ville comme Brive, il faut avoir cette capacité à rassembler toutes les énergies et à pouvoir se mettre autour d'une table. Ça a été fait mais sans lendemain.

Votre fils ainé a intégré le centre de formation de... Clermont. Le nom de Penaud est-il si lourd à porter du côté de Brive ?

A.P.: Non, il a juste répondu à une fin de non-recevoir de la part du club de Brive. Ce n'est pas difficile à partir du moment où on ne te demande pas de rester. Il suit sa formation à Clermont mais il est évidemment déçu car Brive est son club de cœur. D'autant plus qu'il y laisse ses copains et on sait combien à cette âge-là c'est important ces liens de formation avec ses potes. Mais ravi de ce qu'il a pu trouver du côté de Clermont et cela me permet aussi d'ouvrir les yeux sur les différences qui peuvent exister. Mais on nous dira que c'est une histoire de budget.
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MessageSujet: Re: ITW hors SUA   Dim 7 Sep 2014 - 12:00

En résumé, le fils de Sella ne joue pas à Agen, le fils aîné de Bonneval ne joue pas à Toulouse et le fils aîné de Penaud ne joue pas à Brive...Difficile pour le fils de...

Antoine a bien du mérite.
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MessageSujet: Re: ITW hors SUA   Dim 7 Sep 2014 - 12:14

en tant qu ancien 3/4, je pense que la pression populaire est bien plus forte pour un 3/4 que pour un avant
un avant est protégé au milieu de son pack, et s il fait une betise (placage manqué ou en avant), la proximité des equipiers du pack et le second rideau des 3/4 permet de compenser ou de rattraper la boulette

si un 15 fait un en avant sous ses poteaux, il n y a en general personne derriere pour compenser, et tout le monde le voit, alors qu un pilier peut ecrouler 100 fois une melee, on a toujours un doute sur le coupable : la pression est donc plus forte me semble t il pour un 3/4 car les consequences d erreur sont en general fatales
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MessageSujet: Re: ITW hors SUA   Jeu 9 Oct 2014 - 8:43

interessante itw sur la formation

qlq1 sait ce qu est cette licence jaune pour les jeunes ? j ai pas compris

http://www.rugbyrama.fr/rugby/top-14/2014-2015/franck-corrihons-on-ne-fait-pas-jouer-nos-meilleurs-jeunes_sto4431283/story.shtml
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MessageSujet: Re: ITW hors SUA   Jeu 9 Oct 2014 - 11:40

passetaballe a écrit:
interessante itw sur la formation

qlq1 sait ce qu est cette licence jaune pour les jeunes ? j ai pas compris  

http://www.rugbyrama.fr/rugby/top-14/2014-2015/franck-corrihons-on-ne-fait-pas-jouer-nos-meilleurs-jeunes_sto4431283/story.shtml

Les joueurs recrutés sont en licence jaune pendant 2 ans (la durée est fonction de l'age), et chaque club ne peut aligner, en match, que 4 licences jaunes.

Ceci est fait pour que les club fassent de la formation en interne et n'aillent pas recruter 25 joueurs pour monter une équipe de catégorie d'age. C'est aussi fait pour pas qu'ils recrutent tout ce qu'ils trouvent sans en avoir vraiment besoin et que les "petits" clubs se retrouvent sans équipe de jeune.

A mon avis, celà part d'un bon sentiment; même si ce n'est peut-être pas simple à mettre en oeuvre.

Mais même avec plus de 4 joueurs sous licence jaune, ça leur permet de faire des roulements.
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MessageSujet: Re: ITW hors SUA   Jeu 9 Oct 2014 - 12:06

tugudu a écrit:
passetaballe a écrit:
interessante itw sur la formation

qlq1 sait ce qu est cette licence jaune pour les jeunes ? j ai pas compris  

http://www.rugbyrama.fr/rugby/top-14/2014-2015/franck-corrihons-on-ne-fait-pas-jouer-nos-meilleurs-jeunes_sto4431283/story.shtml

Les joueurs recrutés sont en licence jaune pendant 2 ans (la durée est fonction de l'age), et chaque club ne peut aligner, en match, que 4 licences jaunes.

Ceci est fait pour que les club fassent de la formation en interne et n'aillent pas recruter 25 joueurs pour monter une équipe de catégorie d'age. C'est aussi fait pour pas qu'ils recrutent tout ce qu'ils trouvent sans en avoir vraiment besoin et que les "petits" clubs se retrouvent sans équipe de jeune.

A mon avis, celà part d'un bon sentiment; même si ce n'est peut-être pas simple à mettre en oeuvre.

Mais même avec plus de 4 joueurs sous licence jaune, ça leur permet de faire des roulements.

ok merci tugudu
effectivement, ne pas depouiller les petits clubs part d un bon sentiment
mais cela me parait un peu surealiste : que je sache, chaque equipe n epeut recevoir qu un groupe limité de joueurs, donc ca servirait à quoi d avoir 300 joueurs pour une equipe de 15 ,

ce n est pas dans les petits clubs que, theoriquement, les conditions sont optimales pour evoluer
autrefois, il y avait une selection naturelle : ceux qui voulait jouer à Agen, devait gagner leur place
ceux qui ne jouer pas en debut de saison avait la possibilité de repartir en petit club
quand tu es gamin, c est jouer qui compte
d ailleurs, à mon epoque, en gamin, on jouait contre les clubs voisins, et on retrouvait dans ces clubs, des jeunes qui etait venu en debut de saison se tester au SUA

en selection Perigord Agenais, il y avait des matchs de pré-selection pour savoir qui avait le niveau pour y aller

en +, qd on est jeune, ya les etudes qui comptent aussi. et donc la recherche du bon lycée ou université peut etre un critere de selection naturelle
donc bon, perso, je pense que j aurai préféré jouer dans un petit club, que faire banquette

bref, autant je comprends le principe, autant j'ai le sentiment que cette licence jaune, freine la formation, plutot que l accelere.
je ne connais pas assez bien le sujet pour etre affirmatif, mais je serai d' avis de suivre Corrilhons
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MessageSujet: Re: ITW hors SUA   Jeu 9 Oct 2014 - 18:05

Je crois qu'aujourd'hui, le problème est différent.

A l'image du foot, de plus en plus de jeunes s'imaginent faire fortune avec le rugby.


Sans parler des clubs, pas intéressés par la formation, qui doivent avoir des équipes de jeunes parce que c'est le règlement... Il me semble me souvenir du cas de Brive (à vérifier) qui, il y a quelques années, n'avaient aucun joueur sur une catégorie d'age. Sous la menace de perte de points, il avaient recruté au dernier moment à tour de bras des jeunes dans les équipes voisines, juste pour pas déclarer forfait.

Si on monte des équipes pour faire le nombre, sans rien leur apporter, leur donner envie de rester, avec ce sytème de licences jaunes; ça ne peut plus marcher longtemps.


Justement, ce que dit Corihons, c'est que ce système oblige les clubs à vraiment faire une sélection dans leur recrutement et à choisir vraiment les jeunes qu'ils feront jouer, plutôt que d'en prendre un maximum "au cas où" et en laisser la plupart au bord du chemin avec des conséquence de perdre ces jeunes pour le rugby.

Celà protège aussi les petits clubs pour qui, il n'y a rien de plus rageant que de se faire piller pour voir ensuite ces joueurs arrêter le rugby ou ne jamais jouer. En terme agenais, on appelle celà faire une "Culine"....
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MessageSujet: Re: ITW hors SUA   Jeu 9 Oct 2014 - 19:16

ok merci pour l explication, meme si ça me laisse dubitatif - pas ton explication mais ce systeme
thumright
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MessageSujet: Re: ITW hors SUA   Jeu 9 Oct 2014 - 21:05

Un article qui date un peu mais qui montre la politique de formation de certains clubs.

http://www.lerugbynistere.fr/news/l-asm-clermont-finit-championnat-21-points-0905131543.php
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MessageSujet: Re: ITW hors SUA   Aujourd'hui à 13:30

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