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 Itw de C. Lanta sur ses années agenaise.

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agenais4747
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MessageSujet: Itw de C. Lanta sur ses années agenaise.    Mer 16 Nov 2016 - 9:37

http://www.petitbleu.fr/article/2016/11/16/62044-christian-lanta-et-ses-annees-sua.html



Actualité Lot-et-Garonne Agen
Publié le 16/11/2016 à 03:47, Mis à jour le 16/11/2016 à 08:37
Christian Lanta et ses années SUA
SU Agen - Verbatim. Demain, il revient pour la deuxième fois à Armandie. Comme manager de l'USAP cette fois.

Alors que le SUA va recroiser la route de Christian Lanta, devenu manager de l'USAP l'été dernier, demain soir à Armandie, l'ancien guide sportif du Sporting a accepté de revenir longuement sur ses années agenaises. Verbatim.

Lanta et le professionnalisme


«Mon arrivée à Agen a coïncidé avec la mise en place des infrastructures professionnelles. Et je crois y avoir grandement participé. Quand Bernard Lavigne (l'ancien président) et Daniel Dubroca m'ont fait venir (en 1998), j'arrivais de Trévise, un club en retard sportivement mais vraiment en avance question professionnalisme et préparation des joueurs. Le SUA, lui, avait pris beaucoup d'avance sur les loges, le stade, etc., si ce n'est qu'au niveau de l'outil sportif et de l'aide à la performance, il n'y avait rien. La salle de musculation, c'était trois barres rouillées, on n'avait pas de bureau pour se réunir, le médecin examinait les radios en plein ciel… Ce que j'ai connu à Trévise m'a énormément servi. J'ai ainsi demandé que les joueurs soient libérés pour s'entraîner tous les jours. Bernard Lavigne était convaincu de ça. C'était l'époque où les entraîneurs restaient plus longtemps en poste que les présidents !»

Lanta et les valeurs agenaises

«Ces valeurs puisent d'abord leurs racines dans les travaux de la terre, dans une région où il y a eu beaucoup d'immigrations, un peu comme ici (dans les Pyrénées-Orientales). Cet amalgame de gens qui ont connu la vie dure (immigration, conditions de travail), plus la situation difficile de la Moyenne Garonne, coincée entre Bordeaux et Toulouse, a accentué la volonté d'être fortement reconnu. J'ai senti au SUA une grosse envie de reconnaissance, de s'affirmer, d'exister, car au fond, cette région manquait un peu d'identité.»

Lanta et la finale 2002

«Ça reste forcément une douleur (défaite contre Biarritz, 19-19 et 25-22 après prolongation sur un drop de Mazas). Perdre à la dernière seconde une prolongation après une finale fantastique alors qu'on a eu l'opportunité de la gagner… Dommage, ça aurait été l'aboutissement d'une merveilleuse histoire d'hommes pour toute une génération. Tous les joueurs avaient adhéré au projet, on avait un groupe formidable. À l'époque, le SUA possédait le 11e budget du championnat et, à cause de nos difficultés financières, le club s'est fait piller ses meilleurs joueurs. Porcu à l'USAP, Couzinet à Biarritz, Lamaison à Bayonne… On a perdu des joueurs très importants, même si on atteint les demi-finales la saison suivante.»

Lanta et Deylaud

«Même si on n'est plus ensemble, on s'appelle régulièrement. Christophe Deylaud (co-entraîneur du SUA 2000-2006 et 2008-2012) regarde nos matches et moi je suis les résultats de Blagnac. Je crois beaucoup aux duos, à la pérennité d'un staff, à la fidélité. Je suis convaincu qu'un staff doit se choisir, c'est ce qu'on est en train de mettre en place à Perpignan (avec Patrick Arlettaz et Perry Freshwater). Avec Christophe, on s'est choisi, on était en osmose totale, sans avoir besoin de se parler. C'est ce qui a fait notre force. On est issu du même milieu ouvrier, on est Toulousains, avec des valeurs et une conception du jeu identiques. Quelle image a-t-on laissée ? Je ne me pose pas la question. Chaque année, on perdait de l'effectif, mais on a eu des résultats malgré tout. Quand on est revenu (2008-12), le club était descendu en Pro D2. On l'a fait remonter et on s'est maintenu durant deux très belles années, en faisant émerger plein de jeunes (Dulin, Machenaud…). Cette deuxième période fut fabuleuse, on s'est éclaté, avec un titre de Pro D2 à la clé.»

Lanta et le stade Armandie

«Quand tu as passé quinze ans de ta vie là-bas, qui pourrait dire que ton retour est neutre ? Il y a de l'émotion, car j'ai vécu des moments forts, des matches fabuleux. Même si je viens avec l'USAP pour gagner, j'aurai un pincement au cœur. Le SUA est mon club de cœur. C'est quinze ans de ma vie.»

Lanta et le favori

«Agen est mon favori pour la montée étant donné qu'il a l'effectif le plus étoffé. Ils ont perdu très peu de monde après avoir emmagasiné de l'expérience l'an dernier en Top 14. Ils sont encore en «réapprentissage» de la Pro D2 mais ils se sont déjà sortis de matches difficiles et, pour moi, c'est un signe. Je sais aussi que c'est une équipe qui, généralement, est toujours meilleure sur la deuxième partie de saison. Elle est très joueuse et très dangereuse en contre. Il faudra faire attention aux turn-overs et à la conservation du ballon. Mon avis est tout sauf subjectif.»

Lanta et la rivalité USAP-SUA

«Quand j'étais à Agen, ça faisait partie des matches les plus durs qu'on avait à affronter. Les deux clubs cultivaient une même détestation l'un pour l'autre. Que ce soit à Aimé-Giral ou à Armandie, tout le monde se préparait à un énorme combat et personne ne s'échappait. Il y a eu des matches très intenses, avec une agressivité monstrueuse. En même temps, c'était signe de respect.»

Lanta et le peuple agenais

«En 2001, le club était en danger financièrement. Et là, j'ai vécu quelque chose de très fort. Les joueurs ont passé trois jours à se convaincre qu'on avait un effectif énorme et qu'il ne fallait pas partir. Tous ont voulu rester. En parallèle, tout le peuple agenais s'est soulevé par solidarité et chacun a mis son pécule. Le peuple a sauvé le club, ce fut un moment exceptionnel. Deux ans après, on atteint la finale, quelle belle récompense ! Tout ça pour dire qu'en Lot-et-Garonne le SUA est une institution qui fédère tout le monde. Comme l'USAP en Catalogne.»

Docteur ès psychologie de groupe
Est-ce les quatre années et demie qui se sont écoulées depuis son départ du SUA ou le fait qu'il soit déjà revenu une première fois à Armandie sous d'autres couleurs, le 9 mars 2013 pour une victoire 30 à 20 avec Bayonne ? Toujours est-il que l'évocation du retour de «Moustache» (le surnom de Christian Lanta) n'engendre pas la même passion qu'il y a trois ans et demi. Il est vrai que les conditions de son départ, avec Christophe Deylaud et le sentiment des Agenais d'avoir été pillés par les Bayonnais, avaient forcément rajouté du piment à la chose. Hier après-midi, au moment de l'opposition collective qui a pris des airs de mise en place à Armandie, un petit groupe d'aficionados du Sporting le reconnaissait : «S'il était revenu avec François Gelez et Philippe Benetton sur le banc, cela aurait donné un autre relief au truc.» On ne sait d'ailleurs pas quel rôle exact a joué le manager de l'USAP dans l'éviction des deux coaches qu'il avait dirigés comme joueurs à Agen ? L'analyse qu'il fait ci-dessus de la mise en place du nouveau duo Arlettaz-Freshwater, en le comparant au propre duo qu'il formait avec Christophe Deylaud, peut aider à répondre à cette question. Le Toulousain de naissance et de culture de jeu — un comble pour un coach qui s'est imposé à Agen — a-t-il saisi la psychologie catalane aussi finement qu'il l'avait fait avec celle de la «Moyenne Garonne» (il utilise ci-dessus le terme exact que la géographie accorde à notre région) ? On aura la réponse dans quelques mois. D'ici là, on ne peut s'empêcher de reprendre les quelques mots que Jalil Narjissi nous glissait à son égard en début de semaine : «Il est dur. C'est un manipulateur, puisqu'il sait te guider dans le sens qu'il veut. Tu penses pouvoir lui échapper mais il sait tout le temps reprendre la main sur son groupe. C'est un sacré meneur d'hommes.» Et un «penseur» des flux qui guident un collectif comme en témoigne sa participation, en 2013, à un colloque initié par Claude Onesta, aux côtés des Vincent Collet, Claude Bergeaud, Alain Weisz, pour le basket, et des Laurent Labit, Laurent Travers et Pierre Mignoni pour le rugby. Un rendez-vous baptisé «Rencontre de coachs, en terre catalane». Comme si Christian Lanta avait déjà pris date.

B.G.
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