Forum LE SUA VAINCRA


 
Le sua-vaincraAccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexionLe sua-vaincra

Partagez | 
 

 un briviste illustre mais pas celui qu'on croît

Aller en bas 
AuteurMessage
agenais en 44
Joue en pro d2
Joue en pro d2


Masculin
Nombre de messages : 541
Age : 66
Date d'inscription : 15/08/2015

MessageSujet: un briviste illustre mais pas celui qu'on croît   Sam 24 Mar 2018 - 8:41

UNE DES QUELQUES VOIX ESSENTIELLES DU PAYSAGE LITTERAIRE FRANÇAIS
Pierre Bergounioux
J'ai partagé l'expérience classique de ma génération. Je suis de 1949, j'appartiens à la vague des baby-boomers. Jamais le peuple français n'a mis en circulation autant d'enfants qu'en cette année-là : nous étions 930 000. Cet élan démographique, qui succède à l'inquiétude et aux grands drames qui ont marqué la période immédiatement précédente, coïncide avec un événement dont on n'a pas mesuré sur le moment les conséquences, une sorte de révolution silencieuse : la fin de la petite paysannerie. S'est produite, à ce moment, assez brusquement, une reconversion de toute une partie de la population française dans d'autres secteurs d'activité : l'industrie, et surtout le tertiaire. On ressent alors un besoin de main-d'œuvre qualifiée et, concrètement, cela veut dire que les gosses qui avaient vocation à arrêter leurs études à la fin de l'enseignement primaire ont été poussés à aller plus loin, pour acquérir des capacités plus importantes.

Mon nom Pierre Bergounioux, né le 25 mai 1949 à Brive-la-Gaillarde, écrivain français, sculpteur et professeur de lettres.
Ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé de lettres modernes, à l'occasion critique littéraire, mais aussi sculpteur, enseignant, père de famille, pêcheur de truites et de gros livres,
Je partage ma vie entre les solitudes lumineuses de la Haute-Corrèze et les jours austères, laborieux, contraints, en banlieue parisienne. Après avoir passé l'essentiel de ma carrière en collège, je dispense ensuite à partir de 2007 des cours sur l'histoire de la création littéraire aux Beaux-Arts de Paris.

Je pratique aussi les arts plastiques comme sculpteur ; prenant mon matériau chez un ferrailleur corrézien, j’interviens peu sur les objets de récupération que je soude et patine. Suis-je un « littérartiste » ?.


A propos de l’ École : Je fais l'amer constat de l'échec du collège unique, dont le fonctionnement non seulement ne réduit pas les inégalités, mais accentue chez les élèves les plus faibles l'humiliation et le pressentiment qu'ils ont de l'infériorité de leur condition sociale.

« La seule façon de ne pas faire violence aux enfants serait de les juger par rapport à eux-mêmes, d'évaluer la distance qu'ils ont parcourue entre l'état où nous les avons trouvés au sortir de l'univers familial et celui auquel ils se sont élevés sous l'effet de notre enseignement. Mais cela reviendrait à reconnaître publiquement l'injustice de notre société, à en tirer les conséquences, qui sont révolutionnaires, rien de moins, et jamais nous n'avons été aussi loin de le faire. »

Je suis porté par un style poétique et j’entends éclaircir la douloureuse question des origines et du déracinement, non seulement géographique, mais ontologique. Je cherche à dépasser la déchirure qui mène de l'enfance à l'âge adulte, c'est-à-dire à la connaissance de sa propre ignorance et de l'absurdité du monde. Comme Faulkner, à qui j’ai consacré un livre et quelques articles, « entre le chagrin et le néant, j’ai choisi le chagrin. ». Il a fallu mourir à celui qu'on était, à celui que l'endroit où nous avions grandi avait fait de nous, pour tenter de renaître autre. On perdait des choses auxquelles on était attachés, tout ce à quoi on avait cru. Et on devait embrasser les vues qui avaient cours au loin, car les nôtres étaient en quelque sorte dépourvues de toute valeur, toute portée, toute universalité, donc de signification. Mais en même temps, et peut-être est-ce là ce qui nous a aidés à franchir le pas, on commençait à recueillir, même si c'était de façon intermittente et confuse, les échos d'un monde extérieur qui se confondait avec le futur. Un caractère de fatalité s'attache à une origine sociale et géographique. Le fait de voir le jour sur la bordure occidentale du Massif central, dans une
région de terres mauvaises et de faibles ressources, a un certain nombre de conséquences. Ma mère était bachelière en 1940, à une époque où 3 % des jeunes filles seulement accédaient au bac. Ce petit bout de femme aimante, attentive, éclairée, a été continuellement penchée sur mon épaule, tout le temps que je suis resté dans ma petite sous-préfecture. Me communiquant tout ce qu'elle avait pu elle-même acquérir, après quoi je n'ai plus eu qu'à continuer sur la lancée qu'elle m'avait imprimée. La deuxième raison est que ma grand-mère paternelle avait désiré, je ne sais pourquoi, que mon père soit professeur d'espagnol. Mais la guerre est survenue, ça ne s'est pas fait, et tout cela m'est tombé sur la tête, accru du poids de deux générations. Je n'avais aucune chance de ne pas devenir enseignant. C'était écrit à l'encre sympathique dans le grand registre noir de mon imagination : un jour, tu seras prof – et je le suis devenu. Nous sommes le jouet des circonstances plus que les maîtres. Il me semble que l'essentiel était dit avant même que je ne voie le jour. A la fois dans les grandes lignes – en l'occurrence, cette « fin des terroirs » ainsi que l'a définie l'historien américain Eugen Weber – et de façon plus individuelle. Jamais les personnes que je côtoyais là durant mon enfance n'ont soupçonné la puissance libératrice de la culture lettrée.
Le monde reste une énigme. Il est neuf chaque jour, et il nous appartient de le déchiffrer. C'est notre affaire, à nous les vivants, d'interroger ce mystère. Et même si nous échouons finalement, au moins aurons-nous livré bataille. Nous nous serons efforcés de percer l'énigme à quoi le monde et nos vies s'apparentent. On aura l'éternité pour se reposer de nos peines.
Si on ne lit pas, si on n'essaie pas de prendre la mesure du point qu'ont atteint ceux qui nous ont devancés et qui conditionnent l'invention présente, on s'expose à refaire ce qui a d'ores et déjà été fait, et sera, à ce titre, frappé de nullité. Quiconque ignore l'histoire de la partie qui est sienne s'expose à des candeurs qui ne pardonnent pas. Les innocents n'ont jamais les mains pleines. Il est indispensable de savoir ce qui a été accompli pour trouver son propre style. Le style qui est une manière de voir, d'être, de ressentir, de dire, mais rarement une manière d'écrire. Le style n'est pas un artifice, une sorte d'excipient formel qu'on ajouterait à un contenu.
La littérature a à voir directement avec la vie. Si elle se ramène à des jeux d'alexandrins, elle n'en vaut pas la peine.
Le fait de voir une chose pour ce qu'elle est change la chose, change le monde, et nous change. Ce qui nous accablait, nous aliénait, perd son pouvoir. Le monde n'est ce qu'il est que parce qu'il inclut l'idée qu'on se fait de lui. Il vaut parce qu'il y a vous, parce qu'il y a moi.
J'ai toujours fait le plus grand cas de ce que la littérature pouvait offrir d'éclaircissement sur le mystère de nos vies. J'ai déploré enfant que nul adulte ne puisse répondre à mes questions, que nul livre ne rende compte de l'expérience foncière et originelle qui était la mienne. Lorsque l'heure a été venue, le gosse de 6, 12, 15 ans que j'avais été m'a tiré par le coude et m'a dit : tu as vieilli, les temps sont accomplis, il te faut faire droit à la requête que j'ai présentée aux adultes d'alors qui n'ont pas su me répondre.

Tu es devenu un vieil homme, c'est à toi de me livrer cette explication dont je ressens toujours l'extrême besoin. Tu vas gagner ta table de travail, prendre du papier et un crayon, et me fournir enfin la réponse aux questions que je pose. Jusqu'à la quarantaine, à ce point absorbé par les études savantes, je n'avais pas eu une pensée pour les grands mystères de l'enfance et de l'adolescence, que j'avais en quelque sorte passés par profits et pertes. A 40 ans, je me suis dit qu'il était temps d'y revenir, de m'en retourner vers ce monde étrange que j'avais habité, pour essayer de le clarifier.
Tout cela est lié à notre culture rationnelle : nous ne pouvons pas nous contenter du monde tel qu'il est. Outre les choses, il nous faut l'explication des choses. Si nous étions d'une autre culture, animistes par exemple, nous aurions un rapport immédiat avec ce qui n'est pas nous.

La culture rationnelle dont nous sommes pétris a pour effet que nous exigeons des choses qu'elles nous livrent leur essence, au-delà des apparences.
Tenir minutieusement ces carnets, qui rendent compte au jour le jour de votre quotidien, est-ce une autre manière de lier l'écriture et la vie ?
Là encore, je suis le fils de mes parents. Mon père a pris le parti, lorsque nous sommes nés mon frère et moi, de tenir des cahiers dans lesquels figuraient les événements menus qui émaillaient notre existence. Je me suis borné à poursuivre quelque chose qui avait débuté dès avant que je sois. Ce souci, qui m'a pris vers la trentaine, s'inscrivait dans cette habitude qui m'avait préexistée. Simplement, je pouvais introduire dans ce livre de raison des attendus auxquels mes parents n'avaient pas forcément accès, parce qu'ils n'avaient pas bénéficié d'une éducation prolongée, contrairement à moi qui n'ai rien fait d'autre qu'étudier jusqu'à mes 25 ans.
Consigner ainsi le quotidien, c'est aussi sauver les choses, les êtres de la disparition ?
C'est vouloir follement conserver la mémoire d'un certain nombre de faits qui, de prime abord, semblent peu importants. Il eût été plus simple et reposant de s'abstenir. Mais ce qui peut m'inciter à tenir ces carnets est que je me défie de celui que je suis aujourd'hui, et que je crédite celui que je serai demain d'un discernement supérieur. Je postule que, peut-être, celui que je serai demain trouvera profit à reconsidérer ce qui a en partie échappé à celui que je suis aujourd'hui. Et accédera, par ce moyen, à une compréhension plus exacte, plus précise de cette étrange affaire que c'est de vivre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
jipé
Champion du monde
Champion du monde
avatar

Masculin
Nombre de messages : 8758
Age : 61
localisation : Orléans
Date d'inscription : 14/04/2006

MessageSujet: Re: un briviste illustre mais pas celui qu'on croît   Sam 24 Mar 2018 - 12:24

Que ce sujet passé à la trappe m'interpelle !!
Pourquoi passé à la trappe ? parce que justement comme le dit cet illustre auteur dont j'ai entendu parler, on ne trouve pas les réponses sur ces questions du passage de l'age ado à l'age adute...Pas de Charon pour nous faire traverser le Styx.
D'autres choses m'interpellent.

"« La seule façon de ne pas faire violence aux enfants serait de les juger par rapport à eux-mêmes, d'évaluer la distance qu'ils ont parcourue entre l'état où nous les avons trouvés au sortir de l'univers familial et celui auquel ils se sont élevés sous l'effet de notre enseignement. Mais cela reviendrait à reconnaître publiquement l'injustice de notre société, à en tirer les conséquences, qui sont révolutionnaires, rien de moins, et jamais nous n'avons été aussi loin de le faire. »"

Des patisans zélés d'une pédagogie nouvelle après 68 sont allés trop rapidement et trop loin par rapport aux enseignants qui ont toujours cherché à transmettre le savoir souvent dans des conditions difficiles. Malgré tout, l’école française se retrouve dans la moyenne des classements internationaux. Dans les pays scandinaves, les écoles sont allés plus loin vers une pédagogie plus ouverte, et réussissent très bien. Entre parenthèses, à l'occasion du cinquantenaire des évènements de Mai 68, dire que cette pèriode a fait du mal à l'école est contredit par ce qui qui est les faits que je viens d'énoncer. Dans cette critique récurente, les idéologues ne sont pas ceux qu'on croit...

"Le fait de voir le jour sur la bordure occidentale du Massif central, dans une
région de terres mauvaises et de faibles ressources, a un certain nombre de conséquences..."
Ça me (NB : je parle de moi du fait que je ne sais rien de quiconque ici) ramène directement au fait que ma famille étant d'origine modeste, la bataille fut rude pour renverser cette "fatalité", comme il l'évoque si bien. A noter que les enfants en bas age qui finissent par se retrouver seul avec leurs parents du fait du départ prématuré de l'ainé vers d'autres horizons par exemple, sont confrontés à un vide , l'absence d'un mirroir qui le relie et le canalise vers la sortie de l'adolescence. Après le "baby boom", la génération suivante s'est souvent trouvée dans cette situation. Ce "triangle" fait que les enfants ne pouvant compter ni sur un allié, ni sur un ennemi doivent se débrouiller et survivre, avec une certaine fragilité et un narcissisme un peu bancal...

Nous rapeler aussi que nous ne trouvons pas le sommeil du fait que nous sommes un jour ou l'autre (40 ans pour lui) ramené à ces questionnements liés à cette pèriode plus ou moins trouble et sans réponses qu'est l'adolescence, c'est toucher du doigt l'essence de ce qui nous manque...
La lecture est perçu parfois négativement, comme étant un acte "individualiste", "culturel", j'en passe...Cet individualisme pourtant nous traine jusqu'aà la connaisance, l'autonomie, et le libre arbitre...Il ne faut pas confondre cet "individualisme" avec l'individualisme du capitalisme, compétiotion, concurrence acharnée, égoïsme philosophique...
" Mai 68 était égalitaire, solidaire, social, nourri d’utopie collective et d’élan fusionnel. Un rêve, dira-t-on. Certes. Mais un rêve d’égalité, non de marchandise."

"Mai 68 aurait détruit l’idée même de transmission, sans laquelle il n’y a pas de société qui tienne. Mensonge naïf. Mai 68 a perpétué une longue tradition française, celle des «journées» révolutionnaires, de 1830, de 1848, de la Commune, du Front populaire, de la libération de Paris. On disait «quarante-huitard», on a dit «soixante-huitard». Vieille expression. Evidemment, c’est un héritage que la droite dure exècre. Elle représente le vieux parti de l’ordre. Elle dénigre donc le parti du mouvement. Pourtant tous deux sont ancestraux. Chantal Delsol, dans VA, mange d’ailleurs le morceau. Mai 68, dit-elle, «fut un énième épisode de la saison interminable des Lumières». On ne saurait mieux dire. Les Lumières, vieille tradition française, non ?" Laurent Joffrin


Merci "agenais" Wink
Me suis régalé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
gillou34
Joue en pro d2
Joue en pro d2


Masculin
Nombre de messages : 580
Age : 69
localisation : 34560
Date d'inscription : 01/04/2012

MessageSujet: Re: un briviste illustre mais pas celui qu'on croît   Dim 25 Mar 2018 - 7:36

Il y aura , toujours et toujours à dire et à redire . La " VIE " est une expérience , face à ce mouvement perpétuel de la connaissance et de l'enseignement. Le bourrage de crane actuel électronique , moderne , mondial , manipulateur , trop rapide pour nos cerveaux sous développes pour SA puissance que nous mêmes ignorons encore .....Que sera - t- il demain ? Que sera devenu l'Homme ? La nature évolue , nous a créé , nous sommes aussi créateur par l'intelligence qui se développe par l'instruction . 1948 / 2018 , 70 ans , mon chemin aujourd'hui , 1968 / 2018 , que de progrès et de déceptions .....La vie est belle , pas toujours .
Mai 68 ....J'étais en parallèle aux événements . Je faisais mon service militaire au CIABC de Carpiagne. Un échec , une désillusion , une liberté gagnée, perdue ? Après 16 mois d'encasernement , sans regret , car étant à un poste intéressant , les munitions . Les grandes portes de la vie se sont ouverte sur mon avenir . Quelques jours pour se remettre et en avant , c'était parti , pas la faute à Mai 68 ! Vous me croirez ou pas , j'étais passé du naïf ado à un Homme .
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
agenais en 44
Joue en pro d2
Joue en pro d2


Masculin
Nombre de messages : 541
Age : 66
Date d'inscription : 15/08/2015

MessageSujet: Re: un briviste illustre mais pas celui qu'on croît   Dim 25 Mar 2018 - 10:09

La littérature donne à chacun le pouvoir de dire et redire le plus justement possible ce qu'il nous advient comme expérience unique et dans le même temps commune. Oui ce texte me parle et souligne bien des vérités des années 60 et après.
L'encasernement y était une réalité au delà des casernes et l'exil vers l'ailleurs une donnée certaine de l'époque. Chacun l'a vécu à sa façon plus ou moins frontale. Reste que la pesanteur sociale a étouffé bien des vies, a dévasté nos campagnes et remploi de chagrin nos coeurs tendres. Mais ce qui rend la vie supportables c'est qu"on en ressent les effets que graduellement. Et qu'avec la brûlure on s'endurcit aussi d'un coup.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
jipé
Champion du monde
Champion du monde
avatar

Masculin
Nombre de messages : 8758
Age : 61
localisation : Orléans
Date d'inscription : 14/04/2006

MessageSujet: Re: un briviste illustre mais pas celui qu'on croît   Lun 26 Mar 2018 - 19:17

J'avais 11 ans en 68... Je pense pouvoir dire que ce sont les rencontres que j'ai fait après qui "ont continuée le combat" en quelque sorte. Parce qu'il y a eu après une continuité avec la musique, le créativité qui atteignait des sommets jusque dans le milieu des années 80...
Je pense que c'esst chacun qui a trouvé le moyen de passer ce cap, que ce soit à l'armée, ou autrement, au travail par exemple. Et ceux qui ont fait l'armée en garde en général un bon souvenir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
agenais en 44
Joue en pro d2
Joue en pro d2


Masculin
Nombre de messages : 541
Age : 66
Date d'inscription : 15/08/2015

MessageSujet: Re: un briviste illustre mais pas celui qu'on croît   Mer 28 Mar 2018 - 14:16

gillou34 a écrit:
Il y aura , toujours et toujours à dire et à redire . La " VIE " est une expérience , face à ce mouvement perpétuel de la connaissance et de l'enseignement. Le bourrage de crane actuel électronique , moderne , mondial  , manipulateur , trop rapide pour nos cerveaux sous développes pour SA puissance que nous mêmes ignorons encore .....Que sera - t- il demain ? Que sera devenu l'Homme ? La nature évolue , nous a créé , nous sommes aussi créateur par l'intelligence qui se développe par l'instruction . 1948 / 2018 , 70 ans , mon chemin aujourd'hui , 1968 / 2018 , que de progrès et de déceptions .....La vie est belle , pas toujours .
Mai 68 ....J'étais en parallèle aux événements . Je faisais mon service militaire au CIABC de Carpiagne. Un échec , une désillusion , une liberté gagnée, perdue ? Après 16 mois d'encasernement , sans regret , car étant à un poste intéressant , les munitions . Les grandes portes de la vie se sont ouverte sur mon avenir . Quelques jours pour se remettre et en avant , c'était parti , pas la faute à Mai 68 ! Vous me croirez ou pas , j'étais passé du naïf ado à un Homme .

L'armée, la gendarmerie leurs valeurs au service des autres sont des lumières vives plus que jamais pour tous, pour notre dignité de vvire. Je pense bien sûr au Colonel Beltrame...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: un briviste illustre mais pas celui qu'on croît   

Revenir en haut Aller en bas
 
un briviste illustre mais pas celui qu'on croît
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Bouillettes du commerce, mais lesquelles choisir ?
» le montage cheveu.oui mais ?
» Pouliche au gros ventre mais avec les cotes saillantes
» PIMPERENELLE: petit mais...sale caractère
» SOrtie feeder mais 100% poissons-chat...snif

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum LE SUA VAINCRA :: **Forum de rugby du Sua** :: Questions diverses-
Sauter vers: