
L'adversaire. Après une saison à Montauban, Anthony est à Béziers.
Anthony Tesquet : "Agen, c'est mon club !" Parti il y a maintenant deux saisons du SUA, Anthony Tesquet s'apprête à retrouver ses anciens coéquipiers, ce dimanche, à l'occasion de la neuvième journée du championnat. Une rencontre forcément particulière pour celui qui est né à Agen.
Après un an à Montauban, vous venez de rejoindre Béziers à l'intersaison. Pourquoi ce choix ? J'ai passé de très bons moments à l'USM, un club familial où j'ai beaucoup appris, mais je désirais avoir un temps de jeu plus conséquent. Avec Sébastien Fauqué et Fabien Fortassin à ses côtés, il était difficile de se faire une place. J'ai donc décidé de rejoindre l'ASBH et pour l'instant je suis assez content. Mis à part une petite blessure, j'ai eu l'occasion de jouer.
Vous avez quitté le SUA l'année de la descente en Pro D2. Quand vous avez signé votre contrat, il était encore question du projet 2010. Pas trop de regrets après coup d'avoir fait ce choix ? C'est vrai que j'aurai bien aimé jouer en équipe première avec mes copains de l'équipe espoirs. Agen, c'est mon club. Maintenant d'un autre côté il était temps pour moi de quitter le cocon familial. Montauban a été une belle expérience et je ne la regrette pas.
Avant-dernier après huit journées, Béziers connaît un début de saison compliqué. Comment l'expliquez-vous ? Il y a eu beaucoup de changements à l'intersaison. L'encadrement n'est plus le même, l'épine dorsale de l'équipe est partie, notamment la charnière. Il faut reconstruire, mais on manque de temps pour cela. Quand vous êtes dans une équipe comme Béziers on vous demande immédiatement des résultats. Alors pour l'instant c'est difficile.
Après une défaite 30 à 9 à la maison contre Oyonnax vous avez bien réagi le week-end dernier à Lyon. Un mot sur cette rencontre. On perd 12 à 10 après avoir mené 10 à 0. On s'est fait voler. On a fait le match qu'il fallait faire mais une personne en a voulu autrement. Je veux bien que l'on fasse des fautes, mais quand vous n'avez qu'une seule pénalité en votre faveur dans les cinquante mètres adverses en 80 minutes, il y a de quoi se poser des questions.
Vous étiez titularisé à cette occasion en position de numéro 9. Une reconversion ? En fait ce sont Laurent Travers et Laurent Labit, à Montauban, qui m'ont essayé à ce poste. Ils n’avaient seulement que deux spécialistes. Depuis le début de la saison je jongle entre mêlée et ouverture, si cela peut me permettre de jouer plus souvent, ce n'est pas plus mal. J'ai tout de même une préférence pour le poste de numéro 10 où j'ai été formé.
Vous recevez, ce dimanche, le SUA, un rendez-vous à ne pas manquer. Il n'y a pas d'alternatives. Nous avons deux matchs devant nous : Agen et Bourg-en-Bresse. Il nous faut deux victoires sinon ça va devenir très compliqué. On sait que ce ne sera pas évident. Agen, c'est très joueur. Ils semblent en plus de cela retrouver un gros paquet d'avants. Il faudra continuer dans le même état d'esprit qu'à Lyon.
Cette rencontre aura pour vous une saveur forcément particulière... C'est clair. La première chose que j'ai faite quand le calendrier de Pro D2 est sorti est de voir quand nous rencontrerions Agen. J'espère faire partie du groupe. Ce serait super de jouer contre les copains, que ce soit Jean (Monribot) ou Romain (Edmond-Samuel). Mais l'espace de 80 minutes il n'y aura plus d'amitié qui tienne. Ensuite, par contre, ce sera un plaisir de les retrouver.
Propos recueillis par Alexandre Paillou.