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 Interview Christian Lanta (Sud Ouest)

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MessageSujet: Interview Christian Lanta (Sud Ouest)   Sam 23 Mai 2009 - 9:34

ENTRETIEN. Cette semaine, le coach du SUA s'attache surtout à l'aspect psychologique du match de dimanche

Favori ? « Je n'y pense pas »




Détendu, confiant, déjà fier d'avoir amené les siens dans les prolongations d'une saison peut-être historique, Christian Lanta nous a accordé une heure d'entretien mercredi soir. Au moins, pendant ce temps, on laisse tranquille ses joueurs, soumis à la pression du favori.

« Sud Ouest ». Tout le monde fait du SUA la tête de série n°1 pour la montée. Un peu comme le Racing l'an passé, finalement défait en finale par le Stade Montois...

Christian Lanta.

Ce statut de favori, je l'évacue. Je n'y pense pas. Avec Christophe, on a trop d'expérience pour s'arrêter à ça. Nous, nous sommes pragmatiques, et conscients que cette rencontre face à Oyonnax n'obéit plus à une logique de championnat, mais à celle de coupe. Regardez Guingamp en football. Qui aurait dit qu'ils élimineraient Toulouse puis Rennes ? Vraiment, on doit éviter ce piège.

Puisque le jeu est désormais en place, votre principal travail cette semaine, c'est l'approche psychologique n'est-ce pas ?

C'est notre souci : les sortir de la pression. Faire de ce match, un match à gagner, comme les précédents. Et non, où il faut surtout éviter de perdre.

Et comment faites-vous ?

On essaye de les centrer sur leur performance. Cela passe par des petits moments de dialogue.

Et ça marche ? Comment les sentez-vous ?

Il y a un peu de nervosité, mais c'est normal. En tout cas, humainement, tout va bien. Je crois que la réussite de la saison, c'est aussi dû au bon amalgame entre l'expérience du staff technique et la jeunesse du groupe.

Vous ne donnerez l'équipe que samedi.

Avez-vous choisi en troisième ligne parmi Fono, Culine et Monribot lequel sera remplaçant ?

J'ai mon équipe depuis le début de semaine. Vous verrez.

Vous avez tout de même des choix de riche à effectuer.

C'est certain. En plus, qu'ils débutent ou entrent en cours de partie, ça ne change rien, ils sont performants. Notre troisième ligne, comme l'ensemble de nos avants, possède la particularité d'être très mobile. Nos avants se déplacent très bien, c'est un atout qu'on avait remarqué très tôt avec Christophe.

Derrière, c'est très bien aussi. On peut penser que Vaka, Caucau, Huget et Edmond-Samuel seront titulaires. Daniel Du Plessis semble moins indiscutable.

Daniel a réalisé un très bon match face au Racing ce week-end. Chaque rôle est important. Regardez Rupeni, depuis qu'il est au centre, il a aussi permis aux trois autres (Huget, Vaka et Edmond-Samuel) d'en profiter. Mais leurs essais sont autant le résultat de mouvements collectifs que d'exploits personnels.

Il y a un mois, vos déclarations dans nos colonnes (1) n'avaient pas plu à certaines personnes du club.

Ça dérange de parler de tout ça, de la Pro D2. Je ne suis pas un grand provocateur, mais j'aime bien dire ce genre de choses parfois. Je souffre de voir le club en Pro D2, je l'aime donc je veux le meilleur pour lui. C'est comme pour mes enfants ou la femme que j'aime. Rien de plus logique.

Vous partez du SUA (juin 2006) et le club descend aussitôt.

Là, vous revenez et vous êtes en passe de le faire remonter. Cette idée-là, flatteuse, ne peut que vous plaire.

Je ne peux pas raisonner de cette manière. Ma première pensée va au club.

(1) « Entraîner en Pro D2, c'est mon chemin de croix » ou encore « Je ne suis pas bien dans mes baskets en Pro D2 car Agen mérite une équipe en Top 14 »




Oyonnax : les trois glorieux

Six ans plus tard, revoilà les Oyonnaxiens en demi-finale. La dernière fois, le 8 juin 2003, c'était encore le temps de la Fédérale 1. À Bourgoin, dans le chaudron de Pierre-Rajon porté à ébullition, ils avaient cartonné l'US Bressane (44-22) et décroché leur montée en Pro D2. Six saisons plus tard, ils se retrouvent de nouveau dans le dernier carré. Chez les grands cette fois. Toujours avec Vincent Volle, Jérôme Baradat et Richard Ménotti, derniers survivants de l'ancien temps. Le pilier droit avait d'ailleurs manqué le grand rendez-vous. Cloué dans les tribunes par une méchante hernie. « Forcément ça reste un souvenir énorme. Mais ce n'est pas comparable avec ce qui se prépare. C'était un match de montée qu'on devait gagner, à l'époque c'était un palier. Là, on a moins de pression. On ne peut pas dire que l'objectif est atteint, parce que c'est quand même une demi-finale de Pro D2. Mais on touche notre rêve. ».

Le travail paye

Replacé à l'aile et auteur des deux essais, Jérôme Baradat avait éclaboussé la rencontre de sa classe : « C'était un choix tactique, sourit-il. On avait de la casse derrière et pas mal de monde en 3e ligne. Ça reste un grand moment. Le club n'était pas encore structuré comme aujourd'hui, c'était plus famille. On voit que le club a bien évolué. ».

Déjà là pour le titre contre La Teste, Vincent Volle retient surtout la victoire sur Bourg pour la montée en Pro D2. « Ce fut un grand moment, enfin la montée après avoir échoué six années de suite. Dimanche c'est un autre challenge. Nous sommes allés la chercher avec deux victoires à l'extérieur contre des équipes qui n'avaient pas envie de laisser filer. Je n'avais pas de préférence quant à notre adversaire mais jouer contre ce club mythique plusieurs fois champion de France est un vrai bonheur. »

Les champions de France

Oyo hume à nouveau l'enivrant parfum des phases finales. « Le public voulait ça, raconte Ménotti. On a déplacé des bus à Grenoble, à Narbonne. Sauf que là on est en Pro D2. ». Il y a six ans, Oyonnax n'était pas favori. Comme dimanche à Agen. « C'était arrivé après une saison faite de hauts et de bas, se souvient Baradat. À l'époque, Oyonnax était habitué à jouer les phases finales, on avait mieux géré la pression que Bourg qui était favori. Nous, on était outsider. Ce rôle nous va bien. On commence à être un peu plus reconnu, mais il n'y en a pas beaucoup qui aurait misé sur nous. ». Ménotti compte aussi sur cette absence de pression pour créer l'exploit : « Agen est bien sûr le favori, mais ça reste jouable. On n'y va pas en victime. La seule fois où Oyo a été champion de France c'était quand ça comptait pour du beurre car on n'avait rien à perdre ». Et à Agen, Oyo n'aura vraiment rien à perdre.

Ludovic Alain (avec DR)



Trois as et un joker dans le jeu d'Oyonnax


Meilleure défense du championnat, Oyonnax compte aussi de vrais attaquants dans ses lignes arrières. Petit revue d'effectif avant le choc de dimanche.

1 Bertrand Guillou : le taulier derrière

A 32 ans, le demi d'ouverture a un palmarès solide après ses passages à Montferrand, Bourg-en-Bresse et Montpellier. Son entraîneur des trois-quarts, Olivier Nier, ne tarit pas d'éloges sur son ouvreur : « C'est notre pierre angulaire, le taulier derrière. » Le joueur exemplaire s'affirme comme un taulier de l'USO Rugby. L'homme, « Bert » pour les intimes, reste un personnage incontournable des vestiaires.

2 Pierre-Y Montagnat : le meilleur réalisateur

L'ailier-buteur (1m73, 78 kg) a inscrit 311 points cette saison. C'est Monsieur 50 % de l'équipe qui a inscrit 605 points en 30 journées de championnat. Le futur joueur de Lyon (il a signé il y a quelques semaines au Lou) explose à 23 ans. Blessé aux adducteurs cet hiver, il revient en forme au meilleur des moments. Le week-end dernier, il a inscrit 19 des 29 points de son équipe à Narbonne. Au compteur : 74 pénalités et 9 essais, autant que Fonua par exemple (troisième meilleur marqueur d'essai du SUA). En excluant du calcul sa période de blessure (six matches en 2009), Montagnat pèse plus de 14 points par match, soit 74 % des points de son équipe.

3 Silvère Tian, c'est de la dynamite

Son point fort : les duels. L'arrière ivoirien (1m74, 85 kg !) est une boule de muscles qui adore provoquer balle à la main. Un cador selon les spécialistes. « Au début, j'ai joué plus collectif. Mais les entraîneurs m'ont dit de me lâcher, de faire ce que je sais faire. Ils veulent que je sois un leader sur le terrain. Jean Anturville de Bourg-en-Bresse dit de lui : « Il a des moyens physiques énormes. En plus rien ne le perturbe, c'est un joueur d'instinct. Tu sais que tu peux lui donner le ballon, il fera la différence. »

4 Humbert : le joker est devenu titulaire

Salim Tébani blessé, l'USO s'était mise à la recherche d'un joker médical au talonnage et avait déniché Daniel Humbert à La Rochelle. Benjamin Ollivier ayant lui aussi terminé sa saison, le nouveau venu s'est vite retrouvé en première ligne où cet ancien pilier droit a rapidement trouvé ses marques. Né 15 février 1984 à Matadi, en République du Congo, 1,75 m pour 1O2 kg, Daniel a découvert la France à Nancy, puis Paris et Nîmes. Avant de passer au centre de formation de Castres sous les ordres de Christophe Urios.



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