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 « On est un vieux couple » article Sud Ouest

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MessageSujet: « On est un vieux couple » article Sud Ouest   Ven 15 Avr - 11:16

L'entraîneur des trois-quarts agenais sort de sa discrétion pour évoquer sa complicité avec Christian Lanta et la saison du SUA avant le match décisif vendredi soir à La Rochelle.

Christophe Deylaud n'a jamais cherché la reconnaissance médiatique en tant que joueur. Il serait même plutôt du genre à fuir les journalistes depuis qu'il a la casquette d'entraîneur au SUA. « Ce n'est pas quelque chose que je recherche, ça ne va pas faire de moi un homme plus important. Christian (Lanta) fait ça très bien, ce n'est pas la peine que les deux parlent pour dire la même chose. Les commentaires, je les fais à mes joueurs. » L'ancien ouvreur a tout de même accepté de se confier avant le rendez-vous décisif de vendredi soir (20 h 45) au stade Marcel-Deflandre de La Rochelle.

« Sud Ouest »: Avec 9 points d'avance sur le premier relégable La Rochelle à trois journées de la fin, craignez-vous toujours pour le maintien du SU Agen en Top 14 ?
Christophe Deylaud: C'est sûr qu'il vaut mieux être dans cette position avec un avantage de 9 points que l'inverse. Mais c'est à nous, les entraîneurs, de tirer la sonnette d'alarme. Il ne faudrait pas que les vieux démons du début de saison nous reviennent sur la tête. La Rochelle va jouer son va-tout. Ils peuvent faire deux fois 5 points à domicile contre nous et Bayonne, et tenter un gros coup à Clermont. Dans notre sport, tout est jouable. Il faut rester prudents. Mais avec 9 points d'avance, on a notre destin entre nos mains et on recevra Brive lors de la dernière journée (1).

Avez-vous eu peur de ne pas arriver à hisser au niveau du Top 14 cette équipe, dernière avec une seule victoire après dix journées ?
On dit souvent que le mot "peur" n'existe pas. C'était plutôt une crainte de se louper, de mal faire. Quand on est entraîneur, on craint toujours que le message ne passe pas. On n'est pas à l'abri que des joueurs s'intègrent un peu moins. Il peut y avoir des tensions. Quand on reprend une équipe, on sait qu'on a besoin de six mois pour voir les prémices de quelque chose qui se construit en trois ans. Il nous a fallu ce laps de temps pour trouver le rythme du Top 14 et que les garçons prennent conscience de leur potentiel. Notre crainte était au niveau du calendrier sur la première phase avec des matches rapprochés. Par rapport à la gestion et à la fraîcheur du groupe, le rythme de la seconde phase est idéal.

Votre montée en puissance s'explique-t-elle aussi par des changements au niveau de votre jeu ?
C'est vrai qu'on a un peu changé notre jeu mais plus sur le plan stratégique car les déplacements des joueurs restent les mêmes. On a voulu se mettre de suite au rythme du Top 14 mais on n'avait pas les moyens de jouer ce rugby-là. On s'est donc adapté aux joueurs qui composent cette équipe. Mais on restera ambitieux. On veut franchir ce cap et on produira plus de jeu dans les prochains mois.

Quand on a été habitué à jouer les premiers rôles, est-ce plus difficile de se battre pour le maintien ?
On a déjà connu une saison très dure en 2004-2005. Après une finale et une demi-finale, on avait reconstitué un groupe. On aurait pu être en play-off si Gelez avait mis la pénalité de la gagne à Bourgoin, mais on a dû jouer les play-down. C'est la plus mauvaise période. C'était difficile de redonner confiance au groupe et on perd d'entrée à domicile contre Grenoble. On a eu peur jusqu'à la fin. Cette fois, c'est différent. Notre recrutement n'est pas tonitruant et on a un des plus petits budgets. On sait qu'on joue le maintien et qu'on a un gros pourcentage de chances de descendre comme La Rochelle.

Les observateurs ont longtemps situé les Rochelais au-dessus du SUA en soulignant leur jeu plus séduisant. Cela vous a-t-il agacé ?
C'était logique qu'on parle d'eux. Ils produisaient du jeu, gagnaient à la maison et prenaient des bonus à l'extérieur pendant qu'on encaissait 50 points. Il faut se rappeler qu'on a récupéré un groupe complètement détruit sur la première saison de Pro D2. Il a fallu lui redonner confiance dans les têtes et le reconstruire progressivement. Les garçons se sont battus en Pro D2, ils ont encore rien lâché en Top 14. Ils ont pris conscience que les choses ne se faisaient pas tout seul. Assurer le maintien à La Rochelle serait une belle chose pour eux.

Cette saison a-t-elle été la plus usante de votre carrière d'entraîneur sur le plan mental ?
Je suis toujours remonté comme un coucou ! La saison dernière en Pro D2, on avait l'étiquette de n°1 et la pression de réussir. Cette fois, il a fallu s'accrocher pour se maintenir en Top 14. Même si ça change, on se construit aussi comme ça en tant qu'entraîneur, c'est enrichissant. Je n'attends rien de l'extérieur même si j'aimerais connaître quelque chose de super beau comme entraîneur. J'attends juste la reconnaissance des joueurs qui me la donne quand ils restent parce qu'ils veulent bien travailler.

N'est-ce pas frustrant de ne pas avoir les moyens de se battre à armes égales avec les autres clubs ?
C'est un regret. On aimerait avoir un groupe comme en 2002 (ndlr : finaliste contre Biarritz) de niveau à jouer le titre pour voir si on est capable de l'amener au bout. On doit avoir des gueules de cons parce que personne ne nous contacte ! Si c'est avec Agen, ce serait super. Christain (Lanta) est Agenais maintenant. Je reste Toulousain mais cet esprit du SUA me correspond bien. Ce serait bien qu'on puisse nous amener ce petit quelque chose qui permette de faire passer ce groupe dans une autre dimension.

Vous imaginez-vous un jour entraîner sans Christian Lanta ?
On est complémentaire, on se connaît par cœur, on sait nos compétences. Quand j'ai arrêté ma carrière de joueur, j'aurais pu m'occu- per de minimes. Il m'a offert la possibilité d'entraîner de suite au plus haut niveau. Je me suis beaucoup servi de son expérience. Il m'aide à me construire en tant qu'entraîneur. On pourrait entraîner chacun de son côté, mais ce n'est pas d'actualité. On est un vieux couple d'entraîneurs. On a les moyens de tenir encore quelques années.

(1) Le samedi 7 mai à 16 h 25 après un dernier déplacement au Métro-Racing (25e journée) le samedi 23 avril à 14 h 30.
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