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 6 mois de prison pour Marion Jones

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MessageSujet: 6 mois de prison pour Marion Jones   6 mois de prison pour Marion Jones Default12Ven 11 Jan 2008 - 18:30

6 mois de prison pour Marion Jones

L'ex-sprinteuse américaine Marion Jones déchue pour s'être dopée condamnée à six mois de prison.


Source: AFP
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MessageSujet: Re: 6 mois de prison pour Marion Jones   6 mois de prison pour Marion Jones Default12Ven 11 Jan 2008 - 18:32

Marion Jones, rattrapée par ses mensonges


L'Amérique l'appelait encore sa "Little Marion". Dans ce pays qui allait élire George W. Bush et qui ne doutait de rien, Marion Jones était la championne préférée, rayonnante de la gloire olympique descendue sur elle lors des JO de Sydney : cinq médailles, trois en or, des tours d'honneur illuminés par son beau sourire. C'était en septembre 2000. Son apogée et le début de sa chute. L'Amérique, qui avait célébré sa renommée à la "une" des magazines Time et Vogue comme Sports Illustrated, lui voue aujourd'hui le plus profond mépris. Elle leur a trop menti.



Le 5 octobre 2007, la sprinteuse déchue a reconnu s'être dopée. Insuline, hormones de croissance, EPO, THG (un stéroïde de synthèse longtemps indétectable) : la liste des produits utilisés est impressionnante, et peut-être non exhaustive... "C'est avec une grande honte que je me tiens devant vous et vous avoue que j'ai trahi votre confiance", a-t-elle déclaré, en pleurs, sur les marches du tribunal.

En décembre, elle a restitué au Comité international olympique ses breloques malhonnêtement acquises. Et c'est dans la peau d'une mère de famille de 32 ans, dont, selon sa défense, les deux jeunes enfants ont désespérément besoin, qu'elle espère voir réduite à du sursis la peine de six mois de prison ferme qu'elle encourt pour avoir menti à des enquêteurs. Mais le juge fédéral Kenneth Karas, qui doit prononcer la sentence, vendredi 11 janvier, au tribunal de White Plains, dans la banlieue new-yorkaise, semble peu enclin à l'indulgence.

Avant de plaider coupable de mensonge à des agents fédéraux, la championne a effrontément nié l'évidence. Avec un argument solide : elle n'a jamais été contrôlée positive. Le seul contrôle positif - à l'EPO, en 2006 - dont elle a été l'objet a été infirmé par la contre-expertise. Pendant des années, Marion Jones a repoussé avec véhémence les soupçons pesant sur elle dans le cadre de l'affaire Balco (du nom du laboratoire californien ayant mis au point des substances interdites, dont la THG). En 2004, C. J. Hunter, son ex-mari, avait pourtant dénoncé de manière très circonstanciée les conditions dans lesquelles Marion Jones s'administrait elle-même ses produits interdits, à coup d'injections au niveau de la taille. Par la voix de son avocat, la championne avait alors tenté de disqualifier ces accusations, les réduisant à l'aigreur d'un "ex" qui "essaie d'avoir une revanche en racontant des mensonges au gouvernement". Marion Jones a toujours su se retourner à temps contre les hommes qui ont partagé trop de secrets avec elle.

On a longtemps donné le Bon Dieu sans confession à la jeune femme au sourire angélique. Elle avait tout pour plaire. C'est à l'âge de 9 ans, après avoir assisté à une parade des JO de Los Angeles, que la Californienne aurait inscrit un voeu sur son petit tableau noir : "Je serai championne olympique." Douée, elle a rapidement pris le chemin de la gloire sportive. En 1991, à 15 ans, elle est la lycéenne la plus rapide de son pays, échoue d'un rien à une sélection aux championnats du monde sur 200 m. L'année suivante, "Little Marion" comme elle est déjà surnommée malgré son gabarit (1,78 m), décline une place de remplaçante dans le relais olympique 4 × 100 m pour les Jeux de Barcelone.

A l'époque, son coeur balance encore entre les parquets de basket-ball, l'autre sport dans lequel elle excelle, et les pistes d'athlétisme, où ses qualités hors pair rappellent celle de l'heptathlonienne Jackie Joyner-Kersee. Mais ses performances remarquées et remarquables la font vite figurer sur la liste des athlètes soumis aux contrôles antidopage.

En septembre 1993, premier accroc. L'adolescente manque un contrôle. Son serment stipulant que ni elle ni son coach d'alors n'avaient eu connaissance de la convocation ne suffit pas. Sa mère, secrétaire juridique, embauche un avocat qui parvient à faire lever sa suspension. "Je crois qu'elle voulait qu'ils voient qu'ils avaient affaire à des gens sérieux", a expliqué plus tard Marion Jones dans son livre publié en mai 2004, Life in the Fast Lane. Deux fractures successives à un pied la priveront des JO d'Atlanta, en 1996. A ceux de Sydney, en 2000, elle connaît son apogée. Elle n'a pas 25 ans. Elle est adulée et semble invincible. Et le fleuron des entraîneurs américains a beau marmonner en coulisse qu'elle n'est qu'"un homme prisonnier dans un corps de femme", nombre d'entre eux paieraient cher pour diriger une athlète de ce niveau.

Un incident perturbe pourtant son séjour à Sydney. L'imposant lanceur de poids C. J. Hunter, son mari à l'époque, doit répondre de quatre contrôles positifs aux anabolisants. Garde du corps, organisateur, coach à ses heures, Hunter fut aussi l'homme qui mit "par hasard" l'entraîneur Trevor Graham sur le chemin de Marion Jones. Il est aussi celui qui la mit en relation avec Victor Conte, le "nutritionniste" qui a inventé la THG au sein du laboratoire Balco. A l'époque, on la surnomme "La Belle", Hunter est évidemment "La Bête".

Solidaire de son mari dans un premier temps, Marion Jones divorce ensuite rapidement au prétexte que C. J. Hunter lui avait "caché la vérité". Dès 2002, elle a un nouveau chevalier servant : Tim Montgomery. Rencontré dans le groupe d'entraînement de Trevor Graham, ce falot compatriote forme avec la sprinteuse "le couple le plus rapide du monde" puisqu'il s'adjuge le record du monde du 100 m, à Paris, en septembre 2002.

Trevor Graham pavoise et ne compte plus les clients-athlètes dans son groupe d'entraînement. Et pour cause. Il dispose d'une arme secrète : la THG, alors indétectable. C'est pourtant lui-même qui sera à l'origine du déclenchement de l'affaire Balco, un des plus grands scandales de dopage organisé. En 2003, il envoie anonymement une seringue de THG à l'Usada, l'Agence américaine contre le dopage. Elle lui aurait été fournie par C. J. Hunter. Ce geste imprudent semble avoir été effectué par souci de vengeance contre Marion Jones et Tim Montgomery, qui avaient alors quitté Trevor Graham, devenu trop gourmand financièrement à leurs yeux.



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MessageSujet: Re: 6 mois de prison pour Marion Jones   6 mois de prison pour Marion Jones Default12Ven 11 Jan 2008 - 18:34

Peut etre que ca ferra reflechir certains.... mais j'en doute!
Et Armstrong toujours pas condamné?
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